Ça brasse entre Juraj Slafkovsky et Brady Tkachuk: la guerre est commencée

Ça brasse entre Juraj Slafkovsky et Brady Tkachuk: la guerre est commencée

David Garel
Le 2026-07-24

Juraj Slafkovsky ou Brady Tkachuk? Il n’y a pas si longtemps, cette question faisait rire tout le monde. Aujourd’hui, la réponse est en train de changer.

Il y a quelques mois à peine, si on avait demandé à un directeur général de choisir entre Juraj Slafkovsky et Brady Tkachuk, la réponse aurait été instantanée.

Brady Tkachuk.

Sans même réfléchir.

Le capitaine des Sénateurs était déjà reconnu comme l’un des meilleurs attaquants de puissance de toute la LNH. Un joueur capable de marquer 35 ou 40 buts, de distribuer des mises en échec, de jeter les gants, de déranger l’adversaire et de changer complètement le ton d’un match.

Pendant ce temps, Slafkovsky cherchait encore son identité.

Aujourd’hui?

La discussion a reviré de bord.

Elle divise maintenant des analystes qui, il y a encore un an, auraient éclaté de rire devant une telle comparaison.

Ryan Dixon, journaliste de Sportsnet, n’a d’ailleurs pas hésité lorsqu’on lui a posé la question.

S’il devait bâtir une équipe aujourd’hui, il choisirait Juraj Slafkovsky.

Une réponse qui aurait semblé complètement absurde il n’y a pas si longtemps.

Mais les choses changent vite dans la LNH.

Très vite.

Après une saison de 30 buts et 73 points, Slafkovsky n’est plus seulement un projet. Il est devenu un véritable attaquant de premier trio, capable d’influencer un match de plusieurs façons.

Pendant des années, il s’est fait ridiculiser lorsque Slafkovsky se comparait un futur Mikko Rantanen.

On lui répondait qu’il exagérait.

Qu’il voyait trop grand.

Qu’il comparait un jeune encore irrégulier à l’un des meilleurs ailiers de la planète.

Aujourd’hui, ce sont les mêmes personnes qui commencent tranquillement à faire… exactement cette comparaison.

Plus Slafkovsky progresse, plus son profil rappelle celui de Rantanen.

Un immense ailier capable de protéger la rondelle.

Un joueur qui crée de l’espace pour tout son trio.

Un fabricant de jeu autant qu’un marqueur.

Un attaquant qui peut battre un gardien avec son tir… mais aussi préparer un jeu spectaculaire grâce à sa vision.

Et c’est probablement là que se trouve la plus grande différence avec Brady Tkachuk.

Tkachuk est un cauchemar à affronter.

Il joue constamment dans le trafic.

Il vit devant le filet.

Il provoque.

Il dérange.

Il impose sa présence physique à chacune de ses présences.

Mais lorsqu’on parle de talent pur…

De vision du jeu.

De créativité.

De capacité à fabriquer des jeux à haute vitesse…

Slafkovsky possède un plafond offensif supérieur.

Voilà pourquoi plusieurs dirigeants commencent à changer leur fusil d’épaule.

Parce que des Brady Tkachuk, il n’y en a pratiquement pas.

Mais un joueur qui combine le gabarit de Tkachuk avec les mains et la vision d’un Mikko Rantanen…

Ça devient un joueur capable de dominer une génération.

Et c’est exactement ce que Slaf voyait depuis le début en lui-même.

Pendant des années, on lui a reproché cette comparaison.

On le traitait de cocky... d'arrogant...

Aujourd’hui, il ne fait plus rire personne..

Cete déclaration baveuse est de plus en plus logique.

Surtout que Slaf a affirmé après qu'il était le "Brady Tkachuk du CH".

Imaginez la confiance.

Le Mikko Rantanen 2.0 de la LNH. Le Brady Tkachuk du Canadien de Montréal.

Le Canadien croisera les Panthers de la Floride à six reprises cette saison.

Slafkovsky affrontera régulièrement les deux frères Tkachuk qui voudront lui faire ravaler ses paroles.

Impossible de ne pas comparer leurs styles.

Impossible de ne pas observer leurs duels.

Si Juraj Slafkovsky continue sur sa lancée, le Canadien possédera peut-être sa propre version d’un attaquant de puissance dominant… avec un plafond offensif encore plus élevé.

Il y a quelques années, Juraj Slafkovsky lui-même disait vouloir s’inspirer du style des frères Tkachuk.

Plusieurs avaient levé les yeux au ciel.

Aujourd’hui, l’ironie est magnifique.

On ne se demande plus si Slafkovsky peut jouer comme un Tkachuk.

On se demande désormais si, à long terme, on ne préférerait pas construire une équipe autour de lui plutôt qu’autour de Brady Tkachuk.

Et ça, personne n’aurait osé le dire il y a seulement un an.

Aujourd’hui, ce n’est plus une déclaration folle.

C’est devenu un véritable débat hockey.

Et lorsque les comparaisons passent de Brady Tkachuk à Mikko Rantanen, c’est peut-être le plus beau compliment qu’un jeune attaquant puisse recevoir.

Un compliment... de lui-même à lui-même...