Il y a des rumeurs qui flottent.
Et il y a celles qui changent une trajectoire.
Selon Nick Kypreos, si le Seattle Kraken trouve enfin le marqueur qu’il cherche désespérément, Shane Wright serait absolument un nom que l’organisation accepterait d’inclure dans un package d’échange.
Nick Kypreos: If Seattle...can find the scoring it needs in a trade, Shane Wright would absolutely be someone the team would entertain moving - Sportsnet (2/24)
— NHL Rumour Report (@NHLRumourReport) February 25, 2026
Absolument.
On parle du quatrième choix total en 2022. On parle du joueur que plusieurs voyaient déjà avec le chandail du Canadiens de Montréal sur le dos avant même que le premier choix soit annoncé. Dans sa tête, c’était fait. À Montréal, on le prenait. Point final.
On connaît la suite.
Le Canadien a surpris tout le monde.
Seattle a hérité de Wright.
Et trois ans plus tard, le scénario prend une tournure inattendue.
Parce que Wright n’a pas explosé.
56 matchs cette saison.
11 buts.
11 passes.
22 points.
+5.
Correct.
Mais générationnel?
On est loin du discours de 2022.
En carrière, 73 points en 151 matchs. Pas catastrophique. Mais pas dominant. Pas transformateur. Pas incontournable.
Seattle, de son côté, est coincé dans une course aux séries étouffante dans l’Ouest. Rien n’est acquis. Chaque point compte.
Chaque décision devient stratégique.
Et si le Kraken veut vraiment ajouter un attaquant capable de changer une série, il devra payer.
Et parfois, payer, ça veut dire sacrifier un ancien espoir vedette.
Wright a encore de la valeur.
Âge.
Statut.
Potentiel perçu.
Mais la patience n’est pas éternelle.
Le Kraken n’a pas construit son identité autour de lui. Il n’est pas devenu le visage offensif attendu. Il joue. Il contribue. Mais il ne dicte rien.
Et c’est là que la réflexion devient froide.
Si Seattle estime que son plafond est plus “bon deuxième centre” que “pilier offensif”, l’organisation pourrait décider de capitaliser maintenant pendant que son nom a encore du poids sur le marché.
La date limite approche.
Les équipes aspirantes cherchent une étincelle.
Et Seattle pourrait chercher un vrai top-6 établi.
Un joueur prêt maintenant.
Pas dans deux ans.
Wright, dans un package, devient une monnaie d’échange logique.
Pas parce qu’il est mauvais.
Mais parce qu’il n’est pas indispensable.
Ce genre de décision en dit long sur une organisation.
Ça dit qu’on accélère.
Ça dit qu’on ne reconstruit plus.
Ça dit qu’on veut gagner pendant que la fenêtre est ouverte.
Et dans l’Ouest, cette fenêtre est brutale.
La marge est mince.
La concurrence est féroce.
Seattle n’a pas le luxe d’attendre qu’un joueur “finisse par éclore”.
Surtout quand les attentes étaient aussi élevées.
La question n’est plus de savoir si Wright peut devenir bon.
La question est de savoir s’il peut devenir élite.
Et si la réponse interne commence à être non…
Le téléphone va sonner.
Ce serait un revirement majeur.
Un joueur perçu comme l’avenir qui devient levier transactionnel.
Une pièce qu’on croyait centrale qui devient négociable.
Et pendant que le Canadien continue de construire avec son propre premier choix de 2022, Seattle pourrait déjà être en train de redessiner le sien.
Les étiquettes tombent vite.
Les "intouchables” le restent rarement.
Selon Nick Kypreos, la porte est ouverte.
Et à dix jours de la date limite…
Quand une porte s’ouvre en LNH, quelqu’un finit presque toujours par la traverser.
À suivre...
