Zachary Bolduc et Brendan Gallagher liés depuis l’enfance : une révélation qui touche en plein cœur

Zachary Bolduc et Brendan Gallagher liés depuis l’enfance : une révélation qui touche en plein cœur

Par William Petit Lemay le 2026-05-01

Parfois, le hockey dépasse largement le cadre du jeu. Il raconte des histoires qui traversent les années, des moments qui semblaient ordinaires à l’époque, mais qui prennent aujourd’hui une dimension complètement différente.

C’est exactement ce qui vient de refaire surface à Montréal.

Grâce à une image sortie des archives par Anthony Martineau, une scène captée il y a plusieurs années vient de créer une onde d’émotion inattendue autour du Canadien. Sur cette photo, un jeune garçon attend patiemment pour obtenir un autographe. Rien d’exceptionnel à première vue. Une scène classique. Une rencontre entre un enfant et son idole.

Sauf que ce jeune garçon, c’est Zachary Bolduc.

Et l’idole en question, c’est Brendan Gallagher.

À l’époque, Bolduc n’avait que 11 ans. Il regardait le Canadien avec des étoiles dans les yeux, admirant un joueur reconnu pour son intensité, son courage et sa capacité à déranger l’adversaire sans jamais reculer.

Gallagher représentait exactement ce que plusieurs jeunes Québécois rêvaient de devenir : un joueur qui ne triche pas, un joueur qui se bat pour chaque rondelle, un joueur qui refuse de disparaître.

Des années plus tard, cette admiration prend un tout autre sens.

Aujourd’hui, Zachary Bolduc partage le même vestiaire que celui qu’il allait rencontrer dans une séance d’autographes. Le lien n’est plus imaginaire. Il est bien réel. Et surtout, il est assumé.

Quelques heures avant un match crucial, Bolduc l’a lui-même confirmé sans détour.

« En grandissant, j’étais un fan du Canadien. J’ai vu Gallagher être dérangeant. C’est un gars qui travaille fort et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. J’essaie d’amener certaines choses de son jeu dans le mien. »

Ces mots résonnent différemment lorsqu’on connaît maintenant cette photo.

Ce n’est plus simplement un jeune joueur qui parle d’un vétéran respecté. C’est un enfant devenu professionnel qui réalise qu’il est en train de vivre le rêve qu’il regardait de loin.

Et sur la glace, ce n’est pas qu’un simple hommage.

Depuis le début des séries, Bolduc incarne justement ce style qui a marqué son développement. Il dérange. Il provoque. Il s’impose dans les batailles physiques. Son trio avec Kirby Dach et Alexandre Texier apporte une constance qui fait une différence dans cette série face au Lightning.

Cette attitude ne vient pas de nulle part.

Elle a été construite en observant un joueur comme Brendan Gallagher pendant des années.

Du côté de Gallagher, l’histoire ajoute une dimension encore plus forte à son parcours. Un vétéran qui a tout donné à l’organisation, qui a traversé les blessures, les critiques et les moments difficiles, devient maintenant une source d’inspiration concrète pour la relève.

Ce genre de passage de flambeau ne s’enseigne pas.

Il se vit.

Dans un vestiaire, dans les gestes, dans l’exemple quotidien.

Le Canadien ne gagne pas seulement des matchs en ce moment. Il construit quelque chose de plus profond. Une culture. Une identité. Un sentiment d’appartenance qui se transmet d’une génération à l’autre.

Et cette photo, aussi simple soit-elle, vient parfaitement illustrer ce phénomène.

Un enfant devant son idole.

Puis, quelques années plus tard, deux coéquipiers unis par le même chandail.

Le hockey peut parfois offrir des scénarios qu’aucun scénario ne pourrait écrire.