Cauchemar pour Michel Bergeron: Julien Brisebois dévoile la vérité sur le Tigre

Cauchemar pour Michel Bergeron: Julien Brisebois dévoile la vérité sur le Tigre

Par David Garel le 2025-08-28

Il ne faudrait surtout pas inviter Julien Brisebois et Michel Bergeron au même party.

Parce que depuis quelques jours, c’est l’affrontement total. Le DG du Lightning de Tampa Bay, aussi adjoint à Doug Armstrong pour la gestion d’Équipe Canada, a complètement démoli les allégations de Bergeron selon lesquelles Nick Suzuki aurait été ignoré du tournoi des 4 Nations parce qu’il avait refusé le Championnat du monde.

Rappelons les faits. Dès l’annonce que Suzuki n’avait pas fait partie de l’alignement canadien en novembre, Michel Bergeron avait bondi sur l’occasion pour faire passer son cheval de bataille : 

« Si Suzuki n’a pas été choisi, c’est parce qu’il a snobé le Canada aux Mondiaux. »

 Le Tigre avait même répété que c’était une punition, que Hockey Canada ne pardonnait pas ce genre d’attitude. Une attaque de plus dans sa vendetta personnelle contre le capitaine du CH.

« Quand je pense à de grands athlètes comme Sidney Crosby, qui s’empressaient de rejoindre leur équipe nationale aussitôt éliminés, je regarde Suzuki… et on me dit qu’il est fatigué. Fatigué de quoi ? », avait-il lâché avec un mépris évident.

Pour Bergeron, manquer un Championnat du monde n’était pas seulement une décision personnelle ; c’était une marque de non-respect, une preuve que Suzuki n’était pas taillé pour les grandes responsabilités.

Sauf que voilà : Julien Brisebois a complètement rejeté cette thèse. Avec une froideur cinglante, il a répondu à la question brûlante :

« On est là pour gagner, pas pour faire de la petite politique. On va sélectionner les joueurs qui nous donnent le plus de chances de remporter l’or. »

Puis il a ajouté, pour enfoncer le clou :

« Une absence aux Mondiaux n’empêche pas un joueur d’être sélectionné. Par contre, y participer et performer peut donner des points supplémentaires. »

En clair : Suzuki n’a pas été puni. Il n’a pas été "blacklisté". La décision ne reposait pas sur un vieux règlement moral, mais sur une analyse du moment.

Brisebois cite même Samuel Montembeault en exemple. Sa performance incroyable au Mondial 2023 (1,42 de moyenne, .939 d’efficacité, médaille d’or) lui avait donné un coup de pouce pour le 4 Nations. Rien de plus. Rien de moins.

Julien BriseBois, de son côté, n’a pas eu besoin d’élever la voix pour démolir les arguments du Tigre. Calme, posé, il a rappelé que Hockey Canada travaille avec des données, des performances, des analyses concrètes.

« Le Championnat du monde n’est pas une obligation morale. C’est une opportunité d’évaluer certains joueurs dans un contexte particulier. Mais jamais une absence ne devient une punition », a-t-il insisté.

Et de souligner : « Nick Suzuki était sur nos listes. On le suivait, on connaissait son rendement. On savait ce que Suzuki était capable d’apporter, on n’avait pas besoin d’un Mondial pour le confirmer », a tranché Brisebois.

Cette mise au point glaciale a envoyé Bergeron sous l'autobus, Son explication anti-Suzuki, répétée à la télévision et dans ses chroniques, vient de voler en éclats.

Brisebois n’a pas seulement démenti : il l’a ridiculisé en rappelant que Hockey Canada fonctionne sur le rendement, pas sur les revanches.

Le plus croustillant dans tout ça ? Suzuki a pris sa « non-sélection » comme une motivation, et il a explosé : 37 points en 26 matchs au retour du 4 Nations, dominant au point de ramener le Canadien dans la course aux séries. Et qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?

Il a été invité au camp d’orientation olympique à Calgary, parmi les 42 meilleurs joueurs canadiens. Exactement le contraire de ce que Bergeron annonçait depuis deux ans.

D’un côté, Michel Bergeron, 79 ans, qui martèle que Suzuki est paresseux, pas un vrai capitaine, et qu’il paie pour ses refus.

De l’autre, Julien Brisebois, DG moderne, champion de la Coupe Stanley, qui déclare droit dans les yeux que ça n’a jamais été un facteur.

Entre les deux, il n’y a pas de match. Brisebois a ramassé Bergeron comme rarement on a vu un dirigeant le faire, et l’a replacé dans la catégorie des polémistes qui crient fort mais qui ne font plus bouger les choses.

C’est là qu’on voit le fossé générationnel. D’un côté, Bergeron, qui fonctionne encore à l’ancienne, où chaque refus de sélection nationale équivalait à un affront personnel à Hockey Canada.

De l’autre, Brisebois, produit de la nouvelle école, qui gère une organisation championne de la Coupe Stanley avec une vision moderne : les décisions ne reposent plus sur la morale ou les émotions, mais sur les performances.

« On ne joue pas à la petite politique », a-t-il répété plusieurs fois, en visant directement l’interprétation simpliste de Bergeron. Une phrase qui restera, car elle résonne comme une condamnation publique de la mentalité "passé date" du Tigre.

Au final, la seule vérité est celle-ci : Suzuki est bel et bien dans la conversation olympique.

Michel Bergeron avait juré que Nick Suzuki n’était pas un vrai guerrier, qu’il manquait de passion et qu’il ne voulait pas se sacrifier pour son pays.

Or, le capitaine du Canadien prouve aujourd’hui exactement l’inverse : il est prêt à tout pour enfiler l’uniforme d’Équipe Canada, même à changer de position.

« Je sais qu’il n’y a pas beaucoup de places au centre. Je suis à l’aise à l’aile, j’ai déjà joué là dans ma carrière », a confié Suzuki au Journal de Montréal.

Voilà un capitaine qui ne pense pas à son égo, mais au bien de l’équipe. Contrairement à ce que Bergy répétait à la télé, Suzuki a bel et bien le cœur à la bonne place.

Il est prêt à se battre, à s’adapter, et à faire taire, une fois de plus, toutes les critiques malveillantes de l’ancien coach.

Et s’il fait l’équipe pour Milan 2026, ce sera la défaite la plus humiliante de la carrière médiatique du Tigre.