Le malaise est immense à Vegas.
Dans une défaite gênante de 4 à 0 contre le Mammoth de l’Utah, les Golden Knights ont offert une performance inquiétante… mais un élément en particulier a complètement fait dérailler la discussion.
Adin Hill.
Le gardien numéro un de l’équipe a connu un début de match catastrophique, accordant trois buts… sur trois tirs. En quelques minutes à peine, le match était déjà hors de portée. Un cauchemar pour n’importe quel gardien dans la LNH.
Mais ce n’est pas seulement la performance qui fait réagir aujourd’hui.
C’est l’image laissée.
Arrivé au banc, Adin Hill a retiré son masque, enfilé une casquette et s’est mis à observer la suite du match comme si de rien n’était. Puis, à la surprise générale, il a laissé échapper un rire arrogant, une image choquante qui donnait l’impression qu’il se foutait complètement de venir de laisser tomber son équipe.
Ouch... Une image qui en dit long sur l’état des Golden Knights pic.twitter.com/O0Pu5RxEES
— hockey30.com (@HOCKEY30_com) March 20, 2026
Parce que dans un contexte où chaque match compte, où Vegas tente de rester dans la course et de retrouver une identité digne d’un aspirant à la Coupe Stanley… ce genre de séquence ne passe pas.
Et surtout, l’attitude derrière ne passe pas.
Voir un gardien numéro un, un ancien membre d’Équipe Canada, s’effondrer aussi rapidement dans un match aussi important, puis afficher une certaine légèreté sur le banc, ça en dit long. Trop long.
Le message envoyé est mauvais.
Très mauvais.
Et c’est exactement ce qui a fait réagir plusieurs observateurs, dont Renaud Lavoie, qui n’a pas mâché ses mots en revenant sur la séquence. Pour lui, ce n’est pas seulement une question de performance.
C’est une question de fierté.
Parce que dans une organisation comme Vegas, où la culture de gagner est implantée depuis le jour un, où chaque saison est construite pour aspirer aux grands honneurs… voir une telle scène, c’est dérangeant.
Ce n’est pas l’image d’un gardien en mission.
Ce n’est pas l’image d’un joueur habité par l’urgence.
C’est l’image d’un joueur déconnecté du moment.
Et dans un vestiaire, ce genre de détail-là, ça ne passe pas inaperçu.
Parce que les joueurs, eux, le savent.
Ils savent quand un coéquipier est all-in.
Ils savent quand quelqu’un est atteint par la défaite.
Et ils savent aussi quand ce n’est pas le cas.
La comparaison avec Samuel Montembeault est d’ailleurs frappante.
On peut critiquer ses performances, on peut débattre de son niveau de jeu… mais une chose revient constamment : son attitude.
Dans les moments difficiles, Montembeault est atteint. Visiblement. Intensément. Il ne décroche pas. Il ne prend pas ça à la légère. Il vit chaque but comme une claque.
Et ça, dans un vestiaire, ça compte énormément.
Parce que l’émotion, l’engagement, la frustration… ce sont des signes que le joueur est investi.
À Vegas, ce qu’on a vu avec Adin Hill donne une toute autre impression.
Et dans un contexte où les Golden Knights ne roulent pas à plein régime cette saison, où plusieurs commencent à se poser des questions sur l’identité du groupe, cette scène arrive au pire moment.
Parce que oui, il y a quelque chose qui cloche.
Ce n’est pas seulement une défaite.
Ce n’est pas seulement un mauvais match.
C’est une accumulation.
Jack Eichel ne peut pas tout faire.
Le groupe semble avoir perdu une partie de son identité.
Et depuis le départ de plusieurs leaders importants au fil des années, certains commencent à se demander si l’âme de cette équipe n’a pas été diluée.
Des joueurs comme Jonathan Marchessault apportaient plus que du talent. Ils apportaient une exigence. Une intensité. Une intolérance face aux demi-mesures.
Aujourd’hui, cette exigence semble moins visible.
Et la séquence impliquant Adin Hill ne fait que renforcer ce sentiment.
Parce qu’au final, dans une équipe aspirante, tout part du gardien.
C’est lui qui donne le ton.
C’est lui qui stabilise le groupe.
Et quand ce pilier vacille… tout le reste suit.
À Vegas, le problème n’est peut-être pas seulement la défaite contre Utah.
Le problème, c’est ce que cette défaite révèle.
Et ce que cette image laisse comme impression.
Une équipe qui doute.
Un vestiaire qui pourrait être ébranlé.
Et un gardien numéro un qui, pour la première fois, donne l’impression de ne pas être à la hauteur du moment.
Ouch...
