Josh Anderson vient peut-être de changer la conversation autour de son avenir à Montréal.
Avec deux buts, une passe et un tir bloqué qui aurait pu coûter cher au Canadien contre les Penguins de Pittsburgh, l'attaquant de 32 ans a rappelé à Kent Hughes qu'il possède encore des qualités que les statistiques ne peuvent pas raconter à elles seules.
Josh Anderson is in the right place at the right time to tip home his second of the night 🤝 📺: Penguins vs. Canadiens on SNE 📲: Stream on Sportsnet+ https://t.co/c32UxIr2u9
— Sportsnet (@Sportsnet) November 1, 2026
Son prochain contrat pourrait atteindre 20 millions de dollars sur quatre ans… et cette possibilité mérite beaucoup plus d'attention qu'on pourrait le croire.
La victoire de 5-4 contre Pittsburgh a permis au Canadien de prolonger sa séquence victorieuse, mais Anderson a joué un rôle majeur dans ce résultat.
Il a marqué deux fois, ajouté une passe et participé à une séquence défensive qui résume parfaitement ce qu'il peut apporter à une équipe ambitieuse.
En fin de rencontre, Erik Karlsson a décoché un tir dangereux et Anderson s'est placé dans sa trajectoire pour protéger l'avance montréalaise.
Un attaquant qui vient de connaître une soirée offensive de trois points aurait pu penser à ses statistiques. Anderson, lui, voulait surtout que son équipe gagne.
« J'ai simplement essayé de me placer dans la trajectoire du tir. J'ai eu de la chance que la rondelle me frappe. J'avais raté deux tirs bloqués auparavant et je n'étais pas content de moi, mais je suis surtout heureux qu'on ait gagné », a-t-il expliqué après la rencontre.
Cette déclaration résume assez bien le personnage. Anderson ne prétend pas avoir réalisé un exploit héroïque. Il parle d'un tir bloqué, de deux tentatives ratées et du résultat collectif.
Pourtant, ce genre de séquence compte énormément lorsque les matchs deviennent serrés et que chaque erreur peut faire basculer une rencontre.
En séries éliminatoires, une équipe a besoin de joueurs capables de marquer, mais également de vétérans prêts à encaisser un tir pour protéger une avance.
L'attaquant a aussi reconnu que son trio avait besoin d'une grosse performance après quelques rencontres plus difficiles.
« Je pense que notre trio avait besoin d'un gros match ce soir. Nous avions éprouvé des difficultés au cours des derniers matchs, mais j'ai aimé notre réaction, autant comme trio que comme équipe. Des joueurs se lèvent et j'aime la façon dont nous avons joué. »
"Sometimes you've got to pay the price to win." Josh Anderson joins @ShawnMcKenzieSN after the Canadiens' fifth straight win. https://t.co/WnuYoCU7CX
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Anderson ne traverse pas une carrière parfaite et son contrat précédent a longtemps représenté une source de frustration pour les partisans.
Pendant plusieurs saisons, sa production offensive ne répondait pas aux attentes et les discussions entourant son avenir tournaient souvent autour de la possibilité de l'échanger.
Aujourd'hui, son jeu a retrouvé une direction plus claire. Sa puissance, sa capacité à attaquer le filet et son implication physique lui permettent de contribuer autrement qu'en remplissant la feuille de pointage.
La question est maintenant de savoir si Kent Hughes doit tenter de le conserver avant qu'il devienne joueur autonome sans compensation à la fin de la saison.
Un contrat hypothétique de 20 millions de dollars sur quatre ans représenterait une moyenne annuelle de cinq millions.
À 32 ans, Anderson aurait 36 ans au terme de cette entente. Le risque est réel, puisque les attaquants qui s'appuient sur leur puissance physique peuvent perdre une partie de leur efficacité avec l'âge.
Mais une prolongation de quatre ans ne serait pas nécessairement déraisonnable si le Canadien croit que son joueur peut continuer à remplir un rôle important pendant cette période.
La fenêtre de compétition de Montréal commence justement à prendre forme.
Nick Suzuki approche de ses meilleures années comme centre numéro un, Cole Caufield représente une pièce offensive majeure et les jeunes joueurs doivent maintenant transformer leur développement en résultats concrets.
Si le Canadien veut profiter des quatre prochaines saisons pour tenter de remporter la Coupe Stanley, il devra conserver un équilibre entre ses vedettes, ses jeunes talents et les vétérans capables de répondre présents lorsque la pression monte.
Le dossier d'Anderson s'inscrit dans une réflexion beaucoup plus vaste.
Chris Kreider, Kirby Dach et Phillip Danault font aussi partie des attaquants dont l'avenir devra être évalué, tandis qu'Alexandre Carrier et Samuel Montembeault représentent d'autres dossiers à surveiller.
Montréal pourrait disposer d'une marge de manœuvre financière considérable, autour de 29 millions de dollars selon les projections évoquées, mais cette somme ne signifie pas que chaque décision sera facile.
Chaque contrat devra être évalué en fonction du rendement, de l'âge et du rôle du joueur dans une équipe qui veut maintenant gagner.
La présence d'Owen Beck dans la formation ajoute une autre dimension au débat. Le jeune centre a obtenu une passe sur le premier but de la saison d'Oliver Kapanen et Martin St-Louis a vanté son intensité, sa vitesse et sa robustesse après la rencontre.
La relève progresse, mais l'expérience de joueurs comme Danault ne se remplace pas automatiquement. Le même raisonnement s'applique à Anderson, dont la contribution dépasse les seules statistiques offensives.
Offrir 20 millions de dollars à un attaquant de 32 ans comporte des risques.
Laisser partir un vétéran qui peut encore produire, imposer sa présence physique et protéger une avance dans les moments critiques en comporte également.
Après sa performance contre Pittsburgh, Anderson vient de donner à Kent Hughes de nouveaux arguments pour réfléchir sérieusement à une prolongation.
Le Canadien a passé plusieurs années à reconstruire. Maintenant que la possibilité de gagner devient plus concrète, la véritable question est de savoir combien il est prêt à investir pour conserver les joueurs qui peuvent l'aider à franchir la prochaine étape.
À suivre…
