Transaction pour Nazem Kadri: Phil Danault dévoile la raison

Transaction pour Nazem Kadri: Phil Danault dévoile la raison

Par David Garel le 2026-03-01

Si le Canadien de Montréal regarde du côté d’un centre établi comme Nazem Kadri, ce n’est pas par caprice. C’est parce que le trio de Phillip Danault est en train de couler.

Depuis que Phillip Danault a été réuni à Josh Anderson et Brendan Gallagher, ça fait 11 matchs. Sur papier, l’idée avait du sens : trois vétérans, deux gars de caractère autour d’un centre fiable défensivement. On voulait recréer une version améliorée du trio Anderson–Dvorak–Gallagher de l’an dernier.

Mais les chiffres sont sans pitié.

Environ 95 minutes ensemble à cinq contre cinq :

31 % des buts attendus (3,16 pour, 6,99 contre).

41 % des chances de marquer de qualité (18 pour, 26 contre).

56 % des mises au jeu en zone offensive.

Ça, c’est le point clé.

Ils commencent majoritairement en territoire offensif… et ils se font quand même dominer.

Contre Washington, en 10:45 ensemble :

0 tir cadré pour le CH.

8 tirs cadrés contre.

0,03 buts attendus pour.

0,96 contre.

Ce n’est pas une mauvaise soirée. C’est une tendance.

Et pendant que ce trio est chargé de missions défensives, il est devenu le pire trio du Canadien sur le plan défensif depuis sa création.

Là où la comparaison fait mal, c’est avec l’an dernier : Anderson-Dvorak-Gallagher générait plus d’attaque tout en limitant davantage le risque, malgré un déploiement plus difficile.

Aujourd’hui, l’excuse du “ils partent en zone défensive” ne tient plus.

Alors la question devient logique : est-ce que ce trio peut survivre à un premier tour de séries?

Pendant ce temps, le deuxième trio ralentit. Oliver Kapanen a ralenti depuis la mi-janvier. Slafkovský aussi. On commence même à se demander si Alex Newhook ne devrait pas être muté au centre pour brasser la soupe.

Et là, la vraie question émerge.

Si un centre comme Nazem Kadri débarque à Montréal… qui saute?

Parce que Kadri ne viendrait pas pour jouer 13 minutes sur un quatrième trio.

Il prendrait un rôle majeur.

Si Kapanen n’est pas inclus dans la transaction, et rien n’indique que le CH veut le sacrifier, la pression se déplace.

Danault perdrait sa place alors que Kapanen et Evans deviendraient les centres bottom-6.

On parle souvent des jeunes qui sortent de l’alignement : Bolduc, Texier, rotations constantes sur les trios 3 et 4. Mais on évite la vraie question : est-ce que les vétérans sont intouchables simplement à cause de l’ancienneté?

Parce qu’en ce moment, si on parle strictement de mérite et d’impact à cinq contre cinq, le trio Danault est celui qui fait le plus mal aux chiffres du Canadien.

C’est là que le lien avec Kadri apparaît.

Pas parce qu’on fantasme sur son nom.

Pas parce que c’est glamour.

Mais parce que si ton trio vétéran supposément stable affiche 31 % des buts attendus, tu as un trou structurel au centre.

Si Oliver Kapanen ralentit.

Si le trio Danault est dominé.

Si Anderson et Gallagher ne dictent plus le tempo malgré des mises au jeu offensives…

Tu as besoin d’un pivot capable de :

Gagner ses mises au jeu

Jouer physique.

Produire à cinq contre cinq

Absorber des minutes difficiles

Le débat ne part pas d’un fantasme. Il part d’un problème mesurable.

Le trio de Danault devait être une base défensive solide. Il est devenu un point faible.

Et tant que ces chiffres-là ne remontent pas, il est normal que Montréal explore des solutions au centre.

Ce n’est pas une question d’émotion.

C’est une question de contrôle du jeu.

Et en ce moment, ce trio ne contrôle rien.