Alerte transaction à Edmonton: Samuel Montembeault doit accepter la réalité

Alerte transaction à Edmonton: Samuel Montembeault doit accepter la réalité

David Garel
Le 2026-07-01

Une autre claque au visage pour Samuel Montembeault

Le marché des gardiens vient d’envoyer un autre message très clair au Canadien de Montréal.

Pendant que Kent Hughes tente toujours de trouver un acheteur pour Samuel Montembeault, les Oilers d’Edmonton viennent plutôt d’aller chercher Devon Levi des Sabres de Buffalo.

Le prix?

Un simple choix de troisième ronde en 2028.

Le geste est lourd de sens.

Edmonton cherchait désespérément une solution devant le filet depuis des mois. Pierre LeBrun associait régulièrement les Oilers à Samuel Montembeault. Finalement, Stan Bowman a préféré miser sur Devon Levi.

Pourtant, Levi est loin d’être un gardien établi dans la LNH.

À seulement six pieds, il n’a disputé que 39 matchs dans le circuit Bettman, affichant une moyenne de 3,29 buts accordés et un pourcentage d’efficacité de ,894. Des statistiques qui ne font certainement pas de lui une valeur sûre.

Oui, il a complètement dominé la Ligue américaine et son potentiel demeure très intéressant. À 24 ans, plusieurs équipes croient encore qu’il peut devenir un gardien numéro un malgré ses 192 livres tout mouillés.

Reste qu'on parle d'un tout petit gardien, alors que Montembeault mesure 6 pieds 3 et pèse 218 livres.

Dans une LNH qui priorise les gros gardiens, c'est une véritable baffe au visage pour le pauvre Sam.

Dans un marché où la pression médiatique est aussi intense qu’à Montréal, Edmonton semblait vouloir un gardien capable d’arriver avec une page complètement blanche plutôt qu’un vétéran qui s'est effondré mentalement au point d'être écarté complètement du vestiaire montréalais.

Les informations publiées par The Athletic alimentent également les interrogations. Alors que plusieurs croyaient que Montembeault souhaitait profiter de la dernière année de son contrat pour obtenir enfin un véritable poste de numéro un ailleurs, le journaliste Arpon Basu rapporte plutôt que le gardien aurait indiqué à Kent Hughes qu’il préférait demeurer à Montréal.

Cette révélation a clairement dégouté les dirigeants des Oilers. Une équipe qui investit pour un gardien veut généralement un joueur prêt à saisir une nouvelle occasion et à assumer immédiatement un rôle de premier plan.

Devon Levi a demandé une transaction aux Sabres. Alors que Montembeault est confortable comme 3e gardien, tant qu'il est proche de sa maman qui peut continuer à cuisiner pour lui.

Sam va devenir père cet été, mais il demeure extrêmement dépendant de ses parents émotionnellement. La présence de sa famille a commencé à poser problème pour Kent Hughes et Jeff Gorton.

Sam faisait constamment l'aller-retour entre Montréal et Sainte-Gertrude (proche de Bécancour), à presque deux heures de Montréal, pour aller se faire réconforter par ses parents suite à ses effondrements en direct.

Imaginez deux secondes à Edmonton, loin de sa famille. Le Dg des Oilers, Stan Bowman, ne voulait rien savoir d'un gars aussi faible entre les deux oreilles.

La conclusion demeure brutale pour Montembeault.

Même lorsqu’Edmonton avait un immense besoin devant le filet, les Oilers ont préféré miser sur un projet d’avenir plutôt que sur le gardien du Canadien.

Difficile de ne pas y voir une autre baisse de valeur sur le marché.

Pendant ce temps, le marché des gardiens continue de bouger à toute vitesse.

Sergei Bobrovsky vient de décrocher un contrat de trois ans à 7 millions de dollars par saison à Toronto, preuve que les équipes prêtes à investir pour un gardien numéro un ne manquent pas lorsque le joueur inspire confiance.

Même à bientôt 38 ans, Bobrovsky a fait sauter la banque.

Pour Samuel Montembeault, la réalité est beaucoup plus compliquée.

Le Canadien tente clairement de lui trouver une nouvelle destination, mais les options diminuent rapidement.

Il reste évidemment le New Jersey.

Les Devils viennent d'envoyer Jacob Markstrom en Floride et Jake Allen est déjà en place. Un duo Allen-Montembeault ferait du sens, surtout considérant que les deux hommes se connaissent parfaitement depuis leur passage ensemble à Montréal.

Mais même cette possibilité demeure très hypothétique.

Chaque transaction qui se conclut ailleurs retire un acheteur potentiel au Canadien.

Et chaque fois qu’un autre gardien trouve preneur avant Montembeault, le message envoyé au reste de la LNH devient de plus en plus inquiétant.

Kent Hughes devra peut-être finir par revoir ses exigences s’il veut réellement tourner la page.

Parce qu’en ce moment, le marché semble dire une chose très clairement.

La valeur de Samuel Montembeault est au fond du trou.

Même gratuitement, on se demande si une équipe sera intéressée.

Sam doit accepter la réalité. Il est rendu l'indésirable numéro un dans la LNH.