Le temps commence à jouer un drôle de tour aux Red Wings de Detroit… et plus les journées passent, plus Kent Hughes peut se permettre d’observer la situation avec un certain intérêt.
Pendant une bonne partie de l’été, tout le monde croyait que le dossier Dylan Larkin se réglerait rapidement. Le capitaine avait demandé une transaction.
La relation avec Steve Yzerman semblait avoir atteint un point de non-retour.
Plusieurs s’attendaient à voir le téléphone sonner d’un moment à l’autre.
Nous voilà rendus au mois d’août… et rien n’a changé.
Ou plutôt, si. La situation est devenue encore plus compliquée.
Steve Yzerman n’est plus directeur général des Red Wings.
Plusieurs croyaient que son départ allait calmer les tensions et peut-être convaincre Larkin de revenir sur sa décision.
Rien de tout cela ne s’est produit.
Selon les plus récentes informations en provenance de Detroit, le capitaine maintient toujours sa demande de transaction.
Le problème est que l’organisation traverse maintenant une période de transition qui complique énormément le dossier.
Le propriétaire Christopher Ilitch a confié à une firme spécialisée le mandat de trouver le prochain directeur général des Red Wings.
Detroit souhaite prendre son temps afin d’identifier le bon candidat, particulièrement un dirigeant possédant une forte expertise en statistiques avancées.
Pendant cette période, Shawn Horcoff assure la gestion quotidienne de l’équipe.
Par contre, plusieurs médias de Detroit rapportent qu’il ne possède pas le mandat de conclure une transaction d’une telle importance.
Autrement dit…
Le plus gros dossier de l’organisation est pratiquement sur pause.
C’est précisément ce qui change la dynamique du dossier.
Chaque journée sans directeur général permanent offre un peu plus de temps aux équipes intéressées pour préparer leurs scénarios et réévaluer leurs offres.
Pour Kent Hughes, qui n’a jamais été du genre à négocier dans l’urgence, cette attente pourrait finir par jouer en faveur du Canadien.
Plus Detroit tarde à reprendre le contrôle de la situation, plus une occasion commence tranquillement à prendre forme à Montréal.
Les obstacles continuent également de s’accumuler.
Les destinations privilégiées par Larkin demeurent limitées.
Minnesota, Vegas, Dallas et la Floride reviennent constamment dans les discussions.
Le problème? Ces organisations composent presque toutes avec un plafond salarial extrêmement serré.
Du côté du Wild, les négociations auraient même atteint une impasse. Detroit souhaiterait obtenir un joueur établi en retour, alors que Minnesota refuse toujours d’inclure Matt Boldy dans une éventuelle transaction.

Plus les discussions avancent, plus les avenues se referment.
Même à Detroit, plusieurs commencent à croire que Larkin pourrait finalement amorcer la prochaine saison avec les Red Wings malgré sa volonté de quitter l’organisation.
John Shannon a d’ailleurs indiqué que la recherche du nouveau directeur général pourrait même se prolonger jusqu’en septembre.
Si ce scénario se confirme, le camp d’entraînement risque de commencer avant que le dossier ne puisse véritablement avancer.
Il y a quelques semaines, un échange semblait inévitable.
Aujourd’hui, le temps devient peut-être le meilleur allié de Detroit… ou son pire ennemi.
Car plus cette histoire s’étire, plus les spéculations prennent de l’ampleur partout dans la LNH.
Impossible, évidemment, de ne pas revenir à Montréal.
Depuis le début de l’été, le nom de Dylan Larkin circule constamment chez les partisans du Canadien.
Le besoin d’un véritable deuxième centre derrière Nick Suzuki demeure l’une des priorités les plus discutées autour de l’organisation.
Larkin coche pratiquement toutes les cases.
Un joueur établi.
Un centre complet.
Un leader.
Un vétéran capable d’avoir un impact immédiat.
Son amitié avec Cole Caufield continue également d’alimenter les conversations.
Les deux hommes passent leurs étés ensemble au Michigan, s’entraînent régulièrement côte à côte et entretiennent une relation bien connue dans les cercles de la LNH.
Cela ne signifie évidemment pas que Kent Hughes prépare une transaction.
Le directeur général du Canadien n’a jamais donné l’impression qu’il sacrifierait l’avenir de son organisation pour régler un besoin à court terme.
Michael Hage demeure l’un des joyaux du système montréalais et plusieurs voient déjà en lui un futur centre offensif de premier plan.
Rien n’indique que Hughes soit prêt à s’en départir.
Mais une chose est certaine.
Plus Detroit demeure paralysé, plus Kent Hughes peut patienter.
Le nouveau directeur général des Red Wings héritera d’un dossier explosif dès son arrivée. Il devra choisir entre convaincre son capitaine de rester… ou réussir une transaction que Steve Yzerman n’a jamais réussi à conclure.
Pendant ce temps, Montréal regarde le sablier s’écouler.
Et parfois, dans la LNH, la meilleure façon de gagner une négociation… consiste simplement à attendre.
À suivre…
