Honte publique à Brossard: Zachary Bolduc visé par Martin St-Louis

Honte publique à Brossard: Zachary Bolduc visé par Martin St-Louis

Par David Garel le 2026-01-19

Parfois, un entraîneur n’a pas besoin d’une conférence de presse, ni d’un long discours. Il suffit d’un entraînement, d’un tableau de trios, et tout le monde comprend.

À Brossard, Martin St-Louis a envoyé un message clair, brutal et public. Et celui qui l’a reçu en plein visage, c’est Zachary Bolduc.

Il n’y a plus de doute possible : Bolduc est en danger immédiat.

Pas demain.

Pas « s’il continue comme ça ».

Maintenant.

Le message est public, assumé, humiliant

Regardons les trios, froidement. Sans émotion. Sans excuses.

Caufield - Suzuki - Dach

Slafkovsky - Kapanen - Demidov

Blais / Gallagher - Danault - Anderson

Veleno - Evans - Bolduc / Laine

Quand tu es un choix de première ronde, acquis dans une transaction majeure, et que tu te retrouves à alterner sur le quatrième trio, pendant que Joe Veleno, qu’on pensait sacrifié, est toujours là, sans alterner.

Ce n’est plus un message.

C’est une exposition.

Martin St-Louis aurait pu protéger Bolduc.

Il a fait l’inverse.

Il l’a placé là où tout le monde regarde. Sur le 4e trio... en alternance...

À Brossard.

Devant les caméras.

Devant les journalistes.

Devant le vestiaire.

Ce n’est plus du « développement », c’est du jugement

Depuis des semaines, la relation entre Martin St-Louis et Zachary Bolduc est froide, distante et inconfortable.

Bolduc a eu des essais en haut de l’alignement.

Il a eu du jeu en avantage numérique.

Il a eu des opportunités.

Et depuis, tout ce qu’on voit, c’est : des replis défensifs abandonnés, des séquences où il arrête de patiner, une absence totale d’impact, même dans un rôle réduit.

St-Louis n’est pas en train de le corriger.

Il est en train de l’évaluer pour l’exclure.

Quand un coach commence à tester des trios sans toi, quand il prépare déjà la vie après ton départ, c’est rarement un hasard.

Le retour des blessés change tout… et Bolduc le sait

Kirby Dach revient.

Patrik Laine se rapproche.

Il n’y a pas 13 places pour 15 attaquants.

Et dans cette équation, Bolduc coche toutes les cases du joueur sacrifiable : contrat d’entrée, exempté du ballottage, confiance du coach inexistante, impact négatif dans le jeu sans la rondelle.

Le Canadien n’a aucune raison de le protéger.

Et St-Louis vient de le dire sans parler.

Ce n’est plus une question de talent, mais de survie.

Personne ne remet en doute le talent brut de Zachary Bolduc.

Mais à Montréal, le talent sans engagement ne survit pas.

Quand le coach t'humilie devant tout le monde, ce n’est plus du hockey.

C’est de la politique interne.

Et présentement, Bolduc est du mauvais côté du pouvoir.

La ligne est mince entre « message » et « fin annoncée ».

À Brossard, Martin St-Louis vient peut-être de la franchir.

Une chose est certaine :

Zachary Bolduc n’a plus droit à l’erreur.

Et à Montréal, quand ça devient public comme ça…

La suite arrive souvent très vite.