Zachary Bolduc fait mal à Patrik Roy et sa famille

Zachary Bolduc fait mal à Patrik Roy et sa famille

Par David Garel le 2026-03-23

Il y a quelque chose qui ne tient pas debout dans toute cette histoire, et plus on recule, plus on réalise que la tempête n’est peut-être pas partie d’où tout le monde pense.

Parce que oui, Zachary Bolduc a peut-être voulu jouer au bon gars devant les caméras après coup, mais sur la glace, c’est lui qui a allumé l’incendie.

Revenons à la scène.

Un match déjà plié. Une victoire assurée. Un tir qui entre enfin après 30 matchs sans marquer. Et là, au lieu de simplement célébrer, respirer, tourner la page… Bolduc fixe Patrick Roy.

Il le regarde. Il insiste. Il lui parle. Il crée un moment. Il transforme un but de pauvre en duel personnel, en scène qui attire l’attention de tout le monde.

Et Roy, lui, fait quoi?

Il utilise un outil qui existe dans la Ligue nationale. Il conteste. Comme n’importe quel entraîneur le ferait. Parce qu’on ne joue pas dans une ligue de garage.

Parce qu’avec les règles actuelles, avec les égalités au classement, avec les scénarios de bris d’égalité, tu ne prends aucune chance. Aucun but gratuit. Aucun détail laissé au hasard.

C’est ça, la réalité.

Mais à cause de ce regard. À cause de cette mise en scène. À cause de ce moment que Bolduc a lui-même amplifié… tout a explosé.

Les réseaux sociaux se sont emballés. Roy est devenu le méchant parfait.

« Manque de classe ». « Honte ». « Humiliation ». On a oublié complètement le contexte, complètement la règle, complètement la logique du hockey de haut niveau.

Et pire encore, ça a dérapé. Sa famille a été attaquée. Des commentaires complètement déplacés ont circulé. Tout ça pour une contestation parfaitement légitime.

Et maintenant?

Maintenant, Bolduc arrive devant les médias… et il joue à l’innocent.

« J’ai vu qu’il contestait. Nos regards se sont croisés, il m’a fait un petit sourire. Il savait ce qu’il faisait. C’est plate, mais ça fait partie du hockey. Il n’y a pas de grosse histoire à faire avec ça. »

Pas de grosse histoire?

C’est pourtant lui qui l’a créée.

C’est lui qui a transformé un but banal en moment chargé. C’est lui qui a fixé Roy, qui a cherché la réaction, qui a installé cette tension-là devant tout le monde. Et après, il arrive avec un discours calme, détaché, presque léger, comme si tout ça était sorti de nulle part.

Même chose quand il dit que c’était « une situation drôle » et qu’il en a ri avec Benoit Desrosiers (l'adjoint de Roy).. Drôle? Sérieusement?

Pendant que Roy se fait détruire partout, pendant que la situation dégénère au point où ça touche sa famille, pendant que le débat devient énorme à Montréal… lui, il rit.

Pendant qu'il est chouchouté par TVA Sports.

C’est là que ça devient ridicule.

Parce que tu ne peux pas allumer un feu… puis arriver après avec un verre d’eau en disant que ce n’est pas grave. Tu ne peux pas provoquer une réaction aussi forte, volontairement ou non, puis faire comme si tout ça n’avait aucune importance. Ça sonne faux. Complètement faux.

Et au final, ce qui ressort de tout ça, ce n’est même plus la contestation.

C’est le contraste.

Entre un entraîneur qui fait simplement son travail, dans une ligue où chaque détail compte… et un joueur qui crée un moment, déclenche une tempête, puis tente de refermer le dossier avec un sourire et deux phrases bien placées.

Sauf que le mal est fait.

Bolduc joue à la victime... pour jouer au sauveur ensuite?

Ridicule..