Depuis le début des séries éliminatoires des Canadiens de Montréal, une chose saute aux yeux : les émotions sont à fleur de peau partout au Québec.
Chaque match devient une montagne russe. Et autour de cette folie collective, les analystes eux-mêmes commencent à vivre les matchs comme des partisans incapables de rester assis.
Mais dans ce climat chargé, un nom revient constamment, parfois admiré, parfois ridiculisé, parfois carrément attaqué : Maxim Lapierre.
Parce que l’ancien joueur des Canadiens de Montréal ne fait pas les choses à moitié. Il ne parle pas des séries comme un analyste froid derrière un écran. Il les vit. Intensément. Trop intensément, selon certains.
Et son discours viral d’avant-match, livré avec toute l’énergie qu’on lui connaît, a créé une tempête sur les réseaux sociaux. Certains ont adoré. D’autres ont trouvé ça exagéré, presque gênant:
La critique la plus virale est venue d’une internaute nommée Pamela Lebeau, qui n’a pas pris de détour pour exprimer son malaise face à l’intensité de Maxim Lapierre.
Après avoir vu son fameux discours d’avant-match, elle lui a essentiellement demandé de “se calmer”, allant jusqu’à qualifier ses interventions de gênantes.
Une réaction qui résume assez bien le camp de ceux qui trouvent que l’ancien joueur des Canadiens de Montréal en fait trop à TVA Sports, surtout quand les émotions prennent toute la place.
Sauf que Lapierre n’a pas laissé passer ça en silence. Fidèle à lui-même, il a répliqué directement sur les réseaux sociaux, affirmant qu’il ne s’abaisserait jamais à écouter quelqu’un qui ne veut pas le voir heureux, envoyant un message clair à ceux qui voudraient le voir ralentir ou devenir plus effacé.

Wow. Son message nous a donné la chair de poule tellement cela venait du coeur.
Il n’a aucune intention de changer pour plaire à tout le monde. Et c’est probablement ce qui résume le mieux Maxim Lapierre depuis le début de sa carrière: un gars qui préfère déranger plutôt que de devenir beige.

On est avec lui dans ce dossier. Il y a quelque chose qui dérange profondément dans la réaction envers le Québécois.
Comme si, soudainement, dans un marché où on reproche constamment aux anciens joueurs d’être trop plates, trop diplomates, trop robotiques, on avait décidé qu’un gars passionné devait maintenant se calmer.
Trop intense.
Trop émotif.
Trop théâtral.
Vraiment?
Parce qu’au Québec, surtout quand les Canadiens de Montréal sont en séries éliminatoires, on reproche souvent aux gens d’être trop froids, trop corporate, trop calculés.
Puis quand quelqu’un arrive avec du feu dans les yeux, avec une émotion vraie, avec quelque chose qui ressemble à une montée d’adrénaline collective, soudainement ça devient gênant?
Maxim Lapierre est tanné dans la vie... comme dans son speech...
“Je suis tanné d’attendre. Si ils perdent ce soir, on a eu une belle saison, puis tout est correct, c’est cute. Je m’en fous de ça.”
“T’es blessé, je m’en fous. T’es fatigué. Je m’en fous. T’as peur? Je m’en fous.”
“À ce soir, qu’est-ce que je veux voir? Je veux voir c’est qui le joueur qui un jour va sortir dans le tunnel au Centre Bell avec le flambeau puis va nous rappeler c’est quoi les standards des Canadiens de Montréal.”
“Ceux qui représentent le peuple au Québec, vous au Centre Bell, vous dans vos salons, on a toujours su se relever au Québec, puis on va le faire!”
Di quelqu’un connaît Maxim Lapierre, une chose est certaine : lui demander d’être moins intense, c’est comme demander à un feu d’arrêter de brûler.
Quand il jouait avec les Canadiens de Montréal, il jouait avec ses tripes.
Quand il dérangeait les adversaires, il le faisait à 100 %.
Et disons que cette Pamela s'est fait fermer le clapet pas à peu près.
Après tout, Lapierre a toujours été cinglant... avec ses mots...
