Pat Brisson commence sérieusement à mal paraître dans toute cette histoire.
On savait déjà que Dylan Larkin refusait certaines destinations. On savait que Montréal espérait toujours convaincre le capitaine des Red Wings de lever sa clause de non-échange. On savait aussi que Boston souhaitait entrer dans le dossier. Mais le dernier rebondissement rapporté par Pierre LeBrun donne une tout autre dimension à cette saga.
Detroit a demandé à l’agent de Larkin, poliment, de faire un effort supplémentaire.
La réponse a été non.
Selon LeBrun, le directeur général des Red Wings, Shawn Horcoff, a récemment communiqué avec Pat Brisson et Matt Williams, les représentants de Larkin.
Son message était assez simple : Detroit avait tenté de trouver une transaction avec les dix équipes inscrites sur la liste de non-échange du joueur, mais aucune proposition ne convenait à l’organisation.
Horcoff a donc demandé s’il était possible d’ajouter d’autres destinations.
Brisson a refusé.
« Nous vous avons déjà donné dix équipes. Vous êtes capables de conclure une transaction avec ces dix équipes. »
Voilà la réponse rapportée par LeBrun. (voir les offres refusées après la déclaration de Pat Brisson)

Et c’est là que le dossier devient particulièrement difficile à défendre pour le clan Larkin. Detroit ne lui demande pas de partir n’importe où, sans considération pour sa famille ou ses préférences. L’organisation lui demande simplement d’élargir un peu ses possibilités après avoir exploré les dix destinations qu’il avait lui-même autorisées.
Pendant ce temps, plusieurs équipes semblent avoir tenté leur chance.
Buffalo aurait soumis une proposition acceptée par Detroit, mais Larkin a refusé de lever sa clause pour rejoindre les Sabres. Le jeune centre Noah Östlund était impliqué dans la transaction.
Boston aurait aussi soumis une offre qui avait été acceptée par les Wings. Pavel Zacha (s’il acceptait de signer une prolongation de contrat avec les Wings), le défenseur Mason Lohrei et deux choix de première ronde faisaient partie de l’offre des Bruins.
Les Bruins aimeraient obtenir un centre capable de jouer avec David Pastrnak, mais ils ne peuvent pas avancer si le joueur refuse de les considérer.
Montréal, de son côté, aurait aussi soumis une offre qui a été acceptée par les Red Wings. Renaud Lavoie continue de l’affirmer. Si Larkin avait accepté de venir à Montréal, il serait déjà un membre du CH.
Kent Hughes aurait discuté avec Horcoff et se serait mis d’accord sur une offre incluant Alexander Zharovsky, deux choix de première ronde, Adam Engström et un joueur entre Oliver Kapanen et Alex Newhook.
D’autres éléments étaient impliqués, mais on nous assure que Michael Hage ne faisait pas partie de l’offre.
Le Canadien espère toujours que Larkin finira par accepter de modifier sa liste. Le problème est que Pat Brisson ne semble pas vouloir donner la moindre ouverture supplémentaire.
Ce qui est clair, c’est que Detroit cherche une solution et que les restrictions imposées par le joueur compliquent le travail de l’organisation au point où ça devient ridicule.
Il faut également rappeler que Larkin ne touche pas son salaire pendant qu’il refuse de jouer. Il perd environ 41 000 $ par journée d’absence. Il accepte donc de laisser beaucoup d’argent sur la table plutôt que de rejoindre une destination qu’il ne souhaite pas.
Refuser une transaction est une chose. En refuser trois à la suite, provenant de très bonnes équipes de la division Atlantique, est une véritable honte.
Shawn Horcoff accepte de transiger Larkin dans sa division. Mais le bébé gâté et son agent requin refusent comme des petites princesses.
La honte.
Et Pat Brisson n’améliore certainement pas les choses en refusant même d’envisager une ouverture supplémentaire.
Un agent doit défendre les intérêts de son client, évidemment. Mais il doit aussi contribuer à trouver une solution lorsque son client veut quitter une organisation et que les possibilités se referment les unes après les autres.
Le Canadien peut continuer d’espérer. Hughes sait que Larkin pourrait transformer le deuxième centre de son équipe et donner une autre dimension à son attaque. Mais Montréal ne peut pas forcer un joueur à accepter de venir.
Pour l’instant, Brisson campe sur ses positions, Larkin refuse d’élargir ses destinations et Detroit se retrouve coincé.
À force de fermer toutes les portes, le clan Larkin risque surtout de rendre la sortie de plus en plus compliquée.
Et dans cette histoire, Pat Brisson commence à donner l’impression qu’il veut obliger Detroit à trouver une solution selon ses propres termes.
On prie pour que Horcoff continue de le faire sécher.
