Caler de la bière en public: Martin St-Louis trop proche de ses joueurs?

Caler de la bière en public: Martin St-Louis trop proche de ses joueurs?

David Garel
Le 2026-05-31

La question commence à circuler partout au Québec depuis les images du spectacle de Luke Combs au parc Jean-Drapeau.

Martin St-Louis est-il devenu trop proche de ses joueurs?

C'est une question légitime.

Attention, personne ne reproche aux joueurs d'avoir profité de leur congé. La saison est terminée. Ils ont le droit de sortir, d'aller voir un spectacle, de célébrer la fin d'une aventure qui a tout de même mené les Canadiens de Montréal jusqu'en finale de l'Association de l'Est.

Le problème, c'est l'image.

Voir Nick Suzuki, Cole Caufield, Brendan Gallagher et Jakub Dobes monter sur scène et caler de la bière comme à l'université américaine, pourquoi pas?

Voir Juraj Slafkovsky, Phillip Danault, Zachary Bolduc et plusieurs autres profiter de la soirée, ça ne dérange pratiquement personne.

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Voir Martin St-Louis au milieu du groupe, sourire aux lèvres, monter dans l'ambiance et participer lui aussi au fameux concours de calage de bière avec ses joueurs, ça ouvre toutefois un autre débat.

Dans la LNH, la très grande majorité des entraîneurs gardent une certaine distance avec leur vestiaire. Ils développent des liens, ils gagnent le respect de leurs joueurs, mais ils évitent souvent de devenir l'un des gars. La ligne est mince entre être proche de son groupe et devenir un membre du groupe.

C'est là que plusieurs partisans décrochent.

Depuis l'élimination contre les Hurricanes de la Caroline, les critiques envers Martin St-Louis sont nombreuses. Plusieurs lui reprochent de ne pas avoir modifié ses trios, de ne pas avoir réintégré Arber Xhekaj, d'avoir laissé Brendan Gallagher de côté et d'avoir refusé d'adapter son approche alors que la série lui échappait complètement.

Puis quelques jours plus tard, les mêmes partisans voient leur entraîneur-chef caler des bières avec Cole Caufield devant des milliers de personnes.

Évidemment, certains trouvent ça rafraîchissant. Ils y voient la preuve que les liens dans ce vestiaire sont exceptionnels. Ils y voient un entraîneur moderne, humain, apprécié de ses joueurs. Après tout, combien d'entraîneurs dans la LNH peuvent se permettre d'entretenir une relation aussi forte avec leur groupe?

D'autres voient exactement l'inverse.

Ils regardent cette scène et se demandent pourquoi l'ambiance ressemble presque à une célébration alors que l'équipe vient de se faire dominer pendant pratiquement toute une finale de conférence. Ils se demandent si cette proximité constante finit parfois par compliquer certaines décisions difficiles.

Après tout, lorsqu'un entraîneur est aussi proche de ses joueurs, devient-il plus difficile de les bousculer? De les confronter? De changer des combinaisons qui ne fonctionnent plus? D'envoyer un message fort lorsque la situation l'exige?

Personne ne possède la réponse.

Martin St-Louis a bâti une culture où ses joueurs aiment jouer pour lui. Ça saute aux yeux depuis des années. Les images du spectacle de Luke Combs l'ont encore démontré.

Mais dans un marché comme Montréal, où chaque geste est analysé à la loupe, ces images alimentent aussi une autre réflexion.

Un entraîneur peut-il être à la fois le leader du groupe... et l'un des gars?

C'est le débat que plusieurs partisans ont commencé à avoir depuis samedi soir.

Surtout quand on se rappelle à quel point ils ont été "soft" contre les Hurricanes de la Caroline.

Avait-ils déjà prévu d'aller au show quand ils se sont fait manger tout rond vendredi soir?

On blague, mais...