Transaction Montréal-St Louis: Samuel Montembeault s'écroule sur la glace

Transaction Montréal-St Louis: Samuel Montembeault s'écroule sur la glace

Par David Garel le 2026-02-27

Ce matin, on a tout vu.

Pas besoin de statistiques.

Pas besoin de tableaux.

Pas besoin d’analyse avancée.

Il suffit de regarder le langage corporel.

Et ce matin, à l’entraînement optionnel du Canadiens de Montréal, celui de Samuel Montembeault criait une chose : la confiance est brisée.

Encore.

Après son effondrement contre les Islanders de New York, après ce but entre les jambières en prolongation, après cette performance qui a fait replonger sa moyenne et son pourcentage d’efficacité, Montembeault est arrivé sur la glace avec le poids du monde sur les épaules.

À chaque but accordé à l’entraînement?

Tête baissée.

Regard vide.

Épaules tombantes.

Même dans un contexte sans enjeu réel.

C’était malaisant.

On ne parle pas d’un gardien frustré.

On parle d’un gardien atteint.

Il s’écroule dans sa tête.

Les rumeurs n’aident pas

Pendant qu’il tente de se relever, le bruit extérieur devient assourdissant.

Nick Kypreos continue d’insister : le Canadien serait intéressé à Jordan Binnington.

Et voilà que tout le monde en parle à Montréal:

Tant du côté anglophone que francophone:

On parle d’un gardien signé 6 M$ par saison jusqu’en 2027.

Un contrat parfaitement aligné avec la fenêtre d’arrivée de Jacob Fowler, pour laisser tout le temps du monde au prodige.

Un gardien qui a adoré représenter le Canada au tournoi des Quatre Nations à Montréal.

Un gars intense. Combatif. Sans peur. Un gagnant clutch.

Exactement le profil que Montréal n’a pas en ce moment.

Et si les Blues de Saint-Louis décident de vendre?

Un choix de première ronde pourrait partir.

Montembeault (3,15 M$ jusqu’en 2027) pourrait être inclus pour équilibrer les salaires.

Ce n’est pas de la fiction. C’est un scénario crédible.

Soyons honnêtes.

Si Montréal explore le marché des gardiens, ce n’est pas pour le plaisir.

C’est parce qu’il n’y a aucune certitude.

Ni avec Montembeault.

Ni avec Dobeš.

Et surtout, on ne veut pas brûler Fowler.

Donc on regarde ailleurs.

Et pendant que la direction explore, Montembeault le sent.

Un gardien le sait.

Il sent quand le filet lui échappe.

Il sent quand la confiance du coach en chef s'écroule.

Il sent quand la direction appelle ailleurs.

Et ce matin, ça se voyait.

Le fond du trou.

La rumeur entourant Jordan Binnington ne peut pas laisser Samuel Montembeault indifférent, et c’est probablement ce qui le ronge le plus en ce moment.

Quand ton organisation est publiquement liée à un gardien signé 6 millions par année jusqu’en 2027, qu’on parle ouvertement d’un choix de première ronde et même de t’inclure dans l’échange pour équilibrer les salaires, le message est violent : on cherche mieux.

Pour un gardien, dont toute la performance repose sur la confiance et le sentiment d’être “l’homme”, ce genre de bruit agit comme un poison.

Chaque but accordé devient une confirmation du doute. Chaque arrêt raté nourrit le narratif qu’on doit te remplacer.

Ce n’est pas juste une rumeur de transaction : c’est une remise en question directe de sa valeur, de son statut et de son avenir à Montréal et ça, mentalement, c'est horrible.

Le problème n’est même plus technique.

Ce n’est plus une question de positionnement ou de lecture de jeu.

C’est mental.

Quand un gardien baisse la tête à l’entraînement, dans un exercice sans pression, ça veut dire que le doute est installé profondément.

Et dans ce marché-là, le doute est fatal.

Jordan Binnington à Montréal?

Ce n’est plus une rumeur de rien.

C’est un bruit persistant.

Un gardien champion.

Un tempérament de feu.

Un contrat aligné sur deux saisons encore.

Et un message clair :

Montréal ne peut pas aller nulle part avec l’instabilité actuelle.

Si Binnington débarque, c’est fini pour Montembeault.

Et peut-être que Samuel le sait déjà.

Parce que ce matin, il n’avait pas l’air d’un gardien qui se bat pour reprendre son filet.

Il avait l’air d’un gardien qui le voit glisser.

Et à Montréal, quand le filet commence à glisser… il ne revient pas souvent.