C’est officiel. Chris Kreider est un Canadien de Montréal.
Comme on vous l'avait annoncé en primeur depuis mercredi dernier.
Une véritable bombe vient de tomber sur la LNH : le vétéran de 35 ans a choisi Montréal et s’entend avec le Tricolore sur un contrat d’un an et 2,15 M$.
Il accepte moins d'argent que son salaire prévu avec les Ducks (4 M$ en argent réel).
Après des jours de spéculations, de rumeurs et de discussions autour de Boston, de Montréal et de plusieurs autres destinations possibles, c’est Martin St-Louis et les Canadiens qui remportent finalement la course.
Et honnêtement, celle-là fait particulièrement mal à Boston.
Parce que les Bruins étaient considérés comme une destination extrêmement logique pour Kreider. Il est originaire du Massachusetts, il a joué à Boston College, il connaît parfaitement la région et un retour à la maison semblait écrit dans le ciel. Plusieurs observateurs voyaient Boston comme une menace majeure pour Montréal.
Finalement, Kreider a choisi le Canadien.
Et là, on doit revenir à quelque chose que nous vous avions dit en primeur : l’appel téléphonique entre Martin St-Louis et Chris Kreider.
Ce n’était pas simplement une histoire sortie de nulle part. Il y avait réellement un lien entre les deux hommes. Kreider et St-Louis ont joué ensemble avec les Rangers. Jeff Gorton connaît également parfaitement Kreider, lui qui avait négocié son dernier contrat à New York. Et Jim Ramsay, le préparateur physique, qui occupe maintenant un rôle important chez le Canadien, possède lui aussi une relation tellement forte avec l’attaquant.
Gorton. St-Louis. Ramsay.
Trois personnes que Kreider connaît déjà.
Trois personnes qui ont compté dans sa carrière.
Et maintenant, les trois sont à Montréal.
C’est précisément pour cette raison que le Canadien représentait une destination aussi séduisante pour lui. Kreider ne serai pas dépaysé à Montréal.
On avait insisté en primeur sur les relations personnelles qu’il entretient avec plusieurs membres de l’organisation.
Ça vient de se réaliser... comme prévu...
Le plus incroyable, c’est que Kreider avait même déjà manifesté son intérêt pour Montréal dans le passé. Selon l’anecdote rapportée par Renaud Lavoie, alors que sa situation à New York devenait de plus en plus difficile, Kreider aurait interpellé les joueurs du Canadien pendant un match et leur aurait lancé : « Pouvez-vous, SVP, faire mon acquisition? »
Douze ans plus tard, le gars est finalement là. Comme dans un film.
Le bourreau de Carey Price... à Montréal...
Pincez-nous quelqu'un.
On pourra évidemment revenir sur la raison pour laquelle il a accepté seulement un contrat d’un an et aussi peu d'argent, et c’est justement là que cette histoire devient encore plus excitante. Mais pour l’instant, il faut simplement savourer l’ampleur du coup.
Parce que Montréal ne vient pas de signer un joueur de quatrième trio.
Kreider arrive après une saison de 22 buts et 50 points en 75 matchs avec Anaheim. Il demeure une menace autour du filet, sur l’avantage numérique et dans les séries. Il possède une expérience immense et, surtout, il apporte exactement le genre de présence physique et de maturité que le Canadien cherchait dans son groupe d’attaquants.
Et imaginez maintenant le message envoyé dans le vestiaire et l'attaque de cette équipe.
Tu as Nick Suzuki.
Cole Caufield.
Juraj Slafkovsky.
Ivan Demidov.
Et maintenant Chris Kreider.
Un vétéran qui a passé sa carrière à jouer des matchs importants, qui sait comment gagner des batailles devant le filet et qui peut encore marquer.
Mais il y a surtout une dimension symbolique. Celui qui a brisé la carrière de Carey Price, l'ennemi public numéro un... est maintenant l'un des nôtres.
Boston pensait avoir un avantage.
La proximité avec sa famille. Le désir de revenir à la maison.
Tout semblait pointer vers les Bruins.
Et pourtant, Kreider regarde Montréal et dit oui.
C’est directement dans la face des Bruins.
Parce que Montréal n’a pas seulement gagné une bataille pour un joueur autonome. Le Canadien vient de convaincre un joueur qui avait toutes les raisons personnelles de privilégier Boston de venir jouer au Québec.
Et ça, ça en dit énormément sur l’attractivité actuelle du Canadien.
Le CH n’est plus nécessairement cette équipe en reconstruction que les vétérans regardent en se demandant s’ils veulent vraiment y aller.
Les joueurs commencent à vouloir venir à Montréal.
Et Kreider en est peut-être l’un des exemples les plus frappants.
Il a choisi son chum Martin St-Louis.
Et surtout, il a choisi une équipe qui veut gagner.
Chris Kreider est un Canadien de Montréal.
On va faire des rêves ce soir. Et Carey Price... va faire des cauchemars...
Et les partisans du CH peuvent commencer à imaginer Kreider... en train de blesser le gardien adverse.
Bienvenue à Montréal, Chris.
