Ça y est. Après des mois de rumeurs, de spéculations et d’avertissements lancés principalement dans les médias sportifs, le dossier du déménagement du CF Montréal vient de franchir une nouvelle étape. Cette fois, c’est Cogeco qui met les deux pieds dans le plat. Et les révélations de Jérémy Filosa donne froid dans le dos.
Le journaliste a dévoilé des informations préoccupantes sur les intentions de la famille Saputo, les discussions entourant une éventuelle vente du club et les difficultés liées au Stade olympique.
Tout ça en même temps que le CF Montréal se fait humilier 4-0 à Charlotte, devenant l'une des pires équipes de l'histoire de Montréal.
Au point qu'on se demande si certains joueur sont payés par l'adversaire pour perdre.
GOOOL del @CharlotteFC. ⚽ El israelí Idan Toklomati abre la cuenta para los locales con un gran cabezazo ante el @cfmontreal. 💪 https://t.co/pSRESJ1c3c
— MLS Español (@MLSes) October 29, 2026
Ce n’est plus seulement une histoire de partisans mécontents ou de chroniqueurs qui prédisent le pire. Les coulisses de l’organisation racontent une histoire beaucoup plus inquiétante.
C'est la fin pour le CF Montréal. Autant sur le terrain, qu'à l'extérieur.
La famille Saputo aurait envisagé de vendre le CF Montréal dès le printemps 2025.
C’est l’une des révélations majeures de Filosa, qui a expliqué la situation mercredi aux Amateurs de sports, au micro de Mario Langlois.
Selon ses informations, les propriétaires se sont réunis au printemps 2025 pour discuter d’une éventuelle vente. Ils auraient même envisagé d’annoncer officiellement que le club était à vendre avant de changer de stratégie.
À la place, des informations auraient circulé discrètement auprès de membres influents du Québec inc., afin de faire savoir que la famille Saputo pourrait être ouverte à une transaction si un acheteur sérieux se manifestait.
Personne ne s’est présenté à ce moment-là.
Voilà qui change complètement la lecture de la crise actuelle.
Depuis des années, les partisans du CF Montréal encaissent les saisons décevantes, les décisions contestées et les promesses qui peinent à se concrétiser.
Pendant ce temps, une question fondamentale demeure : Joey Saputo veut-il encore investir l’énergie et l’argent nécessaires pour faire de son club une véritable puissance de la MLS?
Les révélations de Filosa nous donnent la réponse.
Détroit demeure le scénario qui fait le plus parler depuis que TVA Sports a commencé à tirer la sonnette d’alarme sur un possible déménagement. Les infrastructures, les intérêts financiers et les ambitions sportives de la ville du Michigan en font une destination souvent mentionnée dans les discussions entourant l’avenir du club.
Le Ford Field, domicile des Lions de Detroit dans la NFL, constitue notamment un élément central de cette hypothèse. Il s’agit d’un stade couvert de grande capacité qui pourrait théoriquement accueillir des matchs de soccer, moyennant les adaptations nécessaires.
Détroit possède également un environnement économique intéressant pour une franchise professionnelle. La famille Ilitch, propriétaire des Red Wings et des Tigers, est déjà solidement implantée dans le sport. Dan Gilbert, milliardaire associé à Rocket Mortgage et à la revitalisation du centre-ville, représente un autre acteur financier majeur de la région.
D'autres destinations reviennent aussi dans les discussions, notamment San Antonio et La Nouvelle-Orléans.
Ces villes représentent des marchés américains susceptibles d’intéresser la MLS dans sa réflexion sur l’avenir de ses franchises.
Mais aucun déménagement vers l’une d’elles n’a été officiellement annoncé, et il serait prématuré de présenter l’une de ces destinations comme un choix arrêté.
Le véritable enjeu est ailleurs : si la famille Saputo décidait de vendre et qu’aucun acheteur crédible ne se manifestait au Québec, le risque de voir le CF Montréal quitter la province deviendrait beaucoup plus concret.
Le problème ne se limite pas à Joey Saputo, aux résultats sur le terrain ou à la relation brisée avec une partie des partisans.
La MLS s’apprête à modifier profondément son calendrier, et Montréal se retrouve devant un casse-tête majeur.
À compter de l’été 2027, la saison régulière s’étendra de la mi-juillet jusqu’en mai 2028, avec une pause hivernale de la mi-décembre au début de février. Aucun match de championnat n’est prévu en janvier.
Avant cette transition, la ligue disputera une saison de transition de 14 matchs entre février et avril 2027, suivie des séries éliminatoires.
Ce nouveau calendrier rapproche la MLS des grands championnats européens. Sur le plan sportif, la ligue souhaite mieux harmoniser ses activités avec le marché mondial des transferts et le calendrier international.
Pour Montréal, cependant, les conséquences sont graves.
Le Stade Saputo n’est pas conçu pour accueillir des matchs en plein hiver. L’organisation a donc besoin d’une solution intérieure fiable pour recevoir ses partisans pendant les mois les plus froids.
Le Stade olympique représente la principale option.
Or, les travaux majeurs de rénovation, notamment ceux liés au toit et à l’anneau technique, ont soulevé des inquiétudes quant à la disponibilité de l’installation au moment voulu.
Le stade pourrait rouvrir en 2028, mais le calendrier exact demeure un élément déterminant pour l’avenir du CF Montréal.
Jérémy Filosa a justement expliqué que le club voulait obtenir des garanties avant de s’engager à long terme.
L’organisation souhaite que les loges soient rénovées, que les revenus suivent et que l’exploitation du Stade olympique soit suffisamment rentable pour justifier le changement. Elle voudrait également que les conditions négociées continuent de s’appliquer si Joey Saputo vendait le club.
Cette dernière exigence pourrait compliquer une éventuelle transaction pour rester à Montréal. Un acheteur potentiel voudrait connaître précisément les obligations financières et contractuelles qui accompagneraient l’acquisition.
Même si un investisseur se manifestait demain, il faudrait encore s’entendre sur les conditions qui lui permettraient d’exploiter le club dans des installations adaptées à ses besoins.
Le CF Montréal se retrouve donc coincé entre un calendrier qui change, des rénovations qui prennent du temps et un propriétaire qui aurait déjà envisagé une vente.
Quel investisseur voudrait s’engager dans une telle opération sans avoir de garanties solides sur son stade et ses revenus?
Voilà pourquoi le déménagement devient une certitude si on se fie aux infos de Cogeco.
Joey Saputo ne veut plus se battre pour le CF Montréal.
Le propriétaire doit maintenant clarifier ses intentions.
Car en ce moment, il manigance un déménagement dans le dos de ses fans.
