Acquisition d'un gros centre de 6 pieds 6 pouces: Montréal vise le coup de circuit
Maxmilian Mares. Iften Redjah

Acquisition d'un gros centre de 6 pieds 6 pouces: Montréal vise le coup de circuit

David Garel
Le 2026-10-16

Un monstre de 6 pieds 6 se rapproche du Canadien de Montréal.

Selon nos informations, Maxmilian Mares est devenu la priorité du CH en vue du repêchage de 2027.

Le directeur de recrutement,Nick Bobrov, aurait personnellement supervisé l’imposant attaquant tchèque, notamment à Sherbrooke quand l'Oceanic affrontait le Phoenix, avant de se rendre à Rimouski avec Martin Lapointe pour poursuivre son évaluation.

Et il y a un détail qui retient particulièrement notre attention : Montréal possède actuellement le 40e choix au total, au début de la deuxième ronde. Un choix qui pourrait devenir extrêmement précieux si le Canadien décide de miser sur ce colosse de 6 pieds 6 pouces et 231 livres. (voir la suite de l'article après le tableau de repêchage).

Clairement, ce choix de 2e ronde risque de chuter si le CH joue à la hauteur de son talent, mais le CH est prêt à transiger au repêchage pour s'assurer de pouvoir sélectionner le centre tchèque.

Le Canadien de Montréal prépare- un coup fumant au prochain repêchage.

Il faut comprendre ce que représente Mares. À seulement 17 ans, le Tchèque est un géant de muscles.

Il possède un gabarit qui attire immédiatement l’attention, mais son potentiel ne se limite pas à sa taille. Il sait transporter la rondelle, créer des occasions de marquer, jouer avec intensité et imposer sa présence devant le filet. Il a aussi démontré qu’il pouvait produire offensivement contre des joueurs de son âge.

Admirez ses mains de feu:

Selon les informations que nous avons obtenues, l’intérêt pour Mares ferait partie des éléments à considérer dans la gestion du capital de repêchage de l’organisation.

Bobrov aurait demandé à Kent Hughes de tout faire pour garder son choix de 2e ronde.

Car Montréal n’est pas la seule équipe à avoir remarqué le jeune Tchèque. Son rendement à la Coupe Hlinka-Gretzky et son adaptation rapide au hockey nord-américain lui ont déjà permis de gagner du terrain dans les évaluations.

Pour comprendre l’intérêt que suscite Mares, il faut regarder au-delà de son gabarit.

Le jeune attaquant a représenté la Tchéquie à la Coupe Hlinka-Gretzky, un tournoi international important pour les espoirs de sa génération. Il y a inscrit trois buts et récolté six points en quatre rencontres, terminant au premier rang des pointeurs de son équipe nationale.

Il a particulièrement impressionné par sa capacité à utiliser son physique pour créer des occasions de qualité. Il ne se contente pas de protéger la rondelle grâce à son gabarit : il cherche à attaquer, à se rapprocher du filet et à mettre les défenseurs sous pression.

Une évaluation publiée pendant le tournoi soulignait justement son impact physique et sa capacité à générer des occasions dangereuses. Le recruteur qui l’analysait voyait en lui un joueur capable de dominer physiquement ses adversaires tout en conservant un potentiel offensif intéressant.

Mares a ensuite transporté cette dynamique à Rimouski. Il a connu des débuts de feu en Amérique du Nord, avec plusieurs performances de plusieurs points et une production de 11 points en 9 matchs (4 buts).

Il s’est également signalé dans les défaites de son équipe, preuve que sa contribution offensive ne dépend pas uniquement des soirées où l’Océanic domine son adversaire.

Son adaptation rapide est d’autant plus intéressante qu’il a quitté son pays natal pour poursuivre son développement au Québec.

Avant son arrivée à Rimouski, il évoluait dans le circuit junior tchèque. Il devait donc s’habituer à un hockey plus rapide, plus physique et à une nouvelle réalité culturelle.

Mares a lui-même décrit le type de joueur qu’il souhaite devenir.

« Je suis puissant, j’aime jouer dur et physiquement. J’aime patiner et me retrouver devant le filet. »

Cette déclaration correspond assez bien à ce que les recruteurs ont pu observer. Mares possède la taille pour gagner ses batailles le long des bandes, protéger la rondelle et déranger les gardiens en s’installant dans l’enclave. Mais il veut également participer au jeu et utiliser ses qualités offensives.

Le cinquième choix du repêchage international de la Ligue canadienne de hockey en 2026 savait qu’il devrait s’adapter rapidement à son nouvel environnement.

« Quand je suis arrivé au camp d’entraînement, j’ai remarqué que le niveau était différent. Tout était plus rapide et plus physique. Je savais que j’aurais besoin de temps pour bien me préparer à ce qui m’attendait. »

« Je dirais qu’après une semaine, j’étais à l’aise partout. Je ne savais pas vraiment à quoi ressemblerait la ville, mais je suis très heureux. C’est petit, magnifique et paisible. Je me plais bien à Rimouski. »

Il a toutefois reconnu que sa famille lui manquait.

« C’est certain que je m’ennuie, mais j’ai des photos à la maison et nous nous appelons tous les jours. Ma mère m’appelle tous les jours, parfois deux fois par jour! Nous gardons le contact et tout se passe bien. »

Derrière le géant qui fait parler les recruteurs, il y a donc un adolescent qui doit aussi apprendre à vivre seul dans un nouvel environnement, ce qui rend ses statistiques incroyables.

Mares possède déjà des attributs physiques exceptionnels pour son âge, mais il reste du travail à accomplir pour qu’il devienne un joueur complet.

Le patinage est l’un des aspects à surveiller. Pour un attaquant de 6 pieds 6 pouces, la capacité à accélérer, à changer de direction et à conserver son équilibre dans les espaces restreints peut faire toute la différence.

Mares possède une mobilité intéressante pour un joueur de cette taille. Les recruteurs veulent le voir gagner en explosivité et améliorer sa vitesse d’exécution, surtout lorsqu’il doit prendre une décision rapidement sous pression.

L’attaquant tchèque travaille précisément sur ces éléments depuis plusieurs années.

« Je travaille sur mon coup de patin et sur mon maniement de rondelle depuis que je suis jeune. Si je suis un bon patineur, c’est parce que j’ai toujours voulu m’améliorer. J’ai encore du travail à faire parce que j’ai ajouté quelques livres. Je dois encore trouver l’équilibre entre mon corps et mon jeu. »

À 17 ans, son développement physique n’est pas terminé. Le défi consiste à transformer cette taille en avantage permanent plutôt qu’en obstacle lorsqu’il faut accélérer ou se déplacer dans les espaces restreints.

Joël Perrault, l’entraîneur de l’Océanic, a lui aussi souligné la qualité de sa coordination.

« Il a une très bonne coordination pour un gars de 17 ans de son gabarit. Il reste que la vitesse d’exécution dans les espaces restreints représente un défi pour lui. Nous allons travailler fort avec lui sur cet aspect, et nous constatons qu’il est très réceptif. Il veut devenir un joueur de hockey. »

Perrault insiste également sur une qualité qui séduit Montréal, autant que les aptitudes physiques : sa volonté d’apprendre.

« C’est ce qui est le plus intéressant avec Max : il veut apprendre. Il pose des questions et il écoute les réponses. »

Cette attitude va lui permettre de progresser rapidement. Le CH ne recherche pas uniquement des joueurs déjà dominants à 17 ans. Elles veulent aussi comprendre comment un jeune réagit à l’encadrement, s’il accepte les critiques et s’il possède les outils pour continuer à s’améliorer.

Joël Perrault a également raconté une anecdote révélatrice sur son nouvel attaquant.

Lors d’une discussion sur son parcours, Mares avait utilisé le mot « normal » pour décrire la vie qu’il mène depuis son arrivée au Québec. Une réponse qui avait fait réagir son entraîneur.

« Je comprends ce qu’il veut dire, mais ce n’est pas normal, ce que nous vivons au quotidien dans le hockey. Dans son cas, il n’y a rien de normal dans sa vie », a expliqué Perrault en riant.

« Il est parti de chez lui en Tchéquie pour venir au Québec, à Rimouski, où l’on ne parle pas beaucoup anglais. Il y a beaucoup de choses qui le sortent de sa zone de confort. Il aura probablement des moments difficiles, mais il gère très bien tout ce qui se passe autour de lui. Il a une belle joie de vivre et il aime ce qu’il fait. »

« Il veut se faire repêcher et il veut jouer dans la LNH », a confirmé Perrault.

« Cela fait deux mois que nous travaillons ensemble et je vois un jeune qui a soif d’apprendre. Il n’est pas simplement venu ici pour faire ses affaires. Il est venu pour se développer, et cela paraît. »

Nick Bobrov et Martin Lapointe sont en amour avec lui. Au point que le CH songerait même à le sélectionner en premiere ronde s'il continue sa montée fulgurante.

Wow. Enfin un centre immense à Montréal? Pincez-nous quelqu'un.