La lettre envoyée par Chris Drury aux partisans des Rangers a mis fin à toutes les illusions. New York entre officiellement en mode « retool », mais tout le monde comprend la vérité : c’est une vente de feu.
A Message from Chris Drury to Our Fans pic.twitter.com/JVimBJ59B7
— New York Rangers (@NYRangers) January 16, 2026
L’équipe qui avait terminé au sommet du classement général en 2023-2024 est aujourd’hui bonne dernière de l’Est, incapable de marquer à domicile, incapable de bâtir autour de ses vétérans, incapable de créer une identité cohérente. Drury a échoué. Et c’est tout le projet Panarin qui explose.
« Nous devons être honnêtes et réalistes à propos de notre situation. Nous ne resterons pas les bras croisés, un changement d’approche nous permettra d’être intelligents et opportunistes dans la manière de restructurer l’équipe. »
Les mots sont choisis, mais le message est clair : Panarin, Zibanejad, Trocheck, Fox, Miller… tout le monde est disponible.
The New York Rangers have informed Artemi Panarin that they will not be offering him a contract extension, per @FriedgeHNIC. pic.twitter.com/XP5As4Im5c
— PuckEmpire (@puckempire) January 16, 2026
Ce ne sera pas une reconstruction totale, affirme Drury, mais plutôt une destruction calculée pour rajeunir l’effectif, accumuler de l’espace sous le plafond, et ramener une forme de structure à un groupe désorganisé.
Le problème? Cette lettre est arrivée deux ans trop tard. Et aujourd’hui, les vétérans sont surpayés, les jeunes comme Lafrenière s’éteignent, et l’organisation semble piégée dans un entre-deux fatal.
Panarin à Montréal? Non. Et c’est tant mieux.
Pendant un instant, certains ont cru à un miracle. Artemi Panarin, idolâtré par Ivan Demidov, embauché à l’origine par Jeff Gorton à New York, en admiration devant les installations de Brossard… On avait l’impression que tous les astres s’alignaient.
Mais Jeff Gorton a mis fin à cette spéculation. Lors d’une entrevue récente, il a été sans détour :
« Nous recherchons des profils différents. Nous voulons équilibrer notre effectif avec des styles variés. »
Pas question d’ajouter un deuxième Panarin, même s’il est le prototype parfait de ce qu’on souhaite qu’un Demidov devienne.
Il y a aussi le contrat. Panarin touche 11,642 000 et devient agent libre l'été prochain. Même s’il devenait libre comme l’air, le CH n’a pas l’intention de sacrifier 12 millions pour un ailier gauche de 34 ans qui ne veut pas quitter les États-Unis.
Et pourtant, ce rêve a failli prendre vie. Parce que derrière les rideaux, Alex Kovalev s’active. Il habite non loin de Panarin à New York. Il l’admire. Il connaît la situation.
« Il y a des discussions qui disent qu’il pense même à quitter la LNH pour retourner en Russie », a affirmé Kovalev.
« Ce n’est pas une question d’argent. Ce qui compte, c’est le lieu, le confort, les gens. »
Kovalev connaît ce sentiment. Il l’a vécu.
« J’ai moi-même fait l’erreur en quittant Montréal pour Ottawa. Je voulais me sentir respecté. Mais tu ne devrais pas trop pousser pour ça. »
Panarin n’a pas accepté l’offre de prolongation des Rangers en début d'année, inspirée du contrat d’Anze Kopitar (2 ans, 7 M$ par année).
Son camp a immédiatement refusé. Et selon plusieurs, le divorce entre Panarin et Chris Drury est consommé depuis longtemps. Les deux hommes ne se parlent presque plus.
Et pendant ce temps, Panarin regarde autour. Il veut du respect. Du confort. Et surtout, une équipe prétendante à la Coupe Stanley.
Kovalev, lui, est convaincu des raisons qui expliquent pourquoi New York s'est effondré :
« Les problèmes des Rangers viennent de l’arrière. Ils n’ont jamais ajouté de bons défenseurs. Ils ont un excellent gardien, une attaque correcte, mais sans défense, tu n’iras nulle part. »
Mais revenons à Panarin.
Panarin avait coché Montréal sur sa liste d’équipes potentielles. Mais les signaux sont clairs aujourd’hui : ce n’est plus le cas.
Le joueur ne veut pas quitter les États-Unis. Il privilégie une transition douce, dans un marché qu’il connaît. Les destinations évoquées sont le Minnesota (où il pourrait rejoindre son ami Kirill Kaprizov), les Panthers (il possède une maison à Miami), l'Avalanche, les Stars, et peut-être les Islanders, avec qui il avait failli signer en 2019.
Le CH, malgré les liens personnels, n’est plus une option. Et ce n’est pas grave. Parce que Panarin ne représente plus la direction que Gorton et Hughes veulent donner à cette équipe.
Dans cette débâcle, un nom continue de circuler à Montréal : Alexis Lafrenière. Québécois. Jeune. Mal utilisé. Premier choix au total devenu bouc émissaire dans un marché toxique. Et surtout, un projet avorté qui pourrait renaître ailleurs.
La logique est simple. Le Canadien cherche un attaquant gaucher pour stabiliser son premier trio.
Statistiquement, c’est un désastre : 10 buts, 16 passes, 26 points en 48 matchs, différentiel de -15. Il est toujours sur la première unité de jeu de puissance, mais il glisse tranquillement vers la troisième ligne. Et dans les coulisses, certains journalistes demandent à ce qu’on l’échange… contre un simple choix de premier tour.
Pour Montréal, c’est peut-être le moment. Car Lafrenière n’est pas encore un échec. Il est un miraculé en attente. Et l’environnement montréalais avec Martin St-Louis, malgré sa pression, demeure plus humain, plus encadrant, plus protecteur que celui des Rangers.
Le DG Chris Drury sait que c’est fini. Son message aux partisans est transparent : la fenêtre est fermée. Et tous les vétérans sont sur la sellette. Mais est-ce que Lafrenière sera sacrifié?
Dans tous les cas, Montréal ne mordra pas pour les vétérans surpayés. Pas pour Panarin. Pas pour Zibanejad. Pas pour Trocheck. Seul Lafrenière représente une cible logique : jeune, québécois, encore "coachable", et potentiellement transformable dans un bon environnement.
Le CH ne sera pas l’équipe qui va sauver les Rangers de leur naufrage salarial. Jeff Gorton connaît trop bien la maison. Il ne prendra pas leur problème. Il choisira ce qui peut être sauvé. Et aujourd’hui, la seule pièce qui mérite d’être sauvée à New York… c’est Lafrenière.
