Il y a cette image devenue virale : Jeff Gorton, téléphone collé à l’oreille, concentration totale dans le regard.
En overlay, Artemi Panarin, le cellulaire tiédi dans la main, comme s’il attendait, prêt à lire le message qui changera tout.
Coïncidence ? Peut-être. Mais quand on révèle qu’en 2019, Gorton a signé Panarin à New York avec ces mots : « Artemi est un joueur d’élite qui amène du leadership et une créativité exceptionnelle », on réalise que la ligne entre eux n’a jamais été coupée.
Et ce câble essentiel pourrait résonner bientôt entre Montréal et Broadway.
Regarde les chiffres froids de 2024-25 : Panarin, 33 ans sur le papier (il aura 34 le 30 octobre), 80 matchs joués, 37 buts, 52 passes pour 89 points, toujours classé parmi les meilleurs de la LNH (13e meilleur pointeur, 13e pour les buts) .
Loin de décliner, il portait encore l’équipe dans le dernier droit.
Il menait les Rangers en buts, aides, points, et même en production en avantage numérique .
Sur le plan salarial, on parle de chiffres astronomiques : un contrat signé le 1er juillet 2019 par Jeff Gorton pour la modique somme de 81,5 millions, soit 11 642 857 $ par année sur 7 ans.
Et cette facture restera active jusqu’en 2025-26, moment où Panarin deviendra agent libre sans restriction.
Le timing est parfait pour faire exploser une saga.
Ça sonne comme un piège bien tendu : si les Rangers décollent en séries, Panarin reste, loyauté intacte.
Mais si la saison vire au fiasco, alors la rumeur va exploser.
David Pagnotta l’a balancé sans détour : « Si les Rangers flanchent à la mi-saison, ça ne me surprendrait pas de voir Panarin voler les gros titres » ...traduisons : son nom sera sur toutes les lèvres, et quelqu’un va décrocher son cellulaire .
À Montréal, on a exactement ce qu’il faut : un vestiaire jeune, une base solide autour de Suzuki, Caufield, top espoirs alignés en couple, et un trou béant à combler sur l’aile gauche.
Patrick Laine tient la corde. Mais son avenir n’est pas garanti.
Alors, si Gorton a vraiment cette ligne ouverte avec Panarin ... comme le suggère cette image évocatrice ... pourquoi ne pas refermer la boucle ?
Parce qu’aligner Panarin à l’aile gauche aux côtés de Demidov, ce serait une explosion offensive instantanée.
Et l’exemple des vétérans qui brillent malgré les années est là pour bâtir le scénario : Corey Perry, Brad Marchand, Sidney Crosby vieillissent admirablement.
Pourquoi pas Panarin ?
Son style est plus cérébral, moins dépendant de la vitesse pure, ce qui lui donne un avantage en termes de longévité.
Il vient de signer sa cinquième saison d’au moins 30 buts et 40 passes consécutives ... première des Rangers depuis Jaromir Jágr à ce niveau.
Et sur toute la période 2019-25, Panarin accumule 550 points, quatrième en LNH derrière McDavid, Draisaitl, MacKinnon.
Aucun autre marqueur actif n’affiche cette constance.
La question devient politique et stratégique : pourquoi Montréal devrait-il résister ?
Si Gorton ose, il pourrait apporter une pièce experte, guidante, tout en restant parfaitement adapté au cap hit attendu pour les deux à trois prochaines années.
Si Laine reste, tant mieux. Sinon, le carrot Panarin pourrait être tentant.
L’histoire prend une autre tournure quand on se souvient qu’un autre vétéran montréalaise a beaucoup apporté en fin de carrière.
Alex Kovalev en 2004 avait électrisé le Centre Bell pendant les séries avant de signer un contrat de 4 ans avec le CH.
Panarin pourrait jouer le même rôle, mais en profondeur, en impact, et surtout, en plan à long terme.
Gorton connaît déjà la recette. Il pourrait la réutiliser, cette fois à Montréal.
Tout cela reste hypothétique.
Mais la machine médiatique est en route, et le scénario devient plausible, crédible.
Une oreille tendue, un clic de doigt sur l’écran.
Un appel.
Voilà le signal venu de Montréal : Artemi Panarin, capte-t-il déjà l’appel ?
À suivre ...