La défaite de mardi soir appartient à une porte de Zamboni.
Oui. Une porte.
Et c’est complètement ridicule qu’on soit encore en train de parler de ça en plein match de séries éliminatoires au Centre Bell.
Tout le monde le sait.
Les joueurs le savent. Les entraîneurs le savent. Les journalistes le savent. Les partisans le savent.
Cette maudite baie vitrée dans le coin de la patinoire donne des rebonds complètement absurdes depuis la nuit des temps.
Encore une fois mardi, ça vient de coûter le but le plus couteux aux Canadiens de Montréal.
Le but égalisateur de Tage Thompson qui a complètement changé le rythme du match.
Le but qui a remis les Sabres de Buffalo dans une rencontre où ils semblaient tranquillement glisser vers le bord du précipice.
On parle ici d’un bond totalement absurde, un ricochet sorti de nulle part sur la remise de Thompson qui frappe cette fameuse zone problématique où les deux tiges blanches dépassent de la baie vitrée pour créer un relief, dévie bizarrement, surprend complètement Jakub Dobeš et finit dans le filet.
THE BANK IS OPEN FOR TAGE 😅
— ESPN (@espn) May 13, 2026
Tage Thompson scored off the boards from mid-ice to tie Game 4 up 😳 pic.twitter.com/6qdFygCSbB
Une scène qui a immédiatement ramené de mauvais souvenirs.
Le 10 janvier dernier, exactement le même genre de bond complètement malade avait déjà mené à un but des Red Wings au Centre Bell. Même endroit. Même genre de déviation absurde. Même frustration.
Dans la catégorie des problèmes connus. Le 10 janvier dernier, la porte de la Zamboni a enregistré une mention d’aide au profit des Red Wings. #gohabsgo pic.twitter.com/go6zGNdOnH
— Louis-Philippe Guy (@LPGeek) May 13, 2026
La seul différence est que cette fois-ci, Jacob Fowler était sorti de son filet.
Et le plus fou?
Martin St-Louis a confirmé après le match que tout le monde est au courant du problème.
Quand Jérémy Rainville lui a demandé si cette zone problématique avait déjà été adressée, sa réponse a été courte… mais très lourde de sens.
« Oui, on en parle. »
Pas “on vient de découvrir ça”.
Pas “c’est la première fois”.
On en parle.
Le problème est connu.
Et pourtant, Geoff Molso refuse de réparer sa maudite porte.
C’est ça qui est difficile à avaler.
À un certain moment, il faudra aussi poser la vraie question : comment une organisation dirigée par Geoff Molson peut laisser traîner un problème aussi connu en plein Centre Bell?
On ne parle pas d’un petit amphithéâtre junior sans moyens. On parle d’un des temples du hockey, d’une, d’un bâtiment qui accueille des matchs de séries devant 21 000 personnes et des millions de téléspectateurs.
Si tout le monde sait depuis des mois (joueurs, entraîneurs, journalistes, employés du Centre Bell) que cette porte des Zambonis donne des bonds dangereux, comment ça n’a toujours pas été réglé?
Un joint de plastique, une moulure, une réparation mineure… peu importe le problème exact, il y a quelque chose de profondément gênant dans le fait qu’un match de séries puisse basculer à cause d’une baie vitrée défectueuse. À ce prix-là, ce n’est plus un détail. C’est une négligence.
Comment une organisation comme le CH et un amphithéâtre comme le Centre Bell, une machine qui imprimer littéralement de l’argent, peut encore avoir une porte de Zamboni qui transforme une série éliminatoire en roulette russe?
Tu niaises Geoff Molson?
Ta business vaut pratiquement 4 milliards de dollars.
On est en 2026. Et on n'est pas capable de corriger un joint de plastique qui fait bondir une rondelle comme dans un jeu vidéo mal programmé?
Des gens sur les réseaux sociaux l’ont rapidement pointé : ce seraient les moulures blanches autour de la porte des Zambonis qui dépassent légèrement et causent ces bonds anormaux.

Et le plus frustrant dans tout ça?
Dobeš s’est fait piéger mentalement par cette situation.
Martin St-Louis l'avoué.
Le gardien tchèque s’était déjà fait brûler auparavant après être sorti jouer une rondelle dans ce coin dangereux. Résultat? Il est resté plus prudent mardi.
Puis cette fois, il demeure dans son filet.
Et la rondelle finit par faire un bond complètement absurde jusque dans son équipement.
« S'il était sorti cette fois, la rondelle ne serait pas rentré dans le filet », a laissé tomber St-Louis.
Quel destin cruel.
Dobeš s’ajuste à un problème connu…
Puis le problème finit quand même par lui exploser au visage.
Les Sabres ont obtenu leur chance.
Tage Thompson a obtenu son bond de loterie.
Mais il y a une question qui demeure impossible à éviter après ce match :
Comment est-ce qu’une porte de Zamboni peut encore influencer une série des séries éliminatoires au Centre Bell?
À un certain moment, il faudra plus qu’« en parler ».
Il faudra la réparer.
Sors le "cash" Geoff.
Un joint de plastique ne devrait jamais devenir un facteur dans une course à la Coupe Stanley.
Come on.
On parle du Centre Bell, pas d’un aréna municipal avec un budget de hockey mineur.
Geoff Molson qui devient cheap au pire moment... le cauchemar d'une nation...
