Affront public: Arber Xhekaj subit la honte de sa vie

Affront public: Arber Xhekaj subit la honte de sa vie

Par David Garel le 2026-05-12

Arber Xhekaj voulait jouer au shérif.

Finalement, il s’est retrouvé spectateur.

Ouch.

Quelle humiliation.

Après des jours à envoyer des messages aux Sabres de Buffalo, à parler de guerre, de protection, de répondre physiquement, à laisser entendre qu’il était prêt à défendre tout le monde si la série dérapait encore…

Voilà qu’au moment où les Canadiens de Montréal avaient besoin d’énergie, Martin St-Louis l’a cloué au banc comme un moins que rien.

Trois minutes et 46 secondes.

3:46.

Pour un défenseur régulier en séries éliminatoires, c’est presque impensable.

À partir du milieu de la deuxième période, Xhekaj a pratiquement disparu de la rotation. Plus de confiance. Plus de minutes. La honte... d'une vie...

Pendant que le match glissait lentement vers une défaite de 3-2 et que les Sabres égalisaient la série 2-2, le gars qui devait être le facteur intimidation regardait le hockey.

Ça fait mal.

Surtout quand on se rappelle tout ce qui s’est dit dans les derniers jours.

Après le fameux coup de poing sur Sam Carrick, après les provocations, après les avertissements envoyés aux Sabres, Xhekaj avait l’air gonflé à bloc. Il visait pratiquement le camp adverse publiquement. Le message était clair : si Buffalo voulait jouer au sale, il allait répondre.

Le problème?

Mardi soir, il n’a même pas eu l’occasion de répondre.

Il est arrivé à l'aréna comme une carte de mode. Il voulait faire son fraîchier:

Martin St-Louis lui a essentiellement retiré les clés du char.

Et ce n’est probablement pas un hasard.

Un entraîneur n’aime pas toujours voir un joueur alimenter publiquement une guerre déjà suffisamment explosive. Surtout quand la série est aussi émotionnelle, aussi fragile, aussi intense.

Quand un défenseur-plombier devient une distraction ou un risque dans un match serré, les minutes disparaissent vite.

Pendant que Lane Hutson (28:02), Noah Dobson (24:09), Mike Matheson (22:01), Alexandre Carrier (17:00) et Kaiden Guhle (15:16) jouaient à 5 défenseurs et absorbaient les grosses minutes, Xhekaj regardait comme un enfant puni à l'école.

Encore.

Les Sabres doivent être crampés ce soir.

L’équipe qui dénonçait son coup sur Carrick, qui parlait d’un geste cheap, qui voulait presque une suspension… voit maintenant le principal intéressé puni de la pire façon possible.

Par son propre entraîneur.

Aucun coach n’annonce publiquement qu’il passe un message à un joueur.

Mais 3:46?

Ça parle tout seul.

Le plus inquiétant dans tout ça, c’est ce que ça veut dire pour la suite.

Si Martin St-Louis n’a pas aimé le cirque médiatique, les menaces, le trash talk, les émotions qui débordent, il vient peut-être d’envoyer un message très clair :

Tu peux jouer au shérif.

Mais si ça nuit au plan de match, tu vas regarder la game comme les autres.

Et dans une série maintenant égale 2-2, avec un cinquième match énorme à Buffalo, la question devient inévitable :

Est-ce que Jayden Struble rentre pour Xhekaj jeudi à Buffalo?

Il mériterait d'être puni.

Le shérif avait "callé" un bain de sang.

Il a reçu... la honte de sa vie...