Un coup fumant se trame à Long Island : Mathieu Darche et Patrick Roy à l’œuvre

Un coup fumant se trame à Long Island : Mathieu Darche et Patrick Roy à l’œuvre

Par André Soueidan le 2026-02-07

Rien n’est laissé au hasard à Long Island.

Pas cette impression de calme.

Pas cette activité ciblée.

Pas cette manière de renforcer sans faire de bruit.

Depuis quelques semaines, une certitude s’installe tranquillement dans les coulisses de la LNH : Mathieu Darche ne fait pas semblant.

Et surtout, Patrick Roy n’est pas là pour regarder passer le train.

Premier constat qui frappe : les Islanders sont dans le mix, malgré une saison loin d’être flamboyante sur le plan narratif.

Troisième rang de la division Métropolitaine avec 69 points, après 58 matchs, devant des équipes affamées comme les Blue Jackets de Columbus (65 points).

À l’échelle de la ligue, ça place Long Island au 11e rang, encore bien vivante dans une course où plusieurs clubs pataugent.

Et cette position-là change tout.

Parce que la Métropolitaine tire la patte.

Les Rangers de New York, autrefois vitrines de la division, ferment la marche.

Les puissances annoncées déçoivent. Le chaos règne.

Dans ce contexte, une équipe structurée, disciplinée, bien coachée peut voler un rang, voler une série, voler une saison.

C’est exactement là que Darche et Roy entrent en scène.

Des mouvements discrets, mais calculés

L’arrivée d’Ondrej Palat.

L’ajout de Carson Soucy.

Deux vétérans. Deux profils précis. Deux messages clairs.

Pas des coups de panique.

Pas des acquisitions tape-à-l’œil.

Des pièces fonctionnelles, capables d’absorber des minutes lourdes, de stabiliser un vestiaire et de répondre aux exigences d’un entraîneur qui ne tolère ni le flou ni la mollesse.

Patrick Roy, on le connaît.

Quand une équipe est dans le coup, il pousse.

Quand il sent une ouverture, il exige.

Et quand il a l’impression qu’on peut gagner sans tout casser, il frappe.

Mathieu Darche le sait.

Et surtout, il ne le freine pas.

Le luxe du cap… et du timing

Autre élément majeur : la flexibilité.

Environ 6 millions de dollars sous le plafond salarial.

Des choix. Des espoirs. Des contrats modulables.

Dans une ligue où plusieurs équipes sont étranglées financièrement, Long Island respire encore.

Et cette respiration permet une chose précieuse à l’approche de la date limite des transactions : attendre que le marché cligne des yeux.

Parce que le marché va cligner des yeux.

Des équipes vont paniquer.

Des vendeurs vont baisser leurs exigences.

Des joueurs disponibles aujourd’hui à prix élevé deviendront accessibles demain.

Et Darche, jusqu’ici, n’a montré aucun signe d’empressement. Au contraire. Tout indique qu’il prépare quelque chose de plus gros que Palat ou Soucy.

Patrick Roy, le facteur invisible

Impossible de dissocier cette stratégie de la présence de Roy derrière le banc.

Pas un coach passif.

Pas un figurant.

Roy exige une identité claire. Une équipe capable de survivre dans les matchs serrés, d’encaisser les tempêtes, de gagner des 2-1 laids, sales, frustrants.

Ce type d’équipe ne demande pas dix vedettes. Elle demande une pièce de plus au bon endroit.

Un défenseur capable d’avaler du jeu.

Un centre capable de fermer un match.

Un ailier capable de jouer dur quand ça compte.

Ce genre de pièce n’est jamais annoncé à l’avance.

Mais quand elle arrive, tout le monde comprend.

Une fenêtre réelle… et assumée

Les Islanders ne jouent pas à se raconter des histoires.

Ils savent qu’ils ne sont pas une superpuissance.

Mais ils savent aussi que la division est ouverte.

Avec 69 points, une structure défensive solide, un entraîneur obsédé par les détails et un DG qui avance ses pions sans bruit, Long Island n’agit pas comme une équipe résignée.

Elle agit comme une équipe qui croit pouvoir surprendre.

Et dans la LNH actuelle, ça suffit souvent pour provoquer un déséquilibre.

Le calme actuel n’est pas un signe d’inaction.

C’est un écran de fumée.

Parce qu’à Long Island, pendant que d’autres parlent, Darche écoute, Roy observe, et le prochain mouvement pourrait faire beaucoup plus de bruit que prévu.

La ligue est avertie.

À suivre...