Vérité dévoilée: Samuel Montembeault ne supportait plus Éric Raymond

Vérité dévoilée: Samuel Montembeault ne supportait plus Éric Raymond

Par David Garel le 2026-01-30

La version officielle ne tenait déjà pas parfaitement debout. Celle du gardien « sous le choc », surpris, presque attristé par le congédiement d’Éric Raymond, sonnait comme un communiqué bien huilé, calibré pour calmer les eaux.

Or voilà que la vérité commence à sortir, et cette fois, elle ne vient ni d’un anonyme ni d’un site indépendant : elle vient de Gilbert Delorme, en direct à La Poche Bleue.

Sans détour, Delorme confirme ce que plusieurs murmuraient depuis des semaines. Samuel Montembeault est un bon gars. Un gars loyal. Un gars qui ne va jamais « garrocher » son entraîneur des gardiens sous l’autobus publiquement. Mais dans les faits, il n’était plus capable de travailler avec Éric Raymond.

« C’est un bon gars. C’est une bonne personne. Et tu ne veux pas garrocher ton coach des gardiens en dessous de l’autobus. Mais à un moment donné, ça prend une décision », explique Delorme. Le ton est calme, mais le message est clair : la cassure était réelle.

Delorme va encore plus loin en mettant des mots précis sur ce que vit un gardien quand la relation ne fonctionne plus.

« Si ton coach des gardiens, tu débarques de le sentir et qu’il te fait chier, à un moment donné, ça passe pas. Puis ça marchera pas. »

Ce n’est pas une question de gentillesse, ni même de compétence. C’est une question de connexion. De vision. De confiance.

Et pour appuyer ses propos, Pascal Leclaire parle d’expérience. Il raconte son propre parcours, d’abord dans l’organisation de Columbus avec Rick Wamsley, un coach dur, exigeant, parfois désagréable au quotidien, mais dont la méthode fonctionnait pour lui.

Puis vient Ottawa, où tout bascule.

« Quand je suis arrivé à Ottawa, l’entraîneur des gardiens, c’était Eli Wilson. C’était un excellent gars, mais il travaillait avec Ray Emery, un style complètement différent du mien. »

Le problème n’était pas l’homme. Le problème, c’était la méthode.

« De la façon qu’on travaillait quotidiennement, moi, j’avais pas les résultats. Et quand tu perds ta confiance, là, lui essaie de t’amener avec sa vision. Mais si la vision connecte pas, c’est là que c’est difficile. On donne chacun des coups d’épée dans l’eau. »

Voilà exactement ce que Delorme décrit. Un gardien qui ne se reconnaît plus dans ce qu’on lui demande. Une relation qui devient lourde mentalement.

Un quotidien qui gruge la confiance plutôt que de la bâtir. Et dans ce contexte-là, le fameux « sous le choc » prend une toute autre couleur.

Ce n’était pas un choc émotionnel. C’était un choc politique. Une façon propre, humaine, de laisser l’organisation agir sans exposer publiquement un malaise interne.

Gilbert Delorme ne dit jamais que Montembeault a réclamé le congédiement d’Éric Raymond. Il dit quelque chose de plus grave, et surtout de plus crédible : ça ne fonctionnait plus.

Et quand ça ne fonctionne plus entre un gardien et son coach, peu importe les intentions, peu importe la réputation, la suite est écrite d’avance.

Le Canadien a peut-être voulu contrôler le narratif. Mais avec ce témoignage-là, la réalité s’impose : ce congédiement n’est pas tombé du ciel. Il est le résultat d’une relation brisée, d’une vision qui ne connectait plus, et d’un gardien qui, fidèle à lui-même, a préféré se taire plutôt que d’exploser.

Et maintenant que la parole se libère, le crémage de la version officielle commence sérieusement à craquer.

Ben oui toi. Sous le choc.

La vérité, c'est que Éric Raymond faiait CH... Samuel Montembeault...