Pendant longtemps, Oliver Kapanen était perçu comme une pièce du futur.
Aujourd’hui, il est une pièce de transaction.
Depuis quelques semaines, son nom revient constamment dans différents scénarios qui circulent autour des Canadiens de Montréal.
Kapanen possède une excellente réputation à travers la Ligue nationale, malgré ses séries et sa fin de saison horribles.
Mais il est quand même devenu exactement le genre de joueur que tous les directeurs généraux aiment recevoir dans une transaction.
Jeune.
Responsable.
Centre naturel.
Déjà capable de jouer dans la LNH... dans les deux sens de la patinoire.
Et surtout, un joueur qui peut aider immédiatement pendant qu’une organisation attend le développement d’un plus gros espoir.
Selon les scénarios discutés à TSN 690 concernant Nico Hischier, une offre construite autour de Michael Hage, Oliver Kapanen et un choix de première ronde a été évoquée.
Et plus on y pense, plus la logique apparaît évidente.
Si les Devils du New Jersey obtiennent Michael Hage, ils récupèrent potentiellement leur centre du futur.
Mais Hage n’arrivera pas demain matin.
Quelqu’un doit jouer en attendant.
Quelqu’un doit gagner des mises en jeu.
Quelqu’un doit évoluer dans un rôle de soutien immédiatement.
C’est exactement le profil de Kapanen.
Même logique du côté de Detroit.
Steve Yzerman cherche des actifs qui peuvent aider maintenant tout en préparant l’avenir.
On sait que les Red Wings réclameraient un énorme prix pour Dylan Larkin. On parle souvent de Kaiden Guhle, Michael Hage et un choix de première ronde.
Le DG du CH ne veut rien savoir. Selon Darren Dreger, Hughes propose Hage et un joueur établi de la LNH en ce moment.
Kent Hughes cherche constamment des façons de diminuer la facture. Le DG du CH ne voudrait aucunement sacrifier Guhle.
Kapanen devient le joker.
Peut-on remplacer une partie de la valeur de Guhle par la valeur de Kapanen ?
Peut-on convaincre Yzerman avec Hage, Kapanen et le 28e choix au total?
Les Wings voudraient un défenseur gaucher dans le deal. Peut-on trouver un moyen d'inclure Adam Engström?
La question mérite d’être posée.
Surtout quand on connaît l’amour de Yzerman pour les joueurs suédois.
Engström est Suédois.
Kapanen évolue en Suède depuis plusieurs années et connaît parfaitement ce hockey.
Le profil cadre avec plusieurs éléments que Detroit apprécie.
Puis il y a le dossier Matty Beniers à Seattle.
Là encore, le nom de Kapanen apparaît.
Parmi les scénarios qui circulent, on retrouve David Reinbacher, un choix de première ronde protégé en 2027 (top 15), Oliver Kapanen et un autre espoir.
Encore une fois, le Finlandais sert de complément majeur.
Pas la vedette de la transaction.
Pas la pièce maîtresse.
Le joueur qui aide à faire fonctionner le casse-tête.
Et c’est probablement ce qui décrit le mieux sa situation actuelle.
Oliver Kapanen est devenu la carte cachée de Kent Hughes.
Chaque fois qu’un centre numéro un devient disponible.
Chaque fois qu’un jeune joueur d’impact apparaît sur le marché.
Chaque fois qu’une négociation importante débute.
Son nom ressort.
Ce n’est jamais un hasard.
Les Canadiens de Montréal possèdent plusieurs espoirs qui ont davantage de valeur individuelle. Michael Hage en fait partie. David Reinbacher aussi.
Mais peu d’entre eux offrent la combinaison que Kapanen apporte.
Il est jeune.
Il est déjà près de la LNH.
Il peut jouer immédiatement.
Il coûte presque rien sur la masse salariale.
Et il rassure une équipe qui accepte de miser sur un espoir plus risqué comme Hage.
Dans plusieurs négociations, c’est exactement ce type de joueur qui fait pencher la balance.
Voilà pourquoi son nom circule partout.
Nico Hischier.
Matty Beniers.
Dylan Larkin.
Et probablement plusieurs autres dossiers dont personne ne parle encore publiquement.
Vincent Trocheck à New York va coûter bien moins cher que Hischier, Larkin ou Beniers car il a bientôt 32 ans.
Est-ce que Kapanen, un choix de 1re ronde et un autre élément qui n'est pas Hage ou Guhle pourrait convaincre les Rangers?
Kent Hughes est en mission pour trouver son deuxième centre.
Et plus les discussions avancent, plus une réalité devient difficile à ignorer.
Oliver Kapanen est peut-être devenu la monnaie d’échange préférée du directeur général des Canadiens de Montréal.
Il aurait bel et bien joué son dernier match à Montréal.
