Le timing est cruel, mais il est implacable.
À mesure que l’infirmerie se vide, le casse-tête de l’alignement devient de plus en plus réel à Montréal.
Jake Evans et Kaiden Guhle patinent maintenant avec des chandails réguliers.
Kirby Dach et Patrik Laine sont aussi de retour sur la glace, même si le contact n’est pas encore autorisé.
Bref, le Canadien retrouve tranquillement sa profondeur… et quand ça arrive, quelqu’un doit payer le prix.
Et cette fois, tout pointe vers Samuel Blais.
Ce n’est pas une question d’effort.
Ce n’est pas une question d’attitude.
Ce n’est même pas une question de rendement flagrant.
Blais a fait exactement ce qu’on attendait de lui : jouer simple, jouer robuste, amener de l’intensité, être responsable sans se compliquer la vie.
Un vrai joueur de soutien.
Un gars de fond de formation qui comprend son rôle et l’accepte sans chialer.
Dans bien des contextes, ça suffit pour survivre.
Mais pas dans celui du Canadien de Montréal version 2025-2026.
La réalité, c’est que le CH est rendu trop profond pour lui.
Quand tout le monde est en santé, les places deviennent rares.
Les jeunes doivent jouer.
Les piliers reviennent.
Les minutes sont comptées.
Et avec la situation contractuelle actuelle, Blais redeviendra admissible au ballottage s’il est utilisé.
Une décision qui approche vite. Trop vite.
Le Canadien n’aura probablement pas le luxe de le garder simplement « au cas où ».
Il faudra faire de la place. Et la solution la plus simple ... la plus froide aussi ... demeure le ballottage.
Ce scénario-là, on l’a déjà vu.
Et on se souvient tous comment ça s’est terminé la dernière fois : Maple Leafs de Toronto avaient sauté sur l’occasion sans hésiter.
Samuel Blais n’en est pas à son premier voyage dans cette ligue-là. Il connaît la musique. Il sait comment ça fonctionne.
C’est ça, la dure loi d’une équipe qui avance.
Quand tu passes d’un club en reconstruction à un club compétitif, ce ne sont pas toujours les mauvais soldats qui tombent. Parfois, ce sont simplement ceux pour qui il n’y a plus de chaise quand la musique arrête.
Si l’aventure de Samuel Blais à Montréal devait se conclure ainsi, ce ne serait ni une honte, ni un échec.
Ce serait le reflet d’une organisation qui a grandi, qui a empilé les options, et qui n’a plus la même marge de manœuvre qu’avant.
Un départ silencieux.
Un au revoir sans drame.
Mais un au revoir quand même.
Triste constat... à suivre ...
