Alerte transaction: Artemi Panarin échangé en Californie

Alerte transaction: Artemi Panarin échangé en Californie

Par David Garel le 2026-02-04

Alerte transaction dans la LNH.

La bombe est tombée.

Après des jours de rumeurs, de gestion d’actifs, de joueurs retirés de l’alignement pour « raisons administratives », les Rangers de New York ont appuyé sur le bouton panique et ont expédié Artemi Panarin aux Kings de Los Angeles. (50 pour cent du salaire retenu)

Le retour?

Liam Greentree et un choix conditionnel de 3e ronde. (qui devient un choix de 2e ronde si les Kings passent la première ronde).

Pas de joueur établi. Pas de pièce majeure immédiate. Pas de miracle. Juste un espoir de 20 ans repêché 26e au total en 2024, aussi intéressant soit-il, et un pick de milieu de repêchage.

Et c’est exactement ça, la vraie histoire.

New York n’avait plus aucune carte dans ses mains

Il faut arrêter de faire semblant.

Les Rangers étaient pris à la gorge.

Panarin contrôlait sa destination. Il ne voulait pas promettre de prolongation de contrat à qui que ce soit (il a finalement signé pour deux ans à Los Angeles et 11 M$ par année).

Il avait été retiré de l’alignement pour protection d’actif. Tout le monde savait qu’il partait. Tout le monde savait qu’il n’allait pas signer à New York. Tout le monde savait que Chris Drury devait bouger... vite.

Quand un joueur de 34 ans, autonome à la fin de la saison, exige une extension et choisit pratiquement son prochain vestiaire, tu ne négocies plus. Tu subis.

Los Angeles n’a pas payé la lune, parce que Los Angeles n’avait pas à le faire.

C’est ça, la réalité froide du marché.

Panarin est encore un joueur d’impact offensif. Un créateur. Un gars capable de changer un match. Mais sans prolongation attachée à la transaction, il devient un actif à durée limitée. Et un actif à durée limitée, ça ne rapporte jamais le jackpot.

Le Russe a fait exprès d'attendre que la transaction soit conclue pour signer sa prolongation de contrat. Le Russe ne voulait pas signer tout de suite pour éviter que les Rangers obtienne un meilleur retour.

Il faut rappeler que Drury et Panarin se détestent et clairement, la vedette ne voulait pas aider son DG.

Reste que le DG des Rangers a réussi à dénicher le meilleur espoir des Kings.

Liam Greentree est un vrai espoir. Gros ailier droit de 6’3, 216 livres. Saison complètement folle dans la OHL: 119 points en 64 match la saison dernière, domination physique, tir pesant, instinct offensif naturel. Un profil de power forwardmoderne, capable de jouer dans un top-9 NHL à maturité.

Il connaît une moins bonne saison avec les Spitfires de Windsor cette année avec 45 points (23 buts, 22 passes) en 34 matchs. Et il est un overager de 20 ans. (inquiétant)

Mais.

Son patin n’est pas élite. Son jeu sans rondelle est encore inégal. Son développement est loin d’être terminé. Ce n’est pas un joueur prêt pour aider une équipe demain matin.

C’est un projet.

Donc quand tu additionnes Greentree + un choix de troisième ronde, tu n’obtiens pas un retour “star pour star”.

Tu obtiens du futur.

Et quand tu échanges Artemi Panarin pour du futur lointain, ça veut dire une seule chose: tu étais coincé.

Cette transaction est un avertissement pour toute la LNH

Ce deal-là envoie un message clair.

Même un joueur du calibre de Panarin peut être liquidé à rabais quand il est en fin de contrat, il veut une extension, il contrôle sa destination et son équipe est sous pression.

C’est exactement ce cocktail-là qui fait fondre la valeur marchande.

Et c’est pour ça que plusieurs directeurs généraux regardent cette transaction en ce moment en se disant: voilà à quoi ressemble un vendeur sans levier.

Et pendant ce temps, à Montréal…

Impossible de ne pas faire le parallèle.

Quand tu vois Panarin partir pour un choix de 3e ronde et un espoir, tu comprends une chose très simple: le marché est brutal pour les joueurs autonomes sans prolongation.

Ce genre de transaction confirme ce que tout le monde savait déjà: quand tu veux sortir un gros salaire ou un joueur en fin de contrat, tu dois accepter de perdre la transaction sur papier.

New York vient de le vivre.

Los Angeles vient d’en profiter.

Et le reste de la ligue vient d’apprendre.

Ce n’est pas une transaction glamour.

Ce n’est pas un vol spectaculaire.

Ce n’est pas un coup de génie.

C’est une liquidation contrôlée.

Les Rangers avaient un actif qui fondait de jour en jour. Ils ont pris ce qu’ils pouvaient pendant qu’il restait encore quelque chose à prendre.

Point final.

Voilà la vraie lecture de ce dossier.