Un partisan payé des millions : Samuel Montembeault fait réagir tout Montréal

Un partisan payé des millions : Samuel Montembeault fait réagir tout Montréal

Par William Petit Lemay le 2026-05-02

Pendant que le Canadien de Montréal livrait une bataille intense dans un match numéro 6 étouffant, une scène parallèle s’est imposée dans les gradins. Samuel Montembeault, absent du jeu, était bien visible sur la passerelle, serviette à la main, complètement investi dans l’ambiance comme n’importe quel partisan.

Le contraste dérange.

À ses côtés, un certain Patrick Laine et Noah Dobson regardaient le match avec sérieux, concentrés, avec une seule envie d’être sur la glace, pendant que Samuel Montembeault faisait tournoyer sa serviette sans arrêt.
Une chose est certaine... Samuel soutient ses coéquipiers et ça démontre un bon esprit sportif et son amour pour Montréal, mais l’image fait réagir.

Un joueur de la LNH, censé lutter pour sa place et tenter de revenir dans la hiérarchie, se retrouve à vivre le match comme un spectateur enthousiaste. Il encourage, il sourit, il participe à l’énergie collective. Sur le plan humain, l’attitude peut sembler positive. Sur le plan sportif, la perception devient beaucoup plus délicate.

Cette image en dit long sur sa situation actuelle.

Depuis plusieurs semaines, Montembeault n’est plus dans le portrait. La hiérarchie a changé rapidement. Jakub Dobes s’est imposé avec aplomb, enchaînant les performances solides dans des moments critiques. Derrière lui, Jacob Fowler représente déjà l’avenir à moyen terme. Dans ce décor, Montembeault glisse tranquillement vers un rôle secondaire qui ne laisse plus beaucoup d’espace.

Ce qui frappe, ce n’est pas seulement son absence du jeu.

C’est le fait qu’il semble à l’aise avec cette réalité.

Un gardien qui ne joue plus, dans un marché aussi exigeant que Montréal, devrait normalement afficher une frustration visible, une urgence de reprendre sa place. On s’attend à voir un compétiteur rongé par la situation, prêt à tout pour redevenir pertinent. Au lieu de ça, on voit un joueur qui embarque dans l’ambiance, qui suit le mouvement, qui vit le moment comme s’il était simplement heureux d’être présent.

Cette perception crée un malaise.

Le hockey professionnel repose sur la compétition interne, sur la pression constante de performer et de garder son rôle. Lorsqu’un joueur semble accepter aussi facilement d’être mis de côté, la lecture devient difficile pour les partisans. Certains y voient une preuve de soutien envers ses coéquipiers.

D’autres y voient un manque d’urgence, un signal que la flamme compétitive ne brûle plus de la même façon.

La séquence de vendredi soir amplifie cette impression.

Le Centre Bell vibrait, la tension était à son comble, chaque présence pouvait faire basculer la série. Sur la glace, les joueurs donnaient tout ce qu’ils avaient. Dans les hauteurs de l’amphithéâtre, Montembeault agitait sa serviette, complètement plongé dans l’expérience.

Deux réalités opposées, dans le même moment.

Il faut aussi reconnaître la part humaine de la situation. Un joueur peut décider de rester positif, de soutenir son groupe malgré un rôle réduit. Ce type d’attitude est souvent apprécié à l’intérieur d’un vestiaire. Toutefois, à Montréal, chaque geste est observé, analysé, amplifié.

Et cette image ne passe pas inaperçue.

Elle soulève une question simple, mais dérangeante. Est-ce que Samuel Montembeault vit encore comme un compétiteur qui veut reprendre sa place, ou comme un joueur qui a accepté son sort?

La réponse ne se trouve pas uniquement dans une vidéo.

Mais dans un marché où la pression est constante, où chaque détail prend une importance démesurée, ce genre de scène devient rapidement un symbole.

Un symbole d’un rôle qui a changé.

Un symbole d’un joueur qui, pour le moment, regarde le train passer… avec le sourire.