La salaire de Vincent Damphousse, payé 400 000 $ par année à RDS, est un véritable scandale qui détruit RDS de l’intérieur
400 000 $ pour dire quelques phrases. Pour critiquer. Pour commenter. Pour faire semblant de suivre les matchs. Pour lire ses notes. Pour bâiller entre deux répliques.
Le balado Stanley25 avait confirmé la rumeur la saison passée. Mais voilà que c'est confirmé.
Pendant ce temps-là, il y a des journalistes qui travaillent à temps plein chez RDS qui ne font même pas le huitième de ça. »
Et c’est là que la bombe éclate.
Parce qu’il ne s’agit pas seulement d’un salaire indécent. Il s’agit d’une insulte au public. D’un doigt d’honneur à tous les employés de RDS qui tiennent encore le bateau à bout de bras. D’un exemple parfait du déclin de cette chaîne jadis légendaire.
Vincent Damphousse ne fait plus de radio. Il ne fait pas de balado. Il ne couvre aucun match sur la route. Il n’assure aucune présence quotidienne à RDS.
Il apparaît à l’Antichambre, de temps en temps, généralement une ou deux fois par semaine. Parfois, on le voit aux entractes des matchs du CH. Et il répète, dans un débit qui endrot les spectateurs, les mêmes observations tièdes, les mêmes critiques prudentes, les mêmes phrases floues.
Il ne regarde même pas toujours les matchs.
Et malgré tout, il est bien mieux payé que tous les journalistes de la station.
Mieux payé que l'ensemble des recherchistes mis ensemble.
Mieux payé que les meilleurs joueurs du Rocket de Laval.
Ce salaire de Damphousse, c’est une goutte d’or qui fait exploser la marmitte.
Chez RDS, les augmentations de salaire sont gelées. Les budgets sont coupés. Les jeunes talents sont écartés ou invités à “être patients”. Le moral est au plancher. Et pendant ce temps-là, Damphousse touche son demi-million pour parler de hockey comme s’il faisait la météo.
À RDS, les anciens du CH, même les plus incompétents, sont choyés, protégés, surpayés, intouchables. Pendant que les artisans de l’ombre rament à contre-courant pour faire vivre une programmation de plus en plus vide, eux, font du bénévolat rémunéré.
Le Titanic s’enfonce, mais on verse du champagne.
Tout ça arrive dans une année où RDS vient d’enregistrer une perte historique de 20,3 millions de dollars.
Une année où TVA Sports, pourtant au bord du gouffre, a perdu moins.
Une année où Bell doit justifier des compressions à tous les étages… mais continue de verser des chèques de rockstar à des anciens joueurs fatigués.
Mais tant que Vincent Damphousse touche 400 000 $ pour dire :
« Ils ont manqué d’opportunisme en zone offensive… »
Il va recevoir son chèque en blanc.
Ce qui doit déranger profondément les employés de RDS, c’est que Vincent Damphousse n’a pas besoin de ce salaire. Il est loin d’être un ex-joueur au bord de la faillite, accroché à un micro pour survivre.
Il est un homme d’affaires prospère, un multimillionnaire établi qui, depuis 25 ans, a bâti une fortune privée en parallèle de sa notoriété publique.
Son implication dans le Groupe Scandinave, une chaîne de spas nordiques qu’il a cofondée à Mont-Tremblant en 1999, est aujourd’hui une success story dans le domaine du bien-être au Canada.
Grâce à son flair, à son investissement initial audacieux pendant qu’il jouait encore dans la LNH, et à une vision d’expansion soutenue, Damphousse est devenu actionnaire majoritaire du groupe en 2022.
Il détient maintenant 51 % de l’entreprise, en partenariat avec le Fonds de solidarité FTQ, et supervise une croissance continue, avec de nouveaux projets à venir à l’extérieur du Québec d’ici 2027.
Le spa de Tremblant, niché sur les rives de la rivière du Diable, a été le point de départ d’un empire discret. Depuis, des succursales à Whistler, Blue Mountain et dans le Vieux-Montréal sont venues solidifier son statut d’entrepreneur à succès.
Et lorsque Whistler a connu des dépassements de coûts et des retards à l’approche des Jeux olympiques de 2010, c’est Damphousse qui a gardé le cap. En 2022, lorsqu’il a racheté les parts de ses partenaires, il a confié que c’était le « plus gros move de sa vie ».
Son portefeuille est aussi large que silencieux. La majorité du public ignore qu’il possède maintenant plusieurs dizaines, voire des centaines de millions de dollars en actifs.
En tant que joueur, il a empoche près de 40 millions de dollars. Mais ce sont des peanuts par rapport à sa fortune personnelle.
Il emploie 400 personnes à travers le Canada. Il siège à des comités. Il agit comme mentor. Il prend des décisions stratégiques. Il bâtit un réseau de luxe avec la même discipline qu’il avait sur la glace. Bref, Vincent Damphousse est un capitaine d’entreprise accompli.
Et c’est pour ça que le salaire de 400 000 $ versé par RDS choque autant.
Ce n’est pas une critique contre l’homme. Il a bâti sa réussite. Il a pris des risques. Il a investi dans des infrastructures durables. Il mérite tout ce qu’il a gagné par son travail.
Mais à un moment où le modèle RDS s’effondre, où le public réclame du sang neuf, payer un analyste semi-présent 400 000 $ par année, alors qu’il possède déjà un empire, est une faute de lecture stratégique aussi grave que l’exclusion de Lane Hutson aux Jeux olympiques.
Et le peuple le voit.
Sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent :
« Damphousse pourrait prendre sa retraite demain pis faire du paddleboard à Whistler. Pourquoi RDS le paye encore? »
« 400 000 $ pour lire ses notes à l’Antichambre. Pendant que les jeunes se font dire d’être “patients”. Foutage de gueule. »
« Il a fait sa fortune avec ses spas… Qu’il se concentre là-dessus pis qu’il laisse la place. »
La colère n’est plus seulement contre un homme. Elle est contre un système.
Un système qui récompense l’ennui, la répétition, le confort, et qui ferme la porte aux talents émergents.
RDS a longtemps été une institution.
Mais aujourd’hui, c’est une chaîne de baby-boomers, gérée comme un club privé de retraités du CH, qui paye des fortunes à des millionnaires, pendant que la relève se meurt dans l’anonymat.
Et ça… c’est le vrai scandale.
