Brendan Gallagher hué à Vancouver: une triste fin

Brendan Gallagher hué à Vancouver: une triste fin

David Garel
Le 2026-09-06

Brendan Gallagher vit un véritable cauchemar à Vancouver : les partisans n’en peuvent déjà plus des Canucks

Pincez-nous quelqu'un. On est dans un cauchemar.

Le vétéran pensait probablement vivre une soirée tranquille.

L’ancien attaquant du Canadien de Montréal était présent hier avec des joueurs des Canucks de Vancouver pour assister au match des Whitecaps dans la MLS.

Une sortie publique, une occasion de se montrer avec ses nouveaux coéquipiers et de découvrir un peu plus l’ambiance sportive de la ville.

Sauf que la soirée a rapidement pris une tournure dramatique.

Lorsque les joueurs des Canucks ont été présentés à la foule, les réactions ont été terribles.

Des huées ont fait tremblé le BC Place.

Ouch.

Des partisans qui n’ont même plus la patience de faire semblant.

Les Canucks sont devenus tellement impopulaires à Vancouver que leurs propres joueurs se font maintenant accueillir par une partie de la foule comme s’ils étaient responsables de tous les malheurs sportifs de la ville.

Et Brendan Gallagher, lui, semblait complètement perdu.

Il ne comprenait visiblement pas ce qui se passait.

Imaginez arriver dans une nouvelle organisation en espérant tourner la page après votre passage à Montréal qui s'est terminé de façon tellement triste, puis découvrir que votre nouvelle équipe est devenue à ce point toxique aux yeux de ses propres partisans.

Quelle catastrophe.

Gallagher vient à peine d’arriver à Vancouver que le pauvre doit déjà constater l’ampleur du problème.

Les Canucks ne sont plus simplement une équipe qui traverse une mauvaise période et qui seront mauvais pour les 10 prochaines années.

La relation avec les partisans est complètement brisée.

Brendan Gallagher est pourtant traité comme un héros à Vancouver dans les médias de la région, ce qui est une grave erreur.

Il y a quelque chose de presque ridicule dans la façon dont certains observateurs de la Colombie-Britannique parlent de l’ancien attaquant du Canadien.

On le présente comme une solution. Comme un vétéran qui arrive avec son expérience, son caractère et son énergie pour aider une équipe qui cherche désespérément à retrouver une identité.

Comme s’il arrivait à Vancouver après avoir quitté Montréal au sommet de sa carrière.

Comme s’il était encore ce petit attaquant infatigable qui fonçait dans les zones sales, avalait les minutes, dérangeait les défenseurs et trouvait constamment une façon de faire mal à l’adversaire.

Sauf que ceux qui ont regardé le Canadien la saison dernière savent exactement ce qui s’est passé.

Gallagher n'a plus d'essence dans le réservoir.

À plusieurs reprises, il semblait complètement à bout de souffle. Il terminait certaines présences en ayant tout donné, mais son corps ne suivait plus l’intensité qu’il voulait imposer.

On le voyait toujours plié en deux au banc, comme s'il allait vomir tellement il n'en pouvait plus.

À 34 ans, après une carrière extrêmement physique et des années à encaisser les coups, le déclin était devenu impossible à ignorer.

Mais à Vancouver, on pense découvrir un autre Brendan Gallagher.

Thomas Drance, journaliste de The Athletic qui couvre les Canucks, vient justement de consacrer une analyse au vétéran et son optimisme est pour le moins malaisant.

Selon lui, il faut carrément éviter de rayer Gallagher de la carte.

« Je mettrais fortement en garde contre le fait de considérer Gallagher comme un joueur efficace du quotidien qui est déjà fini. »

Hum.

On aimerait presque savoir quels matchs du Canadien il a regardés.

Parce que Drance va encore plus loin.

Il affirme que les données des statistiques avancées démontrent que Gallagher pourrait encore aider une équipe à contrôler le jeu et à générer des occasions dans un rôle de deuxième ou troisième trio.

« Les données suggèrent que Gallagher est un joueur qui peut encore aider une équipe à contrôler le jeu et à générer des occasions dans un rôle de milieu d’alignement. »

Il a perdu la tête ce journaliste.

Au moins, Drance reconnaît que Gallagher a perdu sa place dans la formation du Canadien vers la fin de la dernière saison. À 34 ans, il admet qu’il est facile de conclure que le père Temps a finalement rattrapé l’ancien choix de cinquième ronde.

Mais selon lui, les données ne justifient pas encore cette conclusion.

Son analyse devient ridiculement favorable à Gallagher.

Drance estime que l’impact défensif de Gallagher à cinq contre cinq était légèrement négatif la saison dernière, mais qu’il demeure relativement conforme aux normes de sa carrière.

Il rappelle également que Gallagher a toujours été un joueur extrêmement intelligent, capable de prendre rapidement des décisions et de comprendre les situations sur la glace.

Il affirme que Gallagher a toujours compensé son petit gabarit par son intelligence, son acharnement et sa capacité à générer de l’offensive.

La saison dernière, selon lui, Gallagher continuait donc à contribuer offensivement, mais il était dans la niche de Martin St-Louis.

Et il ajoute quelque chose qui risque de faire grincer des dents à Montréal : Gallagher continuait d’aller au filet plus fort que pratiquement n’importe qui.

Selon Drance, le Canadien générait encore davantage de tirs, de tentatives de tirs, d’occasions de but attendues et de buts réels lorsque Gallagher était sur la glace à cinq contre cinq.

Voilà pourquoi le journaliste de Vancouver croit que Gallagher peut encore jouer régulièrement dans la LNH.

Alors que même ma grand-mère sait que le pauvre Gally est fini.. à la corde...

Et pendant ce temps, le pré-retraité vient de découvrir l’environnement dans lequel il devra évoluer.

Hué comme des moins que rien... par les siens.

Bienvenue à Vancouver.

Le cauchemar a commencé.

Voilà la véritable tragédie pour Gallagher.

Après avoir vécu les années difficiles du Canadien, après avoir traversé la reconstruction, les défaites et les saisons interminables à Montréal, il a pris la porte de sortie quand l'équipe est prête à gagner la Coupe Stanley.

Il pensait au moins rejoindre une nouvelle organisation pour écrire un dernier chapitre différent.

Mais voilà qu’il se retrouve dans une ville où les partisans méprisent leur équipe.

Et au milieu de tout ça, Vancouver semble vouloir présenter Brendan Gallagher comme une solution.

Le héros.

Le vétéran.

Le joueur qui peut encore aider un deuxième ou un troisième trio.

Quelle pression.

Si Gallagher commence la saison en difficulté, ce qui arrivera, les mêmes partisans qui viennent de huer les joueurs des Canucks ne vont certainement pas attendre très longtemps avant de se retourner contre lui.

Et hier, il a reçu son premier véritable avertissement.

Il ne quitte pas Montréal pour entrer dans un paradis.

Il arrive dans une poudrière. Quelle triste manière de conclure sa carrière.