Les partisans du Canadien de Montréal qui rêvaient d’un grand coup devant le filet peuvent probablement oublier ça tout de suite.
Selon Chris Johnston, le Canadien n’est même pas dans la course pour aller chercher un gardien de but à la date limite des transactions.
"I don't expect them to get into the goalie game." 👀@reporterchris doesn't think the Canadiens will be dealing for a goaltender before the trade deadline. #GoHabsGo pic.twitter.com/sG0twmhs0n
— OverDrive (@OverDrive1050) March 4, 2026
Pas de Jordan Binnington.
Pas de Sergei Bobrovsky.
Pas de solution miracle.
Rien.
Pendant que plusieurs équipes regardent le marché des gardiens avec attention, Montréal reste tranquillement assis sur ses trois filets.
Et c’est exactement là que la frustration des partisans commence.
Parce que depuis la défaite humiliante contre les San Jose Sharks, où le Canadien a accordé sept buts, les discussions autour des gardiens explosent partout.
Sur les réseaux sociaux.
À la radio.
Dans les médias.
Tout le monde parle de la même chose : la stabilité devant le filet.
Mais selon TSN, Kent Hughes ne veut même pas entrer dans cette discussion.
Et c’est là que plusieurs commencent à parler d’un manque de courage.
Parce que la réalité est simple.
Le Canadien ne possède pas un gardien dominant.
Il possède un trio de gardiens… corrects.
Et c’est très différent.
Le pari Montembeault–Dobes
Aujourd’hui, la hiérarchie devant le filet est tout sauf claire.
À plusieurs reprises, le Canadien a vu des avances disparaître.
Des matchs qui semblaient sous contrôle ont soudainement basculé.
Des buts douteux.
Des séquences où la confiance semblait fragile.
Et dans plusieurs cas, c’est l’attaque qui a sauvé la soirée.
Combien de matchs se sont terminés en prolongation?
Combien de victoires sont venues grâce au 3 contre 3?
Combien de fois l’avantage numérique a permis de masquer un match plus fragile à cinq contre cinq?
Ce genre de scénario peut fonctionner en saison régulière.
Mais tout le monde sait que les séries éliminatoires racontent une histoire complètement différente.
Les séries n’ont rien à voir
En séries, le hockey change.
Le 3 contre 3 disparaît.
Les arbitres rangent les sifflets.
Les avantages numériques deviennent rares.
Et tout se joue à cinq contre cinq.
C’est exactement ce qu’on a vu l’an dernier avec les Florida Panthers.
Ils jouaient comme des trains.
Ils frappaient tout ce qui bougeait.
Ils dominaient le jeu à cinq contre cinq.
Et derrière eux, il y avait un gardien capable de fermer la porte quand le match devenait serré.
C’est ça, la réalité des séries.
Pas le spectacle du mardi soir en saison régulière.
Pas les prolongations spectaculaires.
Pas les festivals offensifs.
Du hockey lourd.
Du hockey serré.
Du hockey où le gardien fait la différence.
Le dossier Jacob Fowler
Et c’est ici que la stratégie du Canadien devient fascinante.
Parce que l’organisation semble croire qu’elle possède déjà sa solution.
À Laval.
Avec Jacob Fowler.
Mais le mot important dans cette phrase reste : espoir.
Fowler est un gardien d’avenir.
Un gardien avec du potentiel.
Un gardien qui pourrait devenir très bon.
Mais pour l’instant, il reste un projet.
Et le Canadien l’a démontré lui-même.
Lorsque Fowler est monté à Montréal cette saison, plusieurs pensaient que c’était peut-être le début d’une nouvelle ère devant le filet.
Finalement?
Il est retourné à Laval.
Pourquoi?
Parce que l’organisation a conclu une chose simple : Il n’apportait rien de clairement supérieur à ce que le Canadien possède déjà.
Si Fowler avait immédiatement prouvé qu’il était meilleur que Montembeault ou Jakub Dobes, il serait encore à Montréal.
Ce n’est pas le cas.
Et c’est exactement ce qui rend la situation inconfortable.
Le problème du Canadien
Aujourd’hui, le Canadien se retrouve avec trois gardiens… dans trois zones différentes.
Montembeault : un numéro un capable de bons moments, mais qui traverse des périodes très difficiles.
Dobes : un gardien correct, fiable par moments, mais qui n’a jamais démontré qu’il pouvait être un véritable gardien de premier plan.
Fowler : un espoir prometteur… mais encore loin d’être une certitude.
Autrement dit ... Montréal n’a pas de catastrophe devant le filet.
Mais Montréal n’a pas non plus de solution claire.
Et pourtant, Kent Hughes semble parfaitement à l’aise avec cette situation.
La relation Martin St-Louis
Pourquoi?
Parce que la décision dépasse probablement le simple hockey.
Le lien entre Martin St‑Louis et ses gardiens est très solide.
Montembeault est respecté dans le vestiaire.
Dobes est apprécié par le groupe.
Et l’organisation ne semble pas vouloir créer un tremblement de terre en plein milieu de la saison.
Ajouter un nouveau gardien maintenant enverrait un message très clair :
Que la confiance n’est plus là.
Que le groupe actuel ne suffit plus.
Et Kent Hughes semble vouloir éviter exactement ce genre de choc.
Le manque de courage
Mais c’est précisément là que certains parlent d’un manque de courage.
Parce qu’un directeur général doit parfois prendre une décision inconfortable.
Même si elle dérange.
Même si elle bouleverse un vestiaire.
Même si elle brise certaines relations.
Si le Canadien croit vraiment qu’il peut se battre pour une place en séries…
Si l’organisation croit vraiment que la fenêtre commence à s’ouvrir…
Alors la question devient simple :
Pourquoi refuser d’améliorer le poste le plus important sur la glace?
Pourquoi refuser d’explorer sérieusement une solution?
Pourquoi ignorer un marché qui pourrait offrir une stabilité immédiate?
Chris Johnston vient peut-être de donner la réponse.
Kent Hughes ne veut tout simplement pas entrer dans cette bataille.
Une décision qui va suivre le Canadien
La date limite approche.
Les transactions s’accélèrent.
Les équipes agressives bougent.
Mais Montréal semble avoir déjà pris sa décision.
Le Canadien va vivre avec ses gardiens.
Avec leurs forces.
Avec leurs limites.
Et avec le pari que Jacob Fowler deviendra éventuellement la solution.
C’est un pari.
Un pari risqué.
Et si ce pari échoue…
La fameuse douche d’eau froide risque de revenir hanter Montréal encore longtemps.
Ouch...
