Dmitri Voronkov est disponible sur le marché des transactions, et le Canadien de Montréal doit au moins se poser la question.
Le gros ailier russe de 6 pieds 5 pouces et 230 livres connaît un début de saison catastrophique à Columbus, a été laissé de côté lors des deux derniers matchs et se retrouve au cœur de rumeurs qui pourraient mener à son départ.
Le directeur général Don Waddell chercherait à améliorer immédiatement son équipe et serait même disposé à inclure Voronkov dans une transaction plus importante pour obtenir du renfort.
Voilà une occasion qui mérite l’attention de Kent Hughes, surtout après les discussions qui ont déjà associé Montréal au puissant attaquant.
Mais avec un joueur qui paraît hors de forme et dont la valeur a chuté, le Canadien doit-il tenter de l’obtenir à rabais ou attendre de voir si sa situation empire encore?
Selon David Pagnotta, de The Fourth Period, les Blue Jackets veulent échanger Voronkov avant que la situation ne dégénère.
Le scénario envisagé est toutefois intéressant : les Blue Jackets pourraient utiliser le Russe dans une transaction visant à obtenir une aide immédiate à leur ligne bleue.
Voronkov et le coach Rick Bowness ne s'adressent plus la parole.
Les chiffres sont peu reluisants. Le Russe n’a récolté qu’une mention d’aide en cinq matchs cette saison et a été laissé de côté lors des deux dernières rencontres des Blue Jackets. À 26 ans, il devrait pourtant être dans la force de l’âge.
Son début de campagne est d’autant plus préoccupant que son gabarit constitue normalement l’un de ses principaux atouts.
À 6 pieds 5 pouces et 230 livres, il peut protéger la rondelle, imposer sa présence devant le filet et compliquer la vie des défenseurs adverses.
Mais lorsqu’un joueur de cette taille arrive au camp "out of shape", ses qualités se retrouvent à la poubelle.
La relation entre l'attaquant et son coach va exploser. Le Russe avait déjà été laissé de côté pendant une longue séquence la saison dernière, et les tensions sont rendus à un point de non-retour.
En 2024-2025, il avait inscrit 23 buts et récolté 47 points en 73 rencontres. La saison dernière, il avait marqué 17 buts et obtenu 32 points en 63 matchs. Il avait également distribué 105 mises en échec, démontrant qu’il pouvait apporter beaucoup plus qu’une simple présence physique.
Ce joueur existe toujours. La question est de savoir si le Canadien pourrait le remettre sur les rails.
L’intérêt potentiel du Canadien ne sort pas de nulle part. Voronkov correspond à un profil que Montréal cherche à ajouter à son attaque : un ailier imposant, capable de gagner des batailles, de s’installer devant le gardien et de contribuer offensivement.
Le Canadien veut devenir plus difficile à affronter lorsque les matchs deviennent physiques. Les séries éliminatoires ont démontré l’importance de posséder des attaquants capables de conserver la rondelle sous pression, de gagner leurs duels et de créer de l’espace pour leurs coéquipiers.
Voronkov possède ce gabarit. Il n’est pas nécessaire d’inventer ses qualités : ses 23 buts en 2024-2025 prouvent qu’il peut aussi produire.
Il reste toutefois un gros point d’interrogation. Montréal ne peut pas se permettre d’acquérir un joueur simplement parce qu’il mesure 6 pieds 5 pouces.
Si Voronkov est réellement hors de forme et en conflit avec son entraîneur, Hughes devra déterminer si ses difficultés sont temporaires ou si elles révèlent un problème plus profond.
Le prix demandé par Columbus sera déterminant. Waddell cherche surtout à transformer un joueur devenu encombrant en renfort immédiat.
Adam Engström pourrait-il entrer dans l’équation?
Voronkov est sous contrat jusqu’à la fin de la saison, avec un salaire annuel moyen de 4,175 millions de dollars. Son entente arrive à échéance en 2027, mais il est agent libre avec restriction à la fin de son entente.
Un attaquant de 26 ans, capable de marquer plus de 20 buts et de jouer avec autant de puissance, ne devient pas inutile après cinq matchs difficiles. Si sa valeur a effectivement diminué, Montréal doit en profiter.
S'il faut sacrifier Adam Engström, qu'on le sacrifie au plus vite.
Maxim Lapierre se demandait récemment à quoi il servait réellement chez le Canadien, et la question mérite d’être posée. Le défenseur suédois n’a pas de véritable identité à Montréal : il n’est ni un spécialiste défensif sur lequel Martin St-Louis peut s’appuyer dans les moments difficiles, ni un défenseur offensif capable de changer le rythme d’un match.
Il occupe un espace sans réellement s’imposer dans aucun rôle précis. À 22 ans, il a encore le temps de se développer, mais il aurait besoin d’un nouveau départ pour trouver sa place dans la LNH.
Parfois, un changement d’organisation permet à un jeune joueur de découvrir ce qu’il peut réellement devenir. Et si Columbus lui offrait cette occasion pendant que Montréal récupère un attaquant puissant mais au fond du trou, les deux équipes pourraient y trouver leur compte.
Car à Montréal, le manque de puissance à l’avant n’a pas disparu. Et si le prix est raisonnable, le Canadien devrait au moins regarder ce que Columbus a à offrir.
À Kent Hughes de trancher s'il veut faire ce pari "toxique".
