Le marché des défenseurs continue de bouger dans tous les sens… et voilà qu’un nouveau nom inattendu apparaît maintenant dans l’orbite des Canadiens de Montréal.
Selon l’informateur David Pagnotta, qui en a parlé lors d’un direct sur Instagram avec les gars de HFTV, Montréal aurait récemment discuté avec les Maple Leafs de Toronto au sujet du vétéran Oliver Ekman-Larsson.
Pendant ce temps, les médias torontois parlent d'une transaction imminente concernant le défenseur.
“I’m shocked… I think they just changed their mind on the fly.”@RealKyper, @jtbourne and @SamAMcKee react to the news that the Leafs will not dress Scott Laughton, Bobby McMann and Oliver Ekman-Larsson against the Devils for roster management purposes. pic.twitter.com/ULzi80Q2VP
— Sportsnet 590 The FAN (@FAN590) March 4, 2026
Et déjà, le simple fait que cette discussion existe est surprenant.
Parce que Toronto et Montréal ne transigent presque jamais ensemble. Les rivalités de division dans la LNH sont féroces et les directeurs généraux évitent habituellement de renforcer un adversaire direct.
Ce genre de conversation est donc extrêmement rare, surtout à l’approche d’une date limite des transactions aussi mouvementée.
Mais les circonstances changent.
Après la dégelée subie récemment contre les Sharks de San Jose, où Montréal a accordé sept buts, la direction du club semble avoir compris une chose : la profondeur à la ligne bleue devient une urgence.
C’est dans ce contexte que le nom d’Ekman-Larsson refait surface.
Un détail important vient ajouter de l’huile sur le feu dans ce dossier. Le vétéran des Maple Leafs de Toronto a été laissé de côté récemment pour des raisons de « roster management », une expression que tout le monde dans la LNH comprend très bien à l’approche de la date limite des transactions.
The Toronto Maple Leafs are scratching Oliver Ekman-Larsson, Scott Laughton, and Bobby McMann tonight due to “roster management” as the trade deadline approaches, per @reporterchris. pic.twitter.com/XKGTWT77dt
— TSN (@TSN_Sports) March 4, 2026
Ce genre de décision est souvent prise lorsqu’une équipe veut éviter une blessure de dernière minute à un joueur qui pourrait être échangé dans les heures qui suivent.
Lorsqu’un défenseur établi comme Ekman-Larsson est soudainement retiré de la formation pour ce motif, c’est presque toujours le signe qu’une transaction est en train de se préparer en coulisses.
Le fait qu’il soit soudainement retiré de l’alignement confirme une chose : le marché bouge, les téléphones chauffent et une transaction impliquant Ekman-Larsson semble de plus en plus imminente.
Le défenseur de 34 ans connaît une saison plus que respectable à Toronto avec 35 points en 61 matchs, tout en jouant en moyenne 20 minutes 47 secondes par rencontre. Il reste un arrière capable de transporter la rondelle, de contribuer à l’attaque et de manger de grosses minutes.
Son contrat, évalué à 3,5 millions de dollars par année pour encore deux saisons après celle-ci, reste relativement raisonnable pour un vétéran de ce calibre. Il possède toutefois une liste de 16 équipes auxquelles il peut refuser une transaction, ce qui ajoute évidemment un élément de complexité dans toute négociation.
Mais la vraie question est ailleurs.
Est-ce que c’est vraiment le profil dont Montréal a besoin?
Ekman-Larsson est un défenseur gaucher, même s’il peut dépanner à droite. Et surtout, il demeure un défenseur à caractère offensif, beaucoup plus reconnu pour sa mobilité et sa vision que pour sa robustesse défensive.
Or, depuis des semaines, le message provenant de l’organisation montréalaise est clair : ce que l’équipe cherche vraiment, c’est un gros défenseur droitier physique.
C’est exactement pour cette raison que plusieurs dossiers ont été surveillés de près autour de la ligue. Les transactions impliquant Colton Parayko, MacKenzie Weegar, Tyler Myers ou encore Connor Murphy ont toutes retenu l’attention à Montréal.
Parce que ce sont ces profils-là qui manquent le plus à la brigade défensive du club.
Ekman-Larsson représenterait donc une solution… mais une solution imparfaite.
Oui, il améliorerait probablement la profondeur à la ligne bleue immédiatement. Oui, son expérience et sa capacité à jouer de grosses minutes seraient utiles dans une course aux séries.
Mais il ne règle pas le problème principal : l’absence d’un défenseur droitier robuste capable de stabiliser la brigade défensive.
Et reste évidemment la question du prix.
Toronto pourrait demander un choix au repêchage — possiblement un deuxième tour — ou un jeune joueur capable d’aider l’équipe à court terme. Le nom de Arber Xhekaj circule déjà dans certaines discussions hypothétiques autour de la ligue, même si rien ne confirme qu’il ferait réellement partie d’un éventuel échange.
Pour l’instant, il ne s’agit que de discussions exploratoires.
Mais une chose est certaine : à deux jours de la date limite des transactions, les Canadiens de Montréal continuent de sonder le marché pour améliorer leur ligne bleue.
Et même si Oliver Ekman-Larsson n’est peut-être pas la solution idéale… son nom vient de s’ajouter à une liste de plus en plus longue de possibilités.
