Transaction Montréal-Anaheim-New York: la valeur d'Alexis Lafrenière dévoilée

Transaction Montréal-Anaheim-New York: la valeur d'Alexis Lafrenière dévoilée

Par David Garel le 2026-01-19

La situation des Rangers de New York est en train de devenir une crise ouverte.

Une équipe autrefois bâtie pour rivaliser pour la Coupe Stanley s’effondre, et finit par regarder le reste de la Ligue se battre pour les séries pendant qu’eux restent coincés au bas du classement.

Et au milieu de cette catastrophe, il y a Alexis Lafrenière, un joueur qui, à un moment, était perçu comme un futur pilier offensif, mais qui aujourd’hui est relégué sur le troisième trio et souvent pointé du doigt comme une possibilité de transaction.

Cette saison, Lafrenière n’affiche que 28 points en 49 matchs, soit une moyenne d’à peine 0,52 point par match, sa pire production depuis qu’il est arrivé dans la LNH.

Pourtant, son temps d’utilisation n’a jamais été aussi élevé : 17 minutes 20 secondes par match, ce qui est le plus haut de sa carrière chez les Rangers cette année et le sixième plus haut parmi tous les avants du club.

Et malgré cet investissement en temps de glace, les résultats ne suivent pas. Après la dégelée de 10‑2 contre Boston, l’entraîneur Mike Sullivan a pris la décision de le rétrograder au troisième trio, un signe clair que la direction n’est plus convaincue qu’il puisse porter un rôle offensif majeur.

Sullivan a été franc sur la situation :

« Nous avons besoin de plus de certains joueurs. Laf est quelqu’un qui peut apporter davantage. C’est un joueur extrêmement talentueux… nous essayons de trouver des façons de l’aider à atteindre son prochain niveau. »

Il reconnaît le potentiel. Mais dans le même souffle, il dit clairement que la performance actuelle n’est pas satisfaisante.

Pour replacer les choses en contexte, Lafrenière avait signé une énorme entente de 7 ans et 52,1 millions $ avec les Rangers en octobre 2024, ce qui représentait la confiance de l’organisation en son talent après une série de performances prometteuses, notamment la saison où il a inscrit 57 points et une forte présence en séries éliminatoires.

Mais depuis, tout s’est effondré. Les saisons 2024‑2025 et 2025‑2026 confirment que le joueur n’a jamais été capable de trouver une constance offensive qui justifierait ce contrat imposant. S’il a déjà montré des éclairs de brio, il n’a jamais pris le rôle d’attaquant dominant que l’on attendait de lui.

Celui qui était censé être le power forward de l’attaque des Rangers est aujourd’hui devenu un joueur complémentaire, peu menaçant, et souvent dépassé dans des situations clés.

Un changement de décor ? Peut‑être une nécessité.

Si les Rangers veulent relancer leur saison, ou simplement maximiser leurs retours avant une reconstruction complète, la vente de Lafrenière n’est pas du tout hors de question. Un journaliste de New York l’a même désigné comme un candidat pour un « changement de décor », affirmant que bien qu’une perte organisationnelle serait difficile pour les Rangers, cela pourrait être bénéfique pour les deux parties.

La logique est similaire à ce que New York a vu dans d’autres échanges de jeunes joueurs sous‑performants : il faut parfois un nouvel environnement, un nouveau rôle, une nouvelle identité.

Aux yeux de certains observateurs, une transaction inspirée de l’échange Cozens–Norris pourrait servir de référence : un jeune joueur prometteur contre un autre jeune joueur prometteur pour relancer une carrière.

Donc, la question devient : qu’est‑ce que Montréal pourrait offrir pour Lafrenière ?

L’équivalent montréalais d’un échange type pour Lafrenière

Dans les propositions circulant autour de New York, des équipes comme Anaheim ont été citées, offrant des défenseurs prometteurs comme Pavel Mintyukov accompagné d’un centre plombier comme Nathan Gaucher.

C’est le genre de package qu’un club pourrait envisager pour obtenir un jeune ailier avec potentiel.

Mais si on transpose ce scénario à Montréal, la recette ne fonctionne pas si bien. Montreal ne possède pas un défenseur gaucher de calibre LNH comme Mintyukov.

On pourrait parler d’actifs comme :

Owen Beck, jeune centre plombier pas encore établi dans la LNH comme Gaucher.

Adam Engström, futur défenseur complet, mais encore en développement et loins d'être au niveau de Mintyukov.

Comparé à l’ensemble proposé par d’autres organisations *un défenseur "stud" + centre plombier-espoir, Montréal n’a pas un package équivalent sur la table.

Même avec un premier choix ajouté, Beck et Engström, cela reste une combinaison qui pourrait être jugée du point de vue des Rangers.

Si on veut Alexis Lafrenière, cela veut dire qu'il faudra sacrifier... Davie Reinbacher.

Lafrenière est un premier choix au total. Reinbacher un 5e choix au total. Les deux n'ont pas livré la marchandise. Et même si Reinbacher n'est pas encore dans la LNH, il est considéré comme un "stud" sur le marché des transactions.

Montréal n’a jamais semblé sérieux pour sacrifier ses jeunes pièces ou ses choix premium pour un joueur qui, malgré son pedigree de premier choix au total, ne produit pas au niveau attendu et surtout n’a pas justifié un rôle de 50+ points de manière constante.

De plus, le CH n’est pas en train de chercher à s’endetter en contrats lourds. 'ême s’ils ont besoin d'un ailier pour Cole Caufield et Nick Suzuki, ce n’est pas au prix d’un gros contrat qui risque de peser sur le plafond salarial dans les années à venir.

Mais il ne faut pas perdre de vue que Lafrenière est encore jeune. Il a joué plus de 429 matchs dans la LNH et 43 en séries. Il peut encore offrir beaucoup à une organisation qui saura l’encadrer.

En fin de compte, la situation de Lafrenière reflète parfaitement l’état d’esprit des Rangers : un mélange de confusion, de frustration et de désillusion.

Ils ont signé Lafrenière à long terme parce qu’ils croyaient qu’il deviendrait une véritable pièce d’attaque. Et pour une saison, on a cru voir ce potentiel. Mais maintenant, il est coincé dans un rôle qui ne lui convient pas, dans une équipe qui ne sait plus où elle va.

Pour Montréal, le nom de Lafrenière reste peut‑être un potentiel à surveiller, mais pas au point de donner des pièces qui pourraient compromettre leur propre reconstruction.

Mathias Brunet de La Presse affirme que David Reinbacher pourrait être sacrifié afin d'aller chercher un ailier de premier plan.

Est-ce qu'il voulait dire que l'Autrichien prenait le chemin de New York?