Zachary Bolduc se retrouve aujourd’hui dans une situation particulière à Montréal.
D’un côté, le Canadien de Montréal apprécie énormément son profil. De l’autre, aucun contrat n’a encore été négocié et plusieurs questions demeurent sans réponse concernant son avenir au sein de l’organisation.
Il faut préciser une chose importante : il n’y a rien d’alarmant dans le fait que les discussions n’aient pas encore commencé. Pour un joueur dans sa situation contractuelle, les négociations se mettent souvent en branle plus tard en juin, parfois même à l’approche de l’ouverture du marché des joueurs autonomes.
Malgré tout, le dossier attire l’attention.
Selon les informations qui circulent, les dirigeants du Canadien ont beaucoup aimé la saison de Bolduc. On apprécie sa combinaison de robustesse, son tir ainsi que sa capacité à contribuer offensivement lorsqu’il obtient les bonnes opportunités.
Le problème n’est pas nécessairement entre Kent Hughes et Zachary Bolduc.
La véritable question concerne plutôt son rôle futur au sein de l’équipe.
Martin St-Louis est-il prêt à lui confier davantage de responsabilités offensives?
Voilà probablement le point le plus important de toute cette histoire.
Bolduc a terminé sa première saison complète à Montréal avec 12 buts et 30 points en 78 rencontres. Il a connu de bons moments, mais aussi des périodes plus difficiles où son temps de glace a diminué considérablement. À certains moments, il s’est même retrouvé dans les gradins.
Pour un jeune attaquant reconnu pour ses qualités offensives, il est normal de vouloir savoir ce que l’avenir lui réserve.
Aujourd'hui Tony Marinaro et JiC en ont discuté à TVA Sports.
Tony Marinaro croit que le Canadien pourrait lui offrir une entente de quatre ans. Jean-Charles Lajoie, lui, voit les choses différemment. Selon lui, le clan Bolduc aurait avantage à viser un contrat plus court afin de conserver une certaine flexibilité pour la suite de sa carrière.
L’argument est intéressant.
Si Bolduc est convaincu qu’il peut devenir un marqueur de 25 ou même 30 buts dans la LNH, un contrat plus court pourrait éventuellement lui permettre d’aller chercher une entente beaucoup plus lucrative.
À l’inverse, une offre à long terme garantirait une sécurité financière importante dès maintenant.
Kent Hughes devra donc trouver le bon équilibre.
Le directeur général a déjà démontré qu’il aime sécuriser certains jeunes joueurs lorsqu’il croit fermement en leur potentiel. Cole Caufield, Juraj Slafkovsky et Lane Hutson en sont de bons exemples. Toutefois, Bolduc n’appartient pas encore à cette catégorie de joueurs intouchables autour desquels l’organisation construit son avenir.
Son dossier est différent.
Son potentiel demeure intéressant, mais son rôle n’est pas encore parfaitement défini.
C’est probablement ce qui explique pourquoi le silence persiste présentement.
Hughes analyse la situation.
Bolduc évalue ses options.
Le clan du joueur veut certainement obtenir des garanties concernant les opportunités qui lui seront offertes au cours des prochaines saisons.
Une chose demeure certaine : personne à Montréal n’a abandonné le projet Zachary Bolduc.
Au contraire.
L’organisation croit toujours en lui et plusieurs observateurs sont convaincus qu’il possède encore une marge de progression importante.
La suite dépendra maintenant des discussions qui s’amorceront au cours des prochaines semaines.
D’ici là, le dossier reste ouvert.
Et tant qu’aucune entente n’est signée, une question continuera d’alimenter les débats chez les partisans : quel est réellement le plan de Kent Hughes pour Zachary Bolduc?
À suivre...
