Il faut arrêter de se raconter des histoires.
Ce n’est pas une question de talent.
Ce n’est pas une question de direction hockey.
C’est une question de marché.
Après le dossier Blake Coleman, voilà maintenant que Ryan O’Reilly ferme la porte à Montréal.
Et ça commence à faire beaucoup.
Dans son plus récent tableau du marché des transactions, Nick Kypreos a été clair : il est improbable qu’O’Reilly accepte un échange vers le Canadiens de Montréal. Pas parce que le Canadien n’est pas compétitif. Pas parce que Martin St-Louis n’est pas respecté. Mais parce que le marché montréalais ne l’attire pas.
As we move past the Olympics, @RealKyper writes that the trade market is still taking shape. With that in mind, here's a look at his post-Olympic trade board.
— Sportsnet (@Sportsnet) February 24, 2026
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On parle d’un vétéran de 35 ans, encore productif avec 20 buts et 56 points en 57 matchs, sous contrat à 4,5 M$ sur la masse salariale. Il n’a pas de clause de non-échange formelle dans son contrat. Mais à Nashville, Barry Trotz a choisi de fonctionner autrement : il ne veut pas envoyer un vétéran de cette stature contre son gré. O’Reilly contrôle donc sa destinée.
Et son message est dur et sans pitié : il veut un endroit plus calme.
Ce n’est pas la première fois que ses choix en disent long. Après un court passage à Toronto en 2023, il a rapidement quitté pour signer à Nashville. Ce détail n’est pas anodin. Ça donne un indice clair sur ses priorités : moins de pression, moins de tumulte médiatique, moins de cirque.
Montréal ne correspond pas à ça.
Et ce refus s’ajoute à une série.
Blake Coleman a déjà dit non, préférant Dallas en cas de transaction pour des raisons familiales, fiscales et de stabilité. (sa femme et ses enfants vivent au Texas).
Tyler Myers, lui, possède une clause de non-échange complète et n’a aucune intention d’ouvrir la porte à Montréal. Il veut contrôler son environnement, choisir son prochain chapitre.
Et maintenant O’Reilly, même sans clause officielle, indique que Montréal n’est pas son plan.
À un moment donné, il faut regarder la réalité en face.
Oui, le Canadien gagne.
Oui, le projet est excitant.
Oui, Martin St-Louis inspire.
Mais pour certains vétérans établis, le froid, la pression médiatique constante, la fiscalité québécoise et l’intensité du marché ne sont pas attrayants en fin de carrière.
Ce n’est pas personnel.
C’est stratégique.
Et c’est exactement pour ça que le Canadien continue de pousser aussi fort dans les discussions avec les Flames de Calgary.
Parce qu’au milieu de tous ces refus, il y a un nom qui ressort différemment : Nazem Kadri.
Kadri, lui, ne fuit pas Montréal.
Il ne craint pas la pression.
Il ne cherche pas un marché tranquille.
Au contraire.
Montréal est l’équipe de son enfance. L’équipe de son père. Il rêve de jouer au Centre Bell. Là où O’Reilly veut du calme, Kadri veut le feu. Là où d’autres redoutent le bruit, lui veut l’énergie.
C’est toute la différence.
Le marché des transactions, ce n’est pas seulement une question d’actifs. C’est une question de désir. Et en ce moment, plusieurs vétérans disent non au Canadien.
Mais un, au contraire, ouvre la porte.
Et c’est pour ça que les négociations avec Calgary prennent autant d’importance.
Parce que quand les autres ferment la porte, il faut miser sur celui qui veut vraiment entrer.
