Transaction pour Robert Thomas: les offres Montréal-Utah-Détroit dévoilées

Transaction pour Robert Thomas: les offres Montréal-Utah-Détroit dévoilées

Par David Garel le 2026-03-02

Les enchères pour Robert Thomas montent d’heure en heure. Et pendant que le Canadien de Montréal temporise, le Mammoth de l’Utah devient de plus en plus agressif.

Thomas vient à peine de revenir au jeu après 13 matchs d’absence ( blessure, raisons personnelles, peu d’entraînements)qu’il a déjà rappelé pourquoi il est un centre élite : mention d’aide, but dans un filet désert, impact immédiat dans une victoire qui mettait fin à une séquence de 10 revers à l’étranger pour les Blues.

Depuis 2021-22, il tourne à plus d’un point par match (344 points en 340 rencontres). En 2024-25, il a même mené la LNH en points après la pause du 4 Nations (40 en 26). À 26 ans, 6’0”, 207 lb, sous contrat à 8,125 M$ jusqu’en 2031, c’est un centre numéro un en plein prime.

Doug Armstrong ne le bougera pas à rabais. Son prix? L’équivalent de trois actifs “moitié de premier tour”: jeunes établis, espoirs premium, choix élevés. En clair : un package massif. C’est là que l’Utah appuie.

Le DG du Mammoth, Bill Armstrong connaît Thomas intimement (il faisait partie de l’équipe de dépisteurs qui l’a repêché).

Le Mammoth a accumulé des actifs pendant des années en Arizona pour frapper le moment venu. Ce moment est arrivé.

Utah est dans la course aux séries à l’Ouest, a besoin d’un centre pour solidifier l’axe avec Logan Cooley, et possède 28,7 M$ d’espace projeté en 2026-27.

Schmaltz pourrait devenir UFA; l’offre estivale sera maigre (les gros noms se font rares). Conclusion : si tu veux un centre d’impact, tu magasines maintenant.

Quel est leur package? Les intouchables semblent être Cooley, Dylan Guenther, Caleb Desnoyers (4e au total en 2025) et Dmitri Simashev (6e en 2023).

Mais l’Utah peut proposer du lourd : le talentueux Daniil But (12e en 2023), Tij Iginla (6e en 2024), Maveric Lamoureux (29e en 2022), Barrett Hayton, plus un arsenal de choix (six sélections dans les trois premières rondes en 2026).

Un scénario crédible qui circule : But + Hayton + Lamoureux + un 2e tour 2026. Ce n’est peut-être pas suffisant pour Armstrong, mais c’est séduisant. Et l’Utah peut encore bonifier en incluant une sélection de première ronde.

Côté choix, l’Utah peut littéralement empiler les munitions sur la table. Le Mammoth ont six choix dans les trois premiers tours en 2026 : leur choix de 1re ronde, trois choix de 2e ronde (le leur + ceux des Rangers de New York et des Sénateurs d’Ottawa) et deux choix de 3e ronde (le leur + celui des Hurricanes de la Caroline).

Ça, c’est la définition d’un club qui peut dire à Saint-Louis :

“On te donne deux actifs A, un actif B, ET on ajoute des choix sans s’arracher un bras.”

Pendant ce temps, Montréal attend que le prix baisse. Kent Hughes ne donnera pas Michael Hage. Il ne veut pas toucher à ses prodiges. Il ne veut pas inclure Alexander Zharovsky. Et l’idée de céder Kaiden Guhle refroidit.

Le CH peut répliquer avec un package sérieux: Oliver Kapanen + David Reinbacher + un choix de première ronde + un autre élément comme Owen Beck, mais c’est le maximum. Pas plus. Pas Hage.

Le dilemme est clair : l’offre du Mammoth est peut-être plus “charmante” aux yeux des Blues parce qu’elle coche le besoin de 25 ans et moins, avec des plafonds élevés et des choix en masse.

Les Red Wings de Detroit sont aussi là, prêts à ouvrir le coffre (le centre Marco Kasper, possiblement le défenseur Axel Sandin-Pellikka et/ou Nate Danielson). Trois équipes, trois philosophies. Armstrong tient le marché et façonne les enchères.

Montréal peut frapper. Montréal peut aussi patienter. Si le prix ne bouge pas d’ici vendredi, ce dossier pourrait glisser à l’été, quand le plafond grimpera vers 104 M$ et que d’autres clubs entreront dans la danse. Thomas a une clause complète; il contrôle aussi une partie du tempo.

Une chose est certaine : l’Utah pousse. Detroit appuie. Montréal calcule.

Une transaction est imminente.