Une blessure à Edmonton vient soudainement ouvrir une porte… et Samuel Montembeault doit certainement regarder la situation en se demandant comment son nom ne se retrouve pas déjà dans la conversation.
Frederik Andersen venait à peine de débarquer chez les Oilers avec l’espoir de stabiliser une position qui leur donne des maux de tête depuis des années.
Le gardien danois devait apporter son expérience, lui qui venait tout juste de soulever la Coupe Stanley avec les Hurricanes de la Caroline.
Edmonton croyait avoir enfin trouvé une option capable de donner un peu d’air à Tristan Jarry et de permettre à l’organisation de commencer la saison avec davantage de certitude devant le filet.
Puis mercredi, mauvaise nouvelle.
Andersen ne sera pas au camp d’entraînement en raison d’une blessure subie durant l’été.
Aucun échéancier précis n’a été annoncé, ce qui laisse immédiatement planer un doute sur sa disponibilité pour le début de la saison.
Chris Johnston a rapporté que les Oilers devront aussi composer avec l’absence de Matt Savoie, alors que Mattias Janmark et Alec Regula poursuivent leur récupération après des opérations.

Pour Edmonton, le problème est beaucoup plus gros qu’une simple absence au camp.
Depuis l’arrivée de Connor McDavid, l’organisation cherche pratiquement chaque été une réponse devant le filet.
Mike Smith avait donné un peu de stabilité pendant une période, Dwayne Roloson avait également connu de bons moments dans le passé, mais jamais les Oilers n’ont réussi à installer pendant plusieurs années un gardien qui devenait véritablement une assurance derrière leur immense talent offensif.
Pendant ce temps, McDavid et Leon Draisaitl vieillissent et leur fenêtre pour gagner la Coupe Stanley ne s’agrandit certainement pas.
Chaque saison qui passe augmente la pression sur Edmonton pour trouver les dernières pièces du casse-tête.
Une faiblesse devant le filet peut complètement faire dérailler une équipe qui possède déjà deux des meilleurs joueurs de hockey de la planète.
C’est exactement à ce moment que Samuel Montembeault peut regarder la situation à Edmonton avec une certaine amertume.
Les Oilers avaient besoin d’un gardien et ont choisi de miser sur Frederik Andersen, un vétéran qui venait tout juste de gagner la Coupe Stanley avec la Caroline.
Le pari était compréhensible sur papier, surtout pour une équipe qui cherche désespérément de la stabilité devant le filet, mais voilà qu’Andersen est déjà blessé avant même le début du camp.
Du point de vue de Montembeault, difficile de ne pas penser à l’occasion qui vient peut-être de leur filer entre les doigts.
Edmonton avait la possibilité de passer par le marché des transactions et d’aller chercher un gardien déjà établi dans la LNH.
À la place, les Oilers ont choisi la voie du joueur autonome et ont misé sur Andersen pour régler leur problème.
Aujourd’hui, le Québécois peut très bien se dire qu’il aurait pu être ce fameux pari.
Il aurait pu arriver à Edmonton avec la chance de gagner la confiance de l’organisation, de prendre le filet et surtout de jouer derrière Connor McDavid et Leon Draisaitl.
Une situation complètement différente de celle qu’il connaît à Montréal.
Montembeault connaît déjà McDavid pour l’avoir côtoyé avec Équipe Canada lors du tournoi des 4 nations.
Même s’il occupait le rôle de troisième gardien, il a vécu cette expérience avec le groupe et sait très bien ce que représente le fait d’avoir le meilleur joueur de la planète dans son équipe.
Alors forcément, quand Andersen tombe déjà au combat, le scénario devient particulièrement cruel à regarder pour un gardien qui aurait peut-être pu être acquis dans une transaction.
Et maintenant, les Oilers doivent encore chercher une solution.
Pour Montréal, c’est précisément le genre de situation qui peut faire réfléchir Kent Hughes.
Si Edmonton a réellement besoin d’aide devant le filet, le Canadien possède une pièce qui pourrait les intéresser.
Après tout, une transaction pourrait représenter une occasion pour tout le monde.
Edmonton réglerait un problème urgent devant le filet, tandis que Montembeault obtiendrait une chance de se retrouver dans une équipe qui pense sérieusement à la Coupe Stanley.
Imaginez maintenant la suite…
Un Montembeault qui quitte Montréal, retrouve Connor McDavid à Edmonton et se retrouve soudainement à quelques victoires d’une Coupe Stanley.
Puis, dans le scénario complètement fou, le Canadien et les Oilers se retrouvent en finale avec Jacob Dobes devant le filet de Montréal et Montembeault de l’autre côté.
Un ancien gardien du Canadien face à son ancienne équipe, avec McDavid devant lui.
Honnêtement, pour une histoire de hockey québécoise, difficile de demander mieux.
Wow…
