Marc-André Fleury ferme la porte… et ouvre un chaos monumental sur le marché des gardiens.
Il suffit parfois d’une entrevue, d’une phrase, d’un soupir, pour que tout le marché de la LNH bascule.
Lundi soir, Marc-André Fleury, 41 ans, retraité mais éternellement roi dans le cœur des Québécois, a déclenché un tremblement médiatique en avouant que plusieurs équipes l’avaient contacté ces derniers mois pour un improbable retour au jeu et qu’il avait parfois eu du mal à dire non.
« Juste un appel déjà, c’est plus que je m’attendais. Ce n’est pas facile de toujours dire non. »
Cette confession, livrée avec l’humilité typique du « Flower », a fait le tour de la ligue en moins de dix minutes.
Parce qu’elle révèle deux choses :
Des équipes de très haut niveau ont activement cherché un gardien disponible, immédiatement.
Ces équipes, maintenant qu’elles savent que Fleury ne reviendra pas, vont regarder ailleurs… et ce “ailleurs”, c’est Montréal.
Et lorsque Fleury affirme qu’il préfère ne pas dévoiler l’identité des clubs par respect pour leurs gardiens…
« J’aimerais mieux ne pas répondre. Par respect pour les équipes et leurs gardiens. »
… tout le monde comprend très bien que ce silence en dit plus que mille noms.
Les équipes qui ont appelé Fleury… et qui appelleront maintenant Hughes
Les clubs qui l’ont approché sont des clubs qui veulent GAGNER. Maintenant. Pas dans trois ans.
Et ce qui rend la situation explosive à Montréal, c’est que toutes ces équipes ont maintenant besoin d’un autre plan.
1. Les Hurricanes de la Caroline
La Caroline n’a pas de gardien numéro un et vit une crise de gardiens comme on n’en voit presque jamais dans une équipe qui prétend sérieusement au statut de contender.
Pyotr Kochetkov est déjà perdu pour la saison après une chirurgie, un coup de massue pour une formation qui comptait sur lui pour stabiliser son printemps.
Frederik Andersen, pourtant en santé, traverse la pire séquence de sa carrière : un taux d’efficacité qui s’effondre match après match, une incapacité chronique à voler un match, et un langage corporel d’un vétéran qui sait qu’il n’a plus les réponses.
Brandon Bussi, le héros venu de la ligue américaine, joue au miraculé depuis son arrivée, mais personne à Raleigh n’ignore que son rendement actuel relève davantage d’un conte de fées que d’une solution durable. Justement, il a commencé à chuter
Dans une LNH où le marché des gardiens établis est à la fois mince, hors de prix et terriblement instable, les Hurricanes se retrouvent avec un trou devant le filet… et presque 13 millions de dollars d’espace sous le plafond qu’ils n’arrivent même pas à transformer en stabilité.
C’est précisément ce contexte qui rend Dobeš si intriguant pour eux : un jeune gardien exempté du ballottage, capable de jouer immédiatement sans comprometteur l’avenir financier du club, déjà testé dans un marché aussi volcanique que Montréal, et surtout offert à un coût raisonnable, loin des prix prohibitifs des vétérans qui se font passer pour des sauveurs.
Ou bien tu as Samuel Montembeault, un vétéran d'expérience qui est bien meilleur que ses statistiques. Pour une équipe coincée entre ambition et urgence, Dobeš ou Montembeault représente exactement ce que recherche la Caroline : un pari à mi-chemin entre le présent et le futur, suffisamment talentueux pour stopper ’hémorragie.
Les Hurricanes ont appelé Fleury. Il a dit non. Ils vont maintenant se tourner vers le CH?
2. Les Rangers de New York
Là, c’est la panique totale : Shesterkin est blessé, et le club vient de l’avouer publiquement : ils ne peuvent pas continuer comme ça.
Ils ont clairement, sans l’affirmer, appelé Fleury.
Il a refusé. Il sait que les Rangers ne sont pas des prétendants à la Coupe Stanley, même si Chris Drury refuse de reconstruire.
Pas pour rien que le nom de Dobes circule déjà à Manhattan, parce que son exemption de ballottage plaît énormément à Chris Drury.
3. Les Oilers d’Edmonton
Avant que Jarry ne se rapproche du retour, ils ont MAGNÉTIQUEMENT tenté de rapprocher Fleury.
Échec.
Mais les Oilers ne veulent rien savoir de Dobes ou Montembeault.
Fleury l’avoue : il a hésité… ce qui veut dire que les offres étaient réelles.
« Pour vrai, j’ai jonglé un peu avec l’idée. Ça me manque… le feeling du hockey, de faire partie d’un groupe. »
Et plus il parle, plus l’on devine que les clubs qui l’ont appelé n’étaient pas des équipes de fond de classement.
« Je vieillis, je ne suis pas meilleur que j’étais… j’ai une hanche qui me fatigue. »
Voilà pourquoi il reste chez lui. Mais selon nos infos, l'offre de la Caroline l'a vraiment fait réfléchir.
Mais ces équipes, elles, ne restent pas immobiles.
Elles cherchent un gardien.
Elles ont des besoins urgents.
Elles ont frappé à la porte d’une légende…
Et maintenant, elles frappent à celle de Montréal.
Depuis deux semaines, Elliott Friedman le martèle :
Le Canadien écoute pour Montembeault.
Le Canadien écoute pour Dobeš.
Le ménage à trois tire à sa fin et Kent Hughes ne s’en cache plus.
Mais maintenant, avec l’aveu de Fleury, le marché se transforme :
Toutes les équipes qui se sont fait dire “non” par Fleury se retournent vers Montréal.
La vitrine est ouverte.
Fleury ferme la porte… et ouvre celle de Montembeault et Dobeš, qui voient leurs destins s’ouvrir comme jamais.
Et Kent Hughes, lui, n’a jamais eu autant de pouvoir.
