Le retour de Mike Babcock dans la Ligue nationale de hockey commence à faire jaser.
À Edmonton, l’entraîneur-chef vient d’envoyer un message sans détour à Jake Walman, son défenseur de 49 millions de dollars, en le laissant de côté avant le duel contre les Flames de Calgary. Ses explications devant les médias ont ajouté une couche de pression sur un joueur qui connaît un début de saison difficile.
Babcock n’a pas cherché à protéger son défenseur. Il lui reproche de répéter les mêmes erreurs défensives, malgré plusieurs discussions avec le personnel d’entraîneurs. Selon lui, Walman se retrouve trop souvent mal positionné et laisse des occasions dangereuses à l’adversaire.
L’entraîneur affirme avoir revu les séquences à plusieurs reprises, sans constater les changements attendus.
Le message était clair : les avertissements n’ont pas suffi, alors le joueur doit maintenant regarder ses coéquipiers depuis les gradins.
Oilers Mike Babcock says Jake Walman is in the wrong spots over and over again and that's why he's not playing tonight. 📹 edmontonoilers https://t.co/aYFKo90UdY
— Bleed Oil Blue (@BleedOilBlue) October 28, 2026
Lorsqu’on lui a demandé comment Walman vivait cette décision, Babcock a répondu sèchement : « Vous devriez lui poser la question. » Une réponse froide qui laisse toute la place aux interrogations sur la relation entre les deux hommes.
Le défenseur, de son côté, a reconnu que cette mise à l’écart n’était pas agréable, tout en affirmant qu’il avait traversé des périodes difficiles auparavant et qu’il comptait en ressortir plus fort.
Les chiffres donnent toutefois du poids aux reproches de l’entraîneur. Après neuf matchs cette saison, Walman n’a récolté qu’une mention d’aide et affiche un différentiel de -7. Son temps de glace moyen est passé à environ 14 minutes 45 secondes par rencontre, alors qu’il jouait 18 minutes 45 secondes par match la saison dernière.
Pour un défenseur appelé à jouer un rôle important dans le top quatre, cette baisse de responsabilités représente un sérieux avertissement.
Le contrat ajoute une autre dimension à l’histoire. Walman a signé une entente de sept ans d’une valeur totale de 49 millions de dollars, soit une moyenne annuelle de sept millions. Edmonton attend donc beaucoup plus de lui qu’un simple rôle de soutien.
Babcock a néanmoins répété que le salaire ne guidait pas ses décisions : il veut aligner les joueurs qui donnent à son équipe les meilleures chances de gagner.
Reste que cette manière de gérer un vétéran coûteux rappelle pourquoi le retour de Babcock dans la LNH suscitait des questions.
Son passage à Toronto avait été marqué par des méthodes de gestion contestées et des tensions avec certains joueurs, dont Mitch Marner. En 2023, son embauche par Columbus avait également tourné court après une controverse entourant sa demande présumée de consulter des photos personnelles sur les téléphones de joueurs.
L’Association des joueurs avait exprimé de sérieuses préoccupations, et Babcock avait quitté son poste avant de diriger un match de saison régulière avec les Blue Jackets.
Il serait toutefois prématuré d’associer automatiquement la décision prise à Edmonton à ces controverses passées. Walman connaît de véritables difficultés sur la glace, et son entraîneur a le droit d’exiger une amélioration. La question porte plutôt sur la façon dont Babcock choisit de transmettre son message publiquement.
Une chose est certaine : la pression monte pour le défenseur. Il devra corriger ses lacunes, retrouver de la constance et convaincre son entraîneur qu’il mérite de réintégrer la formation.
Pour Babcock, cette première mise à l’écart d’un joueur aussi bien rémunéré pourrait aussi devenir un test de gestion. À Edmonton, la saga ne fait peut-être que commencer.
Misère...
