C'est la fin entre Brendan Gallagher et Kent Hughes: le DG ne lui pardonne pas

C'est la fin entre Brendan Gallagher et Kent Hughes: le DG ne lui pardonne pas

David Garel
Le 2026-06-03

Jeff Gorton, Kent Hughes et Martin St-Louis ne pardonnent pas à Brendan Gallagher sa sortie publique, qui a envoyé toute l'organisation sous l'autobus.

Les trois hommes seraient tout simplement furieux envers le vétéran pour avoir brisé une règle non-écrite de l'organisation.

Ce qui dérange le plus dans toute l’histoire, ce n’est même pas son désir de quitter Montréal.

C’est la façon dont le message a été livré.

Dans le hockey professionnel, surtout à Montréal, il existe une règle que tout le monde connaît. Les dossiers sensibles se règlent à l’interne. Les frustrations se discutent derrière des portes fermées. Les demandes de transaction se font entre le joueur, son agent et la direction.

Lundi, Brendan Gallagher a fait exactement le contraire.

Il a créé un malaise énorme autour des Canadiens de Montréal.

Lorsque Kent Hughes s’est présenté devant les médias quelques heures plus tôt, le directeur général avait été prudent. Il avait répété qu’il allait rencontrer ses joueurs individuellement. Il avait expliqué que plusieurs discussions restaient à venir. Rien n’était réglé. Rien n’était décidé publiquement.

Et surtout, il a affirmé qu'il allait respecter Brendan Gallagher dans ses décisi

Puis Gallagher s’est présenté devant les journalistes.

Et soudainement, toute la conversation a changé.

Les larmes ont brisé le coeur du Québec.

L’émotion était authentique.

La douleur était visible.

Mais derrière cette émotion, il y avait aussi un message très clair.

Gallagher n’a jamais caché sa déception d’avoir regardé une grande partie des séries éliminatoires depuis les gradins.

« Je pensais que j’allais jouer contre les Hurricanes, j’avais hâte d’avoir cette chance. Je suis sûr que j’aurais pu aider, mais je n’ai pas eu cette chance j’ai dû accepter cette réalité depuis un petit bout de temps… C’est la décision de l’entraîneur, et pour moi, en tant que joueur, si on m’appelle, je dois être prêt, mais si ce n’est pas le cas, c’est probablement le temps de passer à autre chose. »

Cette phrase a résonné partout au Québec.

Il s'agut d’un “message très clair”.

Le cinquième match contre les Hurricanes avait laissé des traces chez le vétéran qui a voulu se venger de St-Louis en le faisant passer pour un sans-coeur devant tout le Québec.

A-t-on réellement respecté Brendan Gallagher jusqu’à la fin? Le vétéran voulait dire à tous les fans du CH que la réponse... était non...

Martin St-Louis se retrouve dans la pire position aujourd'hui.

Chaque fois que les partisans réécoutent l’entrevue de Gallagher, ils reviennent à la même conclusion.

Il a craché sur Gallagher et son héritage.

Gallagher a jamais attaqué son entraîneur directement avec cette entrevue. Tout le monde le sait.

Le problème pour l’organisation, c’est que l’entrevue a immédiatement déplacé le débat public.

Au lieu de parler de la belle saison, des acquisitions estivales ou des prochaines étapes, tout le monde parlait soudainement de Brendan Gallagher.

Tout le monde parlait du manque de respect de St-Louis.

Tout le monde parlait de son absence contre la Caroline.

Tout le monde parlait de la façon dont son histoire semblait se terminer dela pire des façons.

Même dans le vestiaire, la surprise était horrible.

Selon Tony Marinaro, plusieurs joueurs n’avaient pas vu venir une sortie aussi directe.

La réaction de Jake Evans a été particulièrement révélatrice lorsqu’il a appris devant les médias que Gallagher envisageait réellement un départ.

Visiblement, cette conversation n’avait pas circulé publiquement à l’intérieur du groupe.

C’est ce qui explique pourquoi cette entrevue a enragé Martin St-Louis et les dirigeants du CH.

Gallagher n’a pas seulement partagé une émotion.

Il a trahi un processus.

Il a forcé l’organisation à gérer publiquement un dossier qui devait probablement être discuté en privé dans les jours suivants.

Et lorsqu’un joueur aussi respecté que Brendan Gallagher décide de parler avant tout le monde, son message prend immédiatement une ampleur considérable.

Après quatorze saisons à porter le même chandail, après toutes les blessures, tous les sacrifices et toutes les années difficiles traversées avec les Canadiens de Montréal, Gallagher savait parfaitement que chacune de ses paroles allait être analysée.

Il savait que ses larmes feraient réagir.

Il savait aussi que son sentiment de ne pas avoir obtenu sa chance contre la Caroline allait relancer toutes les questions entourant les décisions de Martin St-Louis.

Au point que certains commandent son congédiement.

Depuis lundi, le sujet n’est plus seulement Brendan Gallagher.

Le sujet est devenu Martin St-Louis.

La revanche de Gallagher... a été plus vicieuse qu'on croit...

Au final, ce n’est pas Martin St-Louis qui aurait été le plus blessé par toute cette histoire.

C’est surtout Kent Hughes qui se serait senti trahi.

Depuis son arrivée à Montréal, Hughes a toujours entretenu une relation privilégiée avec ses vétérans. Il a toujours tenté de traiter ses joueurs avec respect. Il a toujours privilégié les discussions franches à l’interne plutôt que les guerres médiatiques.

Et soudainement, l’un des joueurs les plus respectés de l’organisation décide trahir l'organisation.

Car Brendan Gallagher connaissait parfaitement l’impact de ses paroles.

Il connaît Montréal, ses médias et ses partisans.

Il savait que cette conférence de presse allait provoquer une onde de choc.

Les larmes étaient sincères.

La douleur était réelle.

Mais tout était calculé.

Et à entendre ce qui circule présentement, cette blessure risque de laisser des traces longtemps après le départ de Brendan Gallagher.