Michael Bunting? Voilà où en est rendu Kent Hughes…
L’été de Kent Hughes est en train de prendre une tournure que peu de partisans avaient imaginée.
Depuis des mois, le directeur général du Canadien répète qu’il souhaite ajouter du talent offensif afin d’aider immédiatement son jeune noyau. Les rumeurs se sont multipliées. On a parlé de Kirill Marchenko. On a évoqué Jason Robertson, Elias Pettersson, Shane Wright, Robert Thomas et plusieurs autres gros noms capables de transformer le visage de l’attaque montréalaise.
Aujourd’hui?
Le nom qui circule pour le Canadien est celui de… Michael Bunting.
Ouch. Une vraie blague.
Ce n’est pas une attaque envers Bunting. C’est un joueur qui a réussi une très belle carrière après avoir longtemps dû se battre pour obtenir sa chance dans la LNH.

Mais le simple fait que Montréal soit maintenant associé à ce genre de joueur démontre à quel point le marché s’est refermé… et à quel point Kent Hughes n’a pas réussi à concrétiser ses ambitions offensives.
Patrick Kane vient tout juste de disparaître du marché des joueurs autonomes en choisissant de poursuivre sa carrière à Chicago.
Chaque semaine qui passe enlève une autre option au Canadien. Pendant ce temps, The Hockey News identifie maintenant Montréal comme une destination logique pour Bunting, aux côtés des Sabres de Buffalo et des Jets de Winnipeg.
On tombe de haut.
Michael Bunting n’est pas un joueur de concession. Il n’est pas un ailier top-6 capable de faire basculer une série éliminatoire à lui seul. C’est un joueur d’énergie. Un plombier dans tous les sens du terme.
À 30 ans, il compte 418 matchs d’expérience dans la LNH. Sa meilleure saison remonte à 2021-2022, lorsqu’il avait inscrit 23 buts et 63 points en 79 matchs avec les Maple Leafs de Toronto aux côtés d’Auston Matthews et Mitch Marner.
Depuis, la réalité est bien différente.
Sa production offensive a progressivement diminué au fil de ses passages en Caroline, à Pittsburgh, à Nashville et finalement à Dallas. Il demeure capable de rendre des services dans un rôle de soutien, mais il est loin du joueur qui faisait autant parler de lui à Toronto.
Voilà pourquoi il est difficile de ne pas trouver ça ridicule.
Le Canadien ne manque pas de joueurs de soutien.
Il manque un véritable attaquant capable de changer le visage de son top-6.
Bunting peut apporter de l’intensité. Il peut gagner des batailles le long des rampes. Il peut déranger le gardien adverse et ajouter une quarantaine de points dans une bonne saison.
Mais est-ce vraiment ce qui manque à l’équipe de Martin St-Louis?
La réponse est non.
Ce qui rend cette situation encore plus frustrante, c’est qu’il reste toujours un joueur beaucoup plus intéressant sur le marché.
Vladimir Tarasenko.
Si Kent Hughes cherche réellement un vétéran capable d’aider Ivan Demidov, pourquoi le nom de Tarasenko ne revient-il pas avec autant d’insistance?
On parle d’un ailier qui a marqué plus de 300 buts dans la LNH.
Un joueur qui vient encore de récolter 23 buts et 47 points en 75 matchs, en plus d’ajouter cinq points en onze rencontres éliminatoires.

Un vétéran qui a remporté la Coupe Stanley.
Un joueur respecté partout dans la ligue.
Un mentor naturel pour Demidov et les nombreux jeunes Russes qui graviteront bientôt autour du Canadien.
Ajoutez à cela le fait qu’il est représenté par Dan Milstein, le même agent que Demidov, Alexander Zharovsky et Gleb Pugachyov, et le scénario devient beaucoup plus logique et excitant que celui de Michael Bunting.
Tarasenko ne représente peut-être plus la vedette qu’il était il y a quelques années.
Mais il demeure un joueur capable d’occuper un rôle dans un top-6, surtout aux côtés de Demidov.
Bunting, lui, est davantage un complément.
Et c’est exactement la différence.
Si le Canadien veut réellement franchir une autre étape cette saison, il doit ajouter un joueur qui fera une différence lorsque les matchs deviendront importants.
Pas simplement un joueur qui viendra augmenter la compétition au camp d’entraînement.
Au final, voir Michael Bunting associé au Canadien raconte peut-être davantage l’histoire de l’été de Kent Hughes que celle de Bunting lui-même.
Les grandes cibles se sont envolées.
Les options se font de plus en plus rares.
Et pendant que les partisans rêvaient d’un véritable coup d’éclat, voilà que Montréal est maintenant lié à un joueur de 3eou 4e trio.
Pour une organisation qui promet depuis des mois de donner un véritable coup de pouce offensif à son jeune noyau, on est loin du scénario espéré.
Et si Kent Hughes choisit vraiment Michael Bunting avant Vladimir Tarasenko, ce sera la honte... de l'année...
