63 millions de dollars: Montréal donne une leçon à Cutter Gauthier et les Ducks

63 millions de dollars: Montréal donne une leçon à Cutter Gauthier et les Ducks

David Garel
Le 2026-07-24

Les Ducks sont en train de préparer une catastrophe salariale. Pendant ce temps, le Canadien nage dans l’or…

Il y a des organisations qui construisent en pensant aux cinq ou six prochaines années. (Montréal)

Et il y en a d’autres qui semblent prêtes à faire exploser leur structure salariale pour conserver leurs jeunes vedettes. (Anaheim)

Depuis quelques jours, les rumeurs prennent de plus en plus d’ampleur : Cutter Gauthier serait sur le point de décrocher un contrat avoisinant les 16 ou même 17 millions de dollars par saison lors de sa prochaine entente à long terme.

Seize ou dix-sept millions de dollars par année.

Entre Connor Bedard (15 M$) et Leo Carlsson (18 M$).

Si ce scénario se concrétise, on parle d'un contrat qui changera complètement la façon dont Anaheim devra gérer sa masse salariale pendant la prochaine décennie.

Parce que Gauthier n’est pas seul.

Les Ducks devront aussi continuer de payer Leo Carlsson, le joueur le mieux payé de toute la LNH et devront prolonger plusieurs autres jeunes piliers de leur reconstruction, dont le prodige Beckett Sennecke dès l'été prochain.

Ouch.

Accorder près de 16-17 millions de dollars à un seul attaquant juste parce que tu es dans le trouble après le 18 M$ accordé à Carlsson, c’est accepter qu’une immense partie de votre plafond salarial soit monopolisée par un deux joueurs.

Chaque augmentation future devient alors beaucoup plus compliquée. Chaque renouvellement de contrat devient une négociation sous pression. Chaque ajout par transaction ou sur le marché des joueurs autonomes exige des sacrifices ailleurs dans l’alignement.

Tout le monde chez les Ducks va vouloir plus, plus, plus.... toujours plus...

Et pendant que les Ducks s’apprêtent possiblement à vivre ce casse-tête surpayé.

Le Canadien de Montréal se retrouve dans une situation complètement opposée.

Selon les projections actuelles, le Canadien disposerait d’environ 63,4 millions de dollars d’espace sous le plafond salarial à l’approche de la saison 2029-2030.

Le chiffre est complètement renversant.

Et ce qui rend cette situation encore plus spectaculaire, c’est que le noyau de l’équipe est déjà pratiquement en place.

Nick Suzuki est sous contrat.

Cole Caufield aussi.

Juraj Slafkovsky également.

Ivan Demidov.

Lane Hutson.

Noah Dobson.

Kaiden Guhle.

Mike Matheson.

Jakub Dobeš.

Les principales pierres de fondation sont déjà protégées.

Malgré cela, Montréal conserverait une flexibilité financière que plusieurs organisations ne peuvent même pas imaginer.

C’est exactement ce qui distingue Kent Hughes de plusieurs directeurs généraux de la LNH.

Il ne construit pas seulement une équipe talentueuse.

Il construit une équipe capable de demeurer talentueuse.

La nuance est énorme.

Pendant que certaines organisations devront jongler avec des contrats monstres qui risquent d’étouffer leur marge de manœuvre, le Canadien pourrait encore avoir les moyens d’aller chercher une vedette par transaction (Connor McDavid l'été prochain), de signer un joueur autonome de premier plan (Connor McDavid dans deux ans) ou de prolonger ses jeunes prodiges de l'avenir (Michael Hage et Alexander Zharovsky) qui accepteront d'être sous-payés eux aussi.

Le rêve. Montréal est en train de donner une leçon aux Ducks... et à Cutter Gauthier qui est égoïste de vouloir "saigner" son DG en utilisant l'offre hostile de Carlsson et son salaire de 18 M$.

Gauthier est un joueur exceptionnel et va devenir l’un des meilleurs marqueurs de la LNH.

Mais dans ce dossier, il a vraiment été mené uniquement par l'argent... et non l'envie d'aider son équipe pour le futur.

Sommes-nous étonnés? Le kid a forcé une transaction vers Anaheim alors qu'il ne voulait rien savoir de jouer pour les Flyers.

Philadelphie s'est fait voler en receçant Jamie Drysdale, dont le talent ne va pas à la cheville de Gauthier.

Bref, il a plombé l'avenir de deux équipes par ses caprices sportifs et financiers.

À Montréal, nos vedettes ont accepté de se sacrifier pour le bien de l'équipe et son avenir.

Mets ça dans ta pipe Cutter.