Le marché s’excite : tout le monde sait que le Canadien cherche un vrai deuxième centre.
Et les propositions qui circulent commencent à dire tout haut ce que Montréal pense tout bas.
Il y a des moments dans une reconstruction où les débats changent de nature. On ne parle plus de patience, ni de développement abstrait. On parle de plafonds. Et au Canadien de Montréal, le plafond est désormais évident : Oliver Kapanen n’est pas un deuxième centre capable de t’amener à la Coupe Stanley.
Un excellent troisième centre, oui.
Un joueur intelligent, responsable, complémentaire, oui.
Mais un centre top-6 dominant en séries? Non.
Et sur les réseaux sociaux, dans les forums, dans les sondages, le public commence à passer à la prochaine étape. Les propositions explosent. Les noms circulent. Et deux dossiers dominent absolument tout : Elias Pettersson à Vancouveret Robert Thomas à Saint-Louis.
Le dossier Elias Pettersson : le prix est énorme… et le doute est réel.
À Vancouver, rien ne va plus. Après l’échange choc de Quinn Hughes au Minnesota, les Canucks sont au fond du classement, loin du mix des séries, et l’organisation est entrée dans une phase où plus rien n’est intouchable.
Elias Pettersson, 27 ans, centre suédois, ancien joueur franchise, est maintenant officiellement disponible à l’écoute. Et le prix demandé est clair.
Ce que Vancouver veut :
Un choix de première ronde
Un centre top-2
Un autre gros actif majeur
Dans les propositions qui circulent pour le Canadien, un scénario revient souvent :
Oliver Kapanen
David Reinbacher
Un choix de 1re ronde (2026)
Sur papier, ça correspond aux demandes.
Dans la réalité montréalaise, ça soulève un malaise profond.
D’abord, échanger Kapanen, c’est briser une chimie évidente avec Ivan Demidov. Les deux se trouvent naturellement, jouent à la même vitesse mentale, et représentent une base prometteuse à moyen terme.
Ensuite, le contrat de Pettersson : 11,6 M$ par saison jusqu’en 2029-2030. Un engagement lourd, rigide, sans flexibilité.
Mais surtout, il y a la question de l’attitude. Pettersson traîne une réputation qui inquiète : éthique de travail inconstante, frustration interne, implication variable. Ce n’est pas un simple détails. Et ce n’est pas aligné avec ce que Hughes, Gorton et Martin St-Louis essaient de bâtir.
C’est pourquoi, malgré le talent évident, beaucoup de partisans du CH ne veulent tout simplement pas y toucher, même à rabais.
À Saint-Louis, le contexte est différent, mais tout aussi explosif. Les Blues stagnent. Le noyau ne répond plus. Et même si Robert Thomas n’est pas officiellement sur le marché, les appels sont écoutés.
Robert Thomas, 26 ans :
Centre numéro un légitime
Deux saisons consécutives de plus de 80 points
Joueur two-way
Champion de la Coupe Stanley
Sous contrat à 8,125 M$ jusqu’en 2031
C’est exactement le centre que le Canadien n’a pas.
Et c’est pour ça que le prix est brutal.
Une proposition qui circule beaucoup... et qui fait réagir :
MTL reçoit :
Robert Thomas
STL reçoit :
Oliver Kapanen
Alexander Zharovsky (espoir offensif)
Choix de 1re ronde 2026 (protégé top-10)
Choix de 2e ronde 2027
Patrik Laine (raison salariale)
SONDAGE!
— Marc-Olivier Beaudoin (@MOBeaudoin1) January 23, 2026
Vous êtes le DG du CH et le DG des Blues vous appelle et vous fait cette offre:
MTL reçoit: Robert Thomas (6x8,125,000$)
STL reçoit: Oliver Kapanen + Alexander Zharovsky + 1st 2026 (top 10 protected) + 2nd 2027 + Patrik Laine (raisons monétaires)
Le faites-vous?
Et malgré ça… une majorité de partisans dit encore non.
Pourquoi?
Parce que le vrai débat n’est pas Kapanen.
Le vrai débat, c’est : jusqu’où est-on prêt à sacrifier l’avenir pour devenir prétendant maintenant?
Ce que les partisans refusent clairement:
Sacrifier David Reinbacher : refus massif
Sacrifier Arber Xhekaj : refus émotionnel et identitaire
Hypothéquer les deux plus beaux espoirs (Hage et Zharovsky) : rejet instinctif.
Le public comprend le besoin.
Mais il ne veut pas vider la maison.
Et c’est là que Kent Hughes est pris dans une zone extrêmement délicate :
Tout le monde sait qu’il faut un deuxième centre.
Mais personne ne veut payer le prix complet.
La vérité, c’est que :
Pettersson coûte trop cher financièrement et humainement
Thomas coûte trop cher en terme d'espoirs.
Kapanen n’est pas la solution en séries
Et rester immobile, c’est plafonner
Le Canadien est rendu à un point où chaque option est inconfortable.
Mais une chose est certaine :
Le marché s’active
Les propositions deviennent sérieuses
Et Montréal n’est plus un spectateur
La question n’est plus si le Canadien va agir.
La question est jusqu’où il est prêt à aller sans trahir ce qu’il a bâti.
Et c’est exactement là que se jouent les grandes décisions d’une organisation qui veut passer de prometteuse… à dangereuse.
