Tout commence par une mise en échec légale de Dylan McIlrath sur Jayden Struble.
Rien de croche.
Aucun coup à la tête.
Aucun bras levé.
Struble reste étendu quelques secondes, se relève difficilement, mais demeure sur le banc.
Le jeu aurait très bien pu continuer sans conséquence.
Heavy weight tilt between Dylan Mcilrath and Arber Xhekaj #GoHabsGo #ALLCAPS pic.twitter.com/wxavEbKwbi
— Capitals Replays (@CapitalsReplays) January 14, 2026
Le contexte rend la décision encore plus lourde : le Canadien vient tout juste de prendre les devants 2-0, à l’étranger, en deuxième période. Le momentum est du côté des Bleus-Blancs-Rouges.
Le contrôle aussi.
Arber Xhekaj, fidèle à son rôle, choisit la solidarité avant le calcul.
Les gants tombent.
Le message est clair : on ne touche pas à un coéquipier sans répondre.
Sur ce plan-là, rien à redire. Xhekaj incarne exactement ce qu’il est depuis son arrivée dans la LNH.
Mais la manière… et surtout le timing, posent problème.
Deux minutes d’instigateur. Cinq minutes pour s’être battu. Dix minutes de mauvaise conduite. 17 minutes de pénalité, dont une pénalité mineure qui aurait pu complètement faire dérailler le match. À Washington. Avec l’avance. En plein contrôle.
Le combat est violent, sans équivoque. McIlrath est dominé.
Xhekaj gagne clairement l’échange sur le plan physique. Mais la fin est trouble. Une fois les arbitres intervenus, quelques coups supplémentaires sont décochés derrière la tête de son adversaire.
À ce moment-là, le message est déjà passé. Et c’est précisément là que le code est enfreint.
Ce genre de séquence, les entraîneurs détestent ça.
Défendre un coéquipier, oui.
Mettre son équipe en danger alors qu’elle contrôle le match. Non!
Donner des coup de poingts derrière la tête à son rival quand l'arbitre tente de les séparer... C'est non!
Le Canadien s’en sort bien. La punition est écoulée. Aucun but accordé. Aucun renversement de momentum.
Mais le résultat ne doit pas masquer le fond du problème.
Arber Xhekaj reste un atout précieux.
Un intimidateur naturel.
Un joueur que personne n’ose provoquer gratuitement.
Mais à ce stade-ci de la saison, dans une course serrée, ce genre de décision impulsive devient un luxe dangereux.
La ligne est mince entre leader physique et facteur de risque.
À Washington, Xhekaj a gagné son combat.
Mais il a aussi rappelé que même les shérifs doivent parfois choisir le bon moment pour dégainer.
Le problème avec Arber Xhekaj, ce n’est pas le courage, ni la loyauté, ni même la violence contrôlée.
Le problème, c’est la zone grise dans laquelle il évolue présentement. Il amène une dimension tellement dissuasive que plus personne n’ose répondre.
Plus personne ne l’attend au tournant. Plus personne ne teste vraiment la limite. Résultat : Xhekaj finit par faire un peu ce qu’il veut.
C’est comme une bête qu’on essaie encore de dompter. Tant qu’on lui laisse la laisse lousse, il tire. Quand il décide que le moment est venu, il agit.
Et parfois, ça déborde. Ça devient dangereux. Pas par méchanceté, mais par absence de frein.
Les seuls capables de l’arrêter, en ce moment, ce n’est pas le banc du Canadien. C’est la ligue. Si la ligue tolère, il va pousser.
Si la ligue ferme les yeux, il va tester encore. C’est la logique même de ce type de joueur.
Sinon, l’autre solution est plus vieille que le règlement : le code des joueurs.
Le jour où quelqu’un décidera de lui faire payer ce genre de fin de combat, de dépassement après le sifflet, le message passera autrement. Ça arrive toujours comme ça dans la LNH. Pas par décret. Par réaction.
Xhekaj joue avec le feu parce qu’il est seul à l’allumer.
Reste à voir qui .. ou quoi ... décidera de l’éteindre.
