Sportsnet vient de lancer une véritable bombe.
Kirill Marchenjo pourrait être échangé à Montréal avant le 16 septembre.
Pendant que tout le monde tente de deviner si Kirill Marchenko aboutira à Montréal, cette date revient constamment dans les discussions.
Comme l’a expliqué le journaliste du réseau anglophone, Eric Engels, lors de son passage au Sick Podcast, jusqu’au 16 septembre, une équipe qui acquiert Marchenko peut encore lui faire signer une prolongation de huit ans. Après l’entrée en vigueur de la nouvelle convention collective, cette possibilité disparaîtra.
« Vous avez un joueur qui est encore admissible à une prolongation de huit ans jusqu’au 16 septembre. S’il ne veut pas signer cette prolongation avec Columbus, mais qu’il accepterait de la signer ailleurs, cela pourrait mettre une véritable horloge sur la situation si une transaction doit avoir lieu. »
Voilà pourquoi cette date est aussi cruciale.
Un contrat de huit ans représente une valeur énorme pour une équipe acquéreuse. Non seulement elle sécurise un joueur vedette pour une saison supplémentaire, mais elle peut aussi répartir un salaire colossal sur une plus longue période, réduisant ainsi l’impact annuel sur la masse salariale.
Selon ce qui circule, Marchenko souhaiterait maintenant un contrat avoisinant 12 millions de dollars par saison, alors qu'il désirait 11 M$ annuellement.
L'offre hostile à Leo Carlsson et l'explosion du marché a changé ses demandes pour 1 million supplémentaire.
Mais si une huitième année est ajoutée, une entente d’environ 88 millions de dollars sur huit ans, soit une moyenne de 11 millions par année, pourrait devenir beaucoup plus attrayante pour les deux parties.
Cela rend les prochaines semaines aussi cruciales.
Si Kent Hughes est réellement prêt à faire de Kirill Marchenko la pièce maîtresse de son top-6, il n’a peut-être pas intérêt à attendre après le 16 septembre. La possibilité de lui offrir cette huitième année constitue un argument de négociation que plusieurs directeurs généraux seraient prêts à payer très cher.
Eric Engels apporte toutefois une nuance importante. Selon lui, Aaron Portzline rapporte avec raison que Don Waddell est demeuré extrêmement ferme depuis le début de l’été.
Le message envoyé aux équipes intéressées aurait essentiellement été :
« Nous vous appellerons. Ne nous appelez pas. », Columbus ne semble pas avoir ouvert officiellement les enchères.
Reste qu’une question demeure.
Si Marchenko ne souhaite toujours pas s’engager à long terme avec les Blue Jackets, Don Waddell devra éventuellement déterminer comment récupérer la meilleure valeur possible.
Agent libre avec restriction l'été prochain, avec la possibilité de devenir libre comme l'air à l'été 2028, la valeur du Russe ne sera jamais aussi élevée qu'en ce moment... jusqu'au 16 septembre.
Kent Hughes voudra appuyer sur l’accélérateur plutôt que d’attendre que cette fenêtre se referme.
On commence à comprendre la stratégie de Don Waddell. Depuis des semaines, Aaron Portzline répète que le directeur général des Blue Jackets tient exactement le même discours à toutes les équipes : Columbus n’a pas l’intention d’échanger Kirill Marchenko.
Est-ce une véritable fermeture… ou une technique de négociation? Après tout, un directeur général n’a aucun intérêt à laisser croire qu’il est pressé de vendre un joueur de cette importance. Plus il affiche une position ferme, plus il protège sa valeur sur le marché.
Kent Hughes peut multiplier les offres avec des choix de première ronde, avec Kirby Dach ou avec d’autres joueurs établis, mais comme Columbus a identifié un espoir en particulier comme la pièce maîtresse qu’il souhaite obtenir, ces propositions risquent de tomber dans l’oreille d’un sourd.
Depuis le début de ce dossier, le nom d’Alexander Zharovsky revient constamment dans les discussions entourant les Blue Jackets.
Tout le monde sait qu’il est exigé par Columbus et que le CH ne veut pas le sacrifier.
Mais si Kent Hughes en vient à la conclusion qu’il s’agit du prix à payer pour mettre la main sur Kirill Marchenko avant le 16 septembre et profiter de la possibilité de lui offrir un contrat de huit ans, il devra répondre à la question qui définira peut-être son été : protège-t-il coûte que coûte l’un de ses meilleurs espoirs… ou accepte-t-il de le sacrifier pour ajouter immédiatement un ailier d’élite au noyau du Canadien?
Saga à suivre...
