Acquisition du centre ennemi: Pierre LeBrun dévoile la priorité de Kent Hughes

Acquisition du centre ennemi: Pierre LeBrun dévoile la priorité de Kent Hughes

David Garel
Le 2026-06-19

Les portes se ferment une à une pour Kent Hughes.

Pendant des mois, les partisans du Canadien ont rêvé à Nico Hischier. Un centre numéro un dans la fleur de l’âge. Un capitaine respecté. Un joueur complet capable de transformer instantanément le visage d’une équipe.

Oubliez ça.

Pierre LeBrun vient d’enterrer le dossier pour de bon.

Selon les dernières informations du journaliste de TSN et The Athletic, les négociations entre le clan Hischier et les Devils du New Jersey ont franchi l’étape la plus importante.

Les deux parties ont trouvé un terrain d’entente après plusieurs semaines de discussions, une prolongation de contrat sera annoncée dès le 1er juillet.

Les Devils voulaient un contrat à long terme, alors que l'attaquant suisse voulait une entente à court terme.

Finalement, ils ont coupé la poire en deux. Ce sera un contrat à moyen terme et un salaire annuel entre 11 M$ et 13 M$.

Les équipes qui espéraient voir Hischier devenir disponible regardent ailleurs depuis longtemps.

Montréal en fait partie.

Même constat du côté de Robert Thomas.

Depuis des semaines, les recruteurs associaient le Canadien au centre vedette des Blues de Saint-Louis.

Encore une fois, Pierre LeBrun a refroidi les ardeurs.

Les équipes qui ont appelé les Blues se font dire sensiblement la même chose : le nouveau DG Alexander Steen n’a pas l’intention d’échanger Thomas.

Voilà pourquoi un autre nom commence tranquillement à attirer l’attention à Montréal selon LeBrun: Pavel Zacha.

Boston écoute les offres.

Les Bruins ne cherchent pas activement à l’échanger.

Leur priorité demeure de prolonger son contrat dès le 1er juillet.

Mais contrairement aux dossiers Hischier et Thomas, les Bruins sont ouverts à écouter.

Dans le marché actuel, cette simple différence change tout.

Zacha vient de connaître la meilleure saison de sa carrière avec 30 buts et 65 points. Il ne coûte actuellement que 4,75 millions de dollars sur la masse salariale et il n’a plus qu’une seule année à écouler à son entente actuelle.

Le timing est intéressant, surtout qu'il n'y aucune négociation entre l'attaquant et le DG Don Sweeney.

Boston entreprend une transition.

Le Canadien cherche désespérément un centre top-6.

Et Pierre LeBrun confirme que plusieurs équipes, dont le CH, ont déjà communiqué avec les Bruins pour connaître le prix.

Le détail qui risque de faire sourire les partisans du CH?

Zacha possède une liste de huit équipes auxquelles il refuse d’être échangé.

Selon les informations qui circulent présentement, Montréal ne figurerait pas parmi ces destinations interdites.

Si Kent Hughes réussit à convaincre Don Sweeney, Zacha n’aurait vraisemblablement aucun problème à accepter la transaction.

C’est loin d’être banal.

Combien de joueurs refusent maintenant le Canada?

Combien de vétérans regardent les taxes, la pression médiatique et le climat avant de choisir leur destination?

Dans le cas de Zacha, Montréal le séduit, même si on parle du plus grand rival des Bruins.

Reste maintenant à déterminer si Boston veut réellement l’échanger, surtout chez l'ennemi montréalais.

Et surtout, combien Kent Hughes est prêt à payer.

À un certain moment, il faut arrêter de rêver au plan A et commencer à travailler sérieusement sur le plan B.

Pavel Zacha n’a peut-être pas le prestige de Nico Hischier.

Il n’a peut-être pas le talent offensif de Robert Thomas.

Mais il a 29 ans, mesure 6 pieds 3 pouces, peut jouer au centre, vient de produire 65 points et demeure accessible.

Dans le marché actuel, ce simple mot vaut de l’or.

Accessible.

LeBrun affirme que Kent Hughes va consacrer beaucoup plus de temps au dossier Pavel Zacha qu'aux autres options sur le marché car il sent que Boston commence à regarder les chiffres et n’aime probablement pas ce qu’il voit arriver.

Pavel Zacha aura 30 ans au début de la prochaine saison et il sort de la meilleure campagne de sa carrière Plusieurs recruteurs à croient déjà que sa prochaine entente pourrait facilement se situer entre 7,5 et 8,5 millions de dollars par année sur une longue période.

Dans une ligue où le plafond salarial augmente rapidement, ce prix n’est pas absurde. La question est plutôt de savoir si les Bruins veulent investir autant d’argent dans un joueur qui approchera la trentaine avancée lorsque son prochain contrat atteindra ses dernières années, alors que Boston n'a aucunement la formation pour gagner la Coupe Stanley et doit se rajeunir.

Fraser Minten pousse, James Hagens s’en vient, Dean Letourneau fait partie des plans futurs et Boston devra éventuellement faire de la place à sa nouvelle génération.

Plus le prix d’une prolongation augmente à Boston, plus les chances de voir Pavel Zacha devenir une cible réaliste pour le Canadien augmentent.

Wow. Le plan B est-il devenu le plan A?