Tremblement chez les Islanders : Patrick Roy n’en revient tout simplement pas

Tremblement chez les Islanders : Patrick Roy n’en revient tout simplement pas

Par André Soueidan le 2026-03-25

Une décision qui passe… et une saison qui peut s’effondrer.

Mardi soir, à Chicago, ce n’est pas seulement un match que les Islanders de New York ont perdu.

C’est peut-être beaucoup plus que ça.

Parce que dans une course aux séries aussi serrée, chaque détail compte. Chaque présence. Chaque coup de sifflet.

Et cette fois… il n’y en a pas eu.

La séquence est aussi frustrante qu’incompréhensible.

En deuxième période, les Blackhawks tentent un dégagement. La rondelle est envoyée profondément, en direction de Tyler Bertuzzi, qui plonge pour éviter un dégagement refusé.

Sauf qu’il ne touche jamais à la rondelle.

Jamais.

Tout le monde pense que le jeu va être arrêté.

Même les défenseurs des Islanders.

Adam Pelech et Scott Mayfield ralentissent. Ils arrêtent presque de jouer… convaincus que l’icing va être appelé.

Mais non.

Silence total des arbitres.

Le jeu continue.

Et en une fraction de seconde… tout bascule.

Mayfield se fait surprendre derrière son filet. Perd la rondelle au profit de Nick Lardis. Passe rapide dans l’enclave.

But.

4-1 Chicago.


Une séquence irréelle.

Une séquence qui ne devrait jamais exister à ce moment de la saison.

Et après le match… Patrick Roy n’en revient toujours pas.

« L’arbitre m’a dit qu’il avait fait une erreur… ça arrive au pire moment pour nous. C’est malheureux, mais j’imagine que ça fait partie du jeu. »

Derrière le calme apparent… il y a une frustration immense.

Parce que Roy le sait.

Tout le monde le sait.

Ce but-là change tout.

Les Islanders vont marquer deux fois en troisième période. Ils vont revenir à 4-3. Ils vont pousser.

Mais c’est trop tard.

Le mal est fait.

Et pendant ce temps-là, au classement… la situation devient critique.

Les Sénateurs gagnent.

Les Islanders glissent.

85 points.

Même total qu’Ottawa… mais à l’extérieur du portrait des séries.

Les Bruins à 86.

Les Red Wings à 84.

Le Canadien à 88.

Tout est serré.

Tout se joue à rien.

Et dans un contexte comme celui-là…

Perdre un match à cause d’une erreur arbitrale, ça ne passe pas.

Pas pour Patrick Roy.

Pas dans ce marché.

Pas à ce moment de la saison.

Parce que Roy, lui, ne l’oubliera pas.

Jamais.

On parle d’un entraîneur qui vit chaque détail.

Qui analyse chaque décision.

Qui garde tout en mémoire.

Et cette séquence-là?

Elle va rester.

Parce que oui, les défenseurs ont arrêté de jouer.

Oui, ils auraient dû continuer.

Mais dans la réalité d’un match de la LNH… ce genre de situation est censé être clair.

Automatique.

Et quand ça ne l’est pas… ça crée exactement ce qu’on a vu.

De la confusion.

Du chaos.

Et un but.

Un but qui pourrait coûter une place en séries.

Parce que c’est ça, le vrai drame.

Ce n’est pas seulement une défaite.

C’est l’impact.

Si les Islanders manquent les séries par un point… par deux points…

Tout le monde va revenir à ce moment précis.

À cette absence de sifflet.

À cette erreur admise.

Oui… admise.

Et c’est ça qui rend le tout encore plus brutal.

Parce que même l’arbitre reconnaît s’être trompé.

Mais le résultat, lui… ne change pas.

Et dans la LNH, il n’y a pas de reprise.

Pas de retour en arrière.

Pas de justice.

Seulement des conséquences.

Pendant ce temps, Patrick Roy doit continuer.

Regarder le classement.

Préparer le prochain match.

Faire comme si tout était encore sous contrôle.

Mais au fond…

Quelque chose s’est brisé.

Parce que dans une course aussi serrée, ce genre de moment ne pardonne pas.

Et pour Roy…

Ce n’est pas seulement une erreur.

C’est une cicatrice.

Ouch…