Quelque chose vient de changer dans le dossier Kirby Dach… et cette fois, on commence sérieusement à comprendre que Kent Hughes prépare possiblement un scénario beaucoup plus important que ce que plusieurs imaginaient il y a encore quelques semaines.
Pendant longtemps, le Canadien de Montréal a continué de défendre son fameux pari.
Depuis l’échange avec Chicago, l’organisation répétait le même discours.
On voyait en Kirby Dach un gros centre capable de s’installer durablement dans le top-6, un joueur talentueux qui n’avait simplement jamais eu l’environnement idéal pour exploser avec les Blackhawks.
Le problème, c’est qu’après plusieurs saisons à Montréal, la patience commence tranquillement à s’user.
La décision annoncée lundi vient d’ailleurs envoyer un message beaucoup plus clair qu’on veut bien l’admettre.
Kent Hughes a officiellement soumis une offre qualificative de 4 millions de dollars à Dach, conservant ainsi ses droits pour la prochaine saison.
Plusieurs partisans ont immédiatement interprété ce geste comme une marque de confiance. Après tout, un directeur général qui ne croit plus en son joueur ne s’amuse pas à lui offrir un contrat de cette valeur.
Sauf que la réalité pourrait raconter une histoire complètement différente.
Dans les dernières heures, Eric Engels a livré une information qui a fait sourciller plusieurs personnes à Montréal durant son passage au podcast de Tony Marinaro.
Selon lui, le Canadien considère actuellement Kirby Dach comme une véritable police d’assurance organisationnelle.
Cette phrase mérite qu’on s’y attarde.
Une police d’assurance, ce n’est pas un joueur autour duquel on construit l’avenir.
Ce n’est pas un élément intouchable qu’on sécurise sur plusieurs saisons pour solidifier son noyau.
Une police d’assurance, c’est un actif qu’on protège pour conserver des options ouvertes au moment opportun.
Et c’est précisément ce qui devient inquiétant pour Kirby Dach.
Depuis son arrivée avec le Canadien, le grand centre de 6 pieds 4 continue de vivre sur la réputation de son potentiel beaucoup plus que sur sa production réelle.
On parle quand même d’un troisième choix au total en 2019 qui totalise aujourd’hui seulement 136 points en 306 matchs dans la Ligue nationale.

Les blessures ont évidemment ralenti sa progression, personne ne remet ça en question.
Mais le temps avance.
À 25 ans, on n’évalue plus un joueur uniquement sur ce qu’il pourrait devenir. On commence à juger ce qu’il est concrètement capable d’apporter soir après soir.
Sa dernière campagne n’a rien rassuré.
Seulement 15 points en 37 matchs.
Avant ça, 22 points en 57 rencontres.
Les chiffres racontent une histoire que Kent Hughes ne peut plus ignorer éternellement.
Le timing devient encore plus intéressant quand on regarde un autre dossier qui a créé beaucoup de frustration chez les partisans cette semaine.
Joe Veleno, lui, n’a même pas reçu d’offre qualificative.
Aucun vote de confiance.
Aucune protection.
Le Canadien a simplement décidé de le laisser partir malgré un salaire de moins d’un million de dollars et malgré un joueur qui acceptait constamment le rôle qu’on lui demandait.
Pendant ce temps, Kirby Dach continue d’obtenir une autre chance.
La différence entre les deux dossiers soulève énormément de questions.
Kent Hughes ne protège probablement pas Dach pour lui donner le temps de relancer sa carrière tranquillement.
Il protège un actif.
Et durant tout l’été, le Canadien continue activement de chercher un attaquant capable de transformer son top-6 offensif.
Des discussions ont lieu partout dans la ligue.
Des transactions majeures continuent de circuler.
Dans ce genre de négociation, Kirby Dach devient soudainement une pièce beaucoup plus utile qu’un simple projet de relance.
On commence à comprendre pourquoi aucune prolongation à long terme n’a été signée.
Une seule année.
Quatre millions.
Le strict minimum pour garder le contrôle… en attendant le prochain mouvement.
Kirby Dach doit probablement commencer à voir le portrait complet aujourd’hui.
Kent Hughes vient peut-être de lui offrir un contrat…
Mais ce contrat ressemble beaucoup plus à un billet temporaire qu’à une véritable preuve d’amour.
Et quand un directeur général protège un actif sans s’engager pour l’avenir…
Une transaction n’est jamais bien loin.
À suivre …
