Le ciel tombe sur la tête de Patrik Laine.
Il y a quelques semaines à peine, le Finlandais déchu croyait encore qu’il allait obtenir un véritable contrat avec les Islanders de New York.
L’ancien marqueur de 44 buts pensait avoir trouvé sa porte de sortie. Une nouvelle organisation. Un nouveau départ. Une occasion de relancer une carrière qui s’est écroulée entre les blessures, les contre-performances et les épreuves personnelles.
Mais tout s’est effondré.
Selon le journaliste Stefen Rosner, les Islanders ont bel et bien discuté avec le clan Laine. Mathieu Darche s’est sérieusement penché sur son dossier. Pourtant, après avoir consulté ses conseillers et évalué tous les risques, le directeur général a finalement refusé de lui offrir un contrat garanti.
La seule proposition qui aurait été envisagée?
Un simple essai professionnel.
Voilà où en est rendu Patrik Laine.
Un joueur qui gagnait autrefois des millions à l'infini sans que personne ne remette sa valeur en question doit maintenant supplier une équipe de lui donner une chance… sans aucune garantie de demeurer dans la LNH.
Même un contrat au salaire minimum, accompagné de bonis de performance, serait déjà une victoire pour lui.
Mais à New York, même cette porte ne s’est pas ouverte.
Mathieu Darche ne veut pas répéter certaines erreurs commises ailleurs avec des joueurs dont le potentiel ne compensait plus les risques. Jonathan Drouin, ça vous dit quelque chose?
Il préfère observer Laine au camp d’entraînement avant de prendre le moindre engagement.
C’est un coup extrêmement dur pour Laine et ses proches.
Parce qu’au-delà du hockey, il y a l’être humain.
On parle d’un joueur qui a traversé de graves problèmes de santé mentale. Laine a eu le courage de parler publiquement de sa dépression, de mettre sa carrière sur pause afin de retrouver un certain équilibre.
Revenir ensuite sur le marché des joueurs autonomes en espérant retrouver sa place était déjà un immense défi.
Mais découvrir qu’aucune équipe n’est prête à lui offrir un simple contrat garanti…
L’impact sur l’ego doit être dévastateur.
Imaginez la scène.
Vous avez déjà été l’un des attaquants les plus craints de la planète. Les gardiens redoutaient votre lancer. Les directeurs généraux rêvaient de vous convaincre de signer chez eux.
Aujourd’hui?
On vous demande d’arriver au camp d’entraînement comme un joueur qui doit prouver qu’il mérite encore un casier.
Quelle chute.
Et pourtant, Laine attend toujours.
Pourquoi accepter immédiatement un essai professionnel alors qu’une blessure ou un changement de situation pourrait forcer une équipe à lui offrir un vrai contrat d’ici le début du camp?
Son clan garde espoir.
Mais plus les jours passent, plus ce pari devient dangereux.
Pendant ce temps, Ottawa continue de chercher un franc-tireur capable de transformer son avantage numérique.
Le DG Steve Staios l’a lui-même reconnu: il aimerait encore ajouter un pur marqueur à son attaque.
Sur papier, Patrik Laine correspond exactement à ce profil.
Son tir demeure l’un des meilleurs de la LNH lorsqu’il est en santé. Même lors de son passage à Montréal, il avait inscrit 20 buts en seulement 52 matchs, dont 15 en avantage numérique en 2024-2025.
Le problème, ce n’est plus son talent.
Le problème, c’est que plus personne ne sait s’il est capable de rester en santé suffisamment longtemps pour justifier un contrat.
Ou s'il est capable de patiner à la vitesse requise pour la LNH.
Au début de l'été, on racontait que certaines équipes envisageraient uniquement une entente au salaire minimum accompagnée de bonis, ou carrément un essai professionnel.
Plus l'été avance, plus la 3e option est sur toutes les lèvres. La honte de l'essai...
Le message envoyé à Laine est sans pitié.
Autrefois, les équipes se battaient pour l’obtenir.
Aujourd’hui, elles veulent d’abord vérifier s’il mérite encore de jouer dans la LNH.
Voilà toute la cruauté du sport professionnel.
La réputation peut prendre des années à bâtir.
Elle peut s’effondrer en quelques saisons.
À l’approche des camps d’entraînement, Patrik Laine se retrouve probablement devant la décision la plus difficile de toute sa carrière.
Accepter un essai professionnel et ravaler sa fierté.
Ou continuer d’attendre un contrat garanti… qui ne viendra peut-être jamais.
Pour un homme qui a déjà dû livrer un combat beaucoup plus important que le hockey contre la dépression, cette nouvelle épreuve est probablement l’une des plus douloureuses de sa vie professionnelle.
Parce que cette fois, ce n’est plus seulement son talent qui est remis en question.
C’est toute sa valeur sur le marché de la LNH.
